Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Publié par Jean-Marc Hardy le 22 mars 2009
Chers lecteurs et lectrices,
J'ai lâchement abandonné ce blog durant près d'un mois... je reviens, en réalité, d'un superbe voyage au Népal... bien décidé à reprendre énergiquement mes activités...
On recommence avec une étude de cas, dans la gamme "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué".
Le journal Le Soir publie l'essentiel des mots rectifiés par la nouvelle orthographe.
Derrière un lien "De A à Z, l'essentiel des 800 mots rectifiés", le visiteur tombe sur cette page...

Source : http://portfolio.lesoir.be/v/culture/2009_03_16_orthographe/
Les commentaires sont élogieux sur l'incompréhension générée par cette mise en page...
"Quand on demande la liste des 800 mots modifiés, on tombe sur la galerie photos ! Or, je doute qu'on ait pris la peine d'illustrer tous les mots modifiés, donc je présume qu'il y a une erreur d'aiguillage."
De fait, la page a toutes les allures d'une galerie photos. La mention "vue x fois" renforce cette impression. Il n'est pas clair, pour le lecteur, que chaque image correspond à une lettre de l'alphabet. Comble du comble, l'ordre est anti-alphabétique : de Z vers A, contrairement à la logique naturelle et annoncée.
Une simple liste de mots, classés et rapidement balayables, serait plus efficace, non ?
Voilà typiquement le genre de situation où l'on investit une créativité déplacée, qui rend les choses moins fonctionnelles.
La créativité est appréciable, bien sûr, à condition qu'elle soutienne le contenu... On pourrait imaginer, par exemple, un exercice de correction interactive d'un texte, où apparaissent des mots nouvellement orthographiés (comme "ognon" ou "surement" sans accent circonflexe... moi, ça me fait bondir) et de véritables erreurs.
D'autres idées ?
P.S. Merci à Régine pour m'avoir attiré l'attention sur cet exemple
