Mais pourquoi avez-vous peur de tester ?

Comment se fait-il que tester l'impact des changements sur un site web ne soit pas un réflexe plus fréquent ?

Regardez comme l'optimisation de la campagne en ligne d'Obama démontre à quel point le choix d'un libellé de bouton ou d'une image plutôt qu'une autre peuvent conditionner l'efficacité d'une action.

Une solution technique telle que Optimizely, mise en place par le Directeur Analytics de la campagne d'Obama, me semble extrêmement séduisante. Vous pouvez, sans connaissance technique, créer des variantes de pages web, en éditant le texte ou les images en mode WYSIWYG.

Bien sûr, il existe aussi Google Optimizer, comme solution gratuite (mais un peu moins conviviale pour le commun des webmasters).

Je ne suis pas spécialement du genre à sacraliser la culture ou l'économie américaines. Mais il faut bien avouer qu'en matière d'efficacité et de démarche empirique, ils nous montrent souvent l'exemple. Là où nous, Français et Belges francophones, nous complaisons dans notre expertise tellement transcendante qu'elle échappe à toute évaluation. Là où nous paradons en réunions, dix coqs autour de la table à émettre notre point de vue individuel, au lieu, parfois, d'essayer un petit changement, d'observer, de réessayer.

Je suis journaliste, moi, Monsieur ! Je n'ai pas à réduire ma pensée en fonction de critères d'ergonomie. Aucun logiciel ne va me dicter mon intelligence !

Discours qui sonne sympathique, mais qui cache une attitude d'esprit réfractaire et nombriliste.
Est-ce une honte de s'intéresser à l'efficacité ?
Est-ce faire reculer la pensée que de l'épurer ?
Est-ce briser l'art d'un design que d'observer les taux de clic qu'il génère ?

Qu'est-ce qui explique que le test utilisateur, même dans ses variantes les plus légères, ne soit pas un réflexe plus fréquent ?

Quels sont les principaux obstacles, selon vous ?

  • Le coût ?... Mais s'agit-il d'un coût ou d'une économie ?
  • Le manque de connaissances ?
  • Le manque d'ergonomie des logiciels de test ?
  • Le fait d'être absorbé par d'autres tâches ?
  • Le manque de culture du test utilisateur dans les agences créatives ?
  • La peur de remettre en question les choix antérieurs ?
  • La peur de générer du boulot supplémentaire ?
  • Le manque de confiance dans la validité scientifique d'une telle démarche ?
  • Le trafic qui n'atteint pas un volume suffisant ?
  • Le fait de ne pas y penser, tout simplement ?

Internet, c'est comme un marché à la criée.

Si vous ne faites pas de grands gestes, de rabattage explicite, d'interpellations directes, vous tombez dans l'oubli.

Un site web, aussi intéressant soit-il, livré à sa propre existence, éprouve des difficultés à générer un trafic régulier et croissant.

Pendant les premières années du Web, la newsletter e-mail restait le meilleur moyen de pousser les contenus (on parle du "push", en Anglais, notion parfois galvaudée).

Ensuite, les blogs ont démocratisé les flux RSS.

Et plus récemment, les médias sociaux ont pris de l'ampleur et contribuent, eux aussi, à propulser vos contenus.


Chaque approche a ses avantages et ses inconvénients :

Chacun de ces canaux correspond aussi à un profil socio-démographique différent. Les tranches d'âge jeunes sont très actives sur Facebook. L'e-mail reste plus pertinent pour toucher une audience adulte. Twitter est moins "grand public", mais peut s'avérer extrêmement efficace dans la mesure où on y trouve les "influenceurs d'opinion".

Si vous pouviez m'aider à étoffer ce tableau, ce serait génial... vos commentaires sont bienvenus !


J'aimerais également collecter des statistiques d'entreprises sur la part de trafic généré respectivement par l'e-mail, le RSS et les médias sociaux. En possédez-vous ?

En ce qui me concerne, c'est ma newsletter e-mail qui continue de provoquer le pic de trafic le plus net. Elle peut m'amener entre 500 et 1000 visites, là où Twitter et Netvibes m'apportent respectivement une cinquantaine de visites à chaque billet posté. Mais c'est fortement lié à l'historique : ma newsletter e-mail existe depuis plusieurs années, alors que ma présence sur Twitter est beaucoup plus récente et moyennement active.

Parmi les outils sociaux, Facebook génère 13 fois plus de trafic que Twitter sur les sites d'actualités.


Notez que le monde réel peut également contribuer à déclencher des visites vers les plate-formes où vous êtes présents sur le web.

La marque de ketchup Heinz l'a bien compris en plaçant un "Find us on Facebook" sur certaines de ses bouteilles :


Alors, entre l'e-mail, le RSS, Facebook et le reste, quel canal de diffusion choisir ?

Probablement plusieurs d'entre eux ! Il convient de multiplier ces approches, plus complémentaires qu'exclusives.

La dispersion des plate-formes complique, en revanche, la mesure de l'audience. Vos contenus, lus sur Netvibes, sur Twitter ou dans un e-mail transféré à un tiers, échappent parfois à vos statistiques. Votre lectorat existe au-delà des frontières de votre site web.

A quel jambon ressemble votre trafic web ?

Catégories : Web analytics - Réflexions - Humeur

La plupart des sites web connaissent un taux de rebond autour de 50%. C'est à dire qu'un visiteur sur deux ne s'engage pas véritablement dans les contenus.

Pour vous faire une idée plus qualitative de votre trafic, vous serez amenés à établir toute une série de filtres, afin d'évacuer les visiteurs qui ne comptent pas pour vous.

Par exemple :

  • Les visites de robots
  • Les visites internes
  • Les visites superficielles (très limitées dans le temps ou dans la profondeur)
  • Les visiteurs qui viennent de pays hors de votre marché
  • Les visiteurs qui entrent par des expressions de recherche non pertinentes en regard de votre activité
  • Etc.

Bon, bien sûr, vous déchanterez un peu. Fini le compteur de hits sur la page d'accueil ;-)

Mais au moins vous rapprocherez-vous de cette notion de visites effectives.

Sachant cela, répondez donc honnêtement à ma question : à quel jambon ressemble votre trafic web ?


A celui-ci, plein de gras ?


Ou à celui-là, dont il ne reste que la partie savoureuse ?

Source : la viande des grisons


Je peux pousser un coup de gueule ?

Managers, cessez de juger vos responsables web sur des mesures qui n'indiquent rien !

Une augmentation de trafic de 10% n'est pas un objectif... Seul le trafic qualifié et les conversions comptent !

Car la réalité peut très bien avoir cette allure...

Dans ce schéma, le trafic global diminue, mais le trafic qualifié augmente, en valeur absolue !

C'est totalement possible dans le cas d'un resserrement de la stratégie éditoriale. La décision de ne plus vous diluer et de définir une ligne éditoriale bien ciblée vous apportera sans doute moins de trafic dans l'absolu, mais une bien meilleure rétention et fidélisation. Sans compter votre investissement éditorial qui est mieux maîtrisé.

Alors, votre site, il ressemble plutôt à du jambon piqué à l'eau ou à une bonne tranche de viande des Grisons ?

Long week-end, vu par Google Analytics

Catégories : Web analytics - Humeur

La plupart des sites web professionnels connaissent ces bosses de chameau, causées par la baisse de trafic du week-end.

Ci-dessous, chose amusante, on détecte un long week-end ;-)

A ce propos... bon week-end à vous, chers lecteurs !