Les études de suivi du regard (eye-tracking) vous en mettent plein la vue, si je peux me permettre ce très mauvais jeu de mot. D'une précision séduisante, elles apparaissent très attractives aux yeux de certains (gros) clients.

Cependant, l'utilité concrète de ces études est régulièrement remise en question. Surtout compte tenu de leur prix : il est difficile de trouver une offre inférieure à 12.000 euros sur le marché belge. Certaines sociétés facturent plus de 25.000 euros un test de quelques minutes effectué auprès d'une quinzaine de participants, là où un test classique vous coûterait peut-être 4.000 euros.

Finalement, la plupart du temps, ce qui compte, c'est ce que les utilisateurs font et pensent, bien plus que ce qu'ils regardent.

Tel a été mon sentiment jusqu'ici. Cependant, je dois bien avouer que, dans certains cas, les tests de suivi du regard peuvent se justifier.

Quelques exemples :

  1. Pour observer les comportements à une large échelle (comme les études de Poynter).
  2. Pour nous aider à positionner certains éléments (on demande aux utilisateurs de trouver le moteur de recherche, par exemple, et on enregistre les zones de l'écran où la plupart plongent instinctivement).
  3. Pour identifier les éléments qui ne sont pas vus (bannières, fonctionnalités,...).

La question que je me pose aujourd'hui (et que je vous pose, par la même occasion), est la suivante :

Dans quels cas, l'étude de suivi du regard apporte-elle une réelle valeur ajoutée par rapport à un test utilisateur standard qui n'enregistrait que les comportements de souris et les commentaires, mais pas le parcours de l'oeil ?