Votre CMS vous rend-t-il vraiment autonome ?

Il y a six mois, j'ai contribué à la conception et à l'écriture du site web d'une institution bruxelloise dont je tairai le nom.

J'ai été amené à opérer dans un contexte technologique que je n'avais pas choisi.

Pour rendre le client autonome, un CMS "maison" (traduisez : usine à gaz personnalisée) avait été conçu.

Dans un premier temps, nous avions choisi de former le management ainsi que les responsables du centre de documentation, personnes le plus naturellement amenées à communiquer vers l'extérieur.

De quelle pédagogie (traduisez : hypocrisie) n'ai-je pas dû faire preuve pour leur faire comprendre que :

  1. Les temps de réaction du système sont très lents.
  2. La fonction "preview" est quasi inaccessible.
  3. Il est impossible d'effectuer une recherche par mot clé au sein de cet "outil de gestion de contenu".
  4. Les bugs d'affichage sont aussi fréquents qu'irrationnels.
  5. Le code source est pollué.
  6. La fonction "undo" ne marche pas.
  7. Le copier-coller exige un détour par un traitement de texte externe.
  8. L'environnement est aussi convivial qu'une usine soviétique en reconversion.

Face à ce monstre, les contributeurs de contenu se sont crispés... et le site n'a pas bougé d'un iota depuis six mois.

Les informaticiens à la rescousse

Et voilà qu'hier, on me rappelle pour redonner la même formation... non plus aux responsables de la communication, mais aux informaticiens, cette fois, qui joueront les intermédiaires.

Un comble lorsqu'on sait qu'une des raisons d'être d'un CMS, c'est de permettre d'actualiser les contenus d'un site web sans connaissance technique poussée.

Et vous ? Votre CMS vous rend-t-il vraiment autonome ?

A quoi ressemblait une souris en 1964 ?

Catégories : Ergonomie - Technologie

En 1964...

Source : the Mouse site.


En 2006...

Source : techspot.com.


...Et on s'étonne que le comportement de l'internaute ait évolué ;-)

Cliquez pour parler

Sur le site du Club Med, vous pouvez demander qu'on vous appelle par téléphone, immédiatement ou ultérieurement.

Introduisez votre numéro, cliquez, et la sonnerie de votre téléphone retentira dans la seconde. Quelques notes de musique et vous voilà pris en main par un aimable téléphoniste.

Cette possibilité technique n'est pas vraiment nouvelle, mais peu de sites web l'utilisent.

Contact réel, immédiateté, gratuité. Voilà qui peut faciliter la vente.

Tout l'inverse de ebookers... où, pour obtenir quelques renseignements liés à une réservation déjà effectuée, j'ai dû patienter, à trois reprises, une douzaine de minutes au son d'une pénible mélodie en boucle... au tarif de 0,34 € la minute. Avec à la clé, un sens du service plus que modique.

Certes, les business modèles de ces deux entreprises ne sont pas les mêmes. Mais l'effet auprès du client est sans appel. Pour moi, ebookers, c'est terminé.

Tremblement de terre en Javascript

Catégories : Technologie - Bonnes pratiques

Je réalise en ce moment l'audit d'un site web européen sur le thème des catastrophes naturelles. Ce qui m'a amené à visiter le site web La Suisse Tremble.

A l'entrée de ce site web, l'interface tout entière se met à trembler grâce à un Javascript "shake" que vous pourrez retrouver dans le code source de la page d'accueil.

Moi qui m'élève contre les animations Flash bidons à l'entrée des sites web, j'ai trouvé ce petit effet bien à propos.

Meilleurs sites en flash : les palmarès me laissent perplexe

A l'occasion des 10 ans de l'anniversaire du logiciel Flash, plusieurs initiatives ont eu lieu. Adobe (qui a racheté Macromedia) a mis en ligne un site dédié à cette occasion. Par ailleurs, un concours est organisé pour désigner le meilleur site Flash de la décennie.

En visitant ces sites web, je reste sur ma faim. Convaincu que ces réalisations, certes impressionantes dans la forme, ne sont pas ce qui se fait de mieux avec ce logiciel. Les sites Nike Jordan, Nike Air ou Vodafone ont demandé de gros moyens, je n'en doute pas. Mais ils me laissent relativement indifférent, voire ont le don de m'agacer par un environnement de navigation imprévisible ou des temps de chargement irrespectueux (même en connexion rapide).

Ce n'est pas la première fois que le résultat de concours ou de hit parades de sites web me surprend. A mes yeux, dans ce type de démarche, on accorde beaucoup d'importance à la forme, trop indépendamment du fond ou de l'expérience utilisateur.

Même déception lorsque je visite Designcharts.com, un hit parade hebdomadaire des 40 sites web (souvent en Flash) les plus branchés sur le plan du design. Trop souvent : des effets gratuits que ne recherchent pas, à mon avis, les visiteurs.

Suis-je un triste sire ? Un vieux produit des bibliothèques ?

J'ai démarré mon métier, en 1995, en développant des CD-Roms multimédias ludiques riches en interactivité. A l'époque, je m'éclatais avec le logiciel Macromedia Director. J'aime les interfaces riches. Mais à condition qu'elles produisent du sens.

Pour vous donner quelques exemples récents, j'ai aimé :

  • GapMinder : cartographie animée, entièrement paramétrable.
  • BreathingEarth : carte démographique interactive.
  • Sqoops : accès personnalisable à un catalogue de jeux pour PC.
  • SuperTour : réalité virtuelle dans le domaine hôtelier.
  • Pages Jaunes : faire ses recherches dans Paris en 3D.