Ryanair soigne l'ergonomie... quand ça l'arrange ;-)

Certains vantent l'ergonomie du site web de Ryanair, comme Gerry Mc Govern, il y a quelques années. Et, c'est vrai, globalement, le site web de la compagnie irlandaise, très fonctionnel, génère une expérience utilisateur positive.

Cependant, je viens de m'arracher la tête à trouver le moyen de décocher l'option "assurance annulation", lors d'une réservation.

Après environ 10 minutes, des retours en arrière, quelques jurons, je suis enfin tombé sur l'option "pas d'assurance voyage", en plein milieu d'une longue liste de pays, sous le libellé "Choisissez votre pays de résidence" !

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Ryanair ne facilite pas le "opt-out". Et, à ce niveau de la compétition, je ne crois plus à la maladresse.

Plus loin, après avoir donc décoché les frais d'assurance, une fenêtre surgit, qui n'a plus rien de la discrétion du menu déroulant : le site web me rappelle, en bonne mère inquiète, l'énorme risque que je prends à me priver d'une assurance.

Comme quoi, l'ergonomie, on s'en préoccupe quand ça nous arrange.

A lire aussi :

Les menus contextuels fleurissent sur les sites médias

Il est des moments où une actualité spécifique prend une ampleur telle qu'elle mérite d'apparaître en tête de rayon.

Les médias commencent à bien le comprendre et se mettent à intégrer des menus contextuels.

Ci-dessous, Le Monde en ligne place le Japon et la Lybie en avant, en raison d'une actualité évidente.

Source : lemonde.fr


Ci-dessous, le journal Le Soir fait la même chose, mais de manière un peu moins ergonomique. A la différence du Monde, aucun changement de couleur ne permet de distinguer le menu contextuel du menu générique. La proximité des intitulés "crise politique" et "Belgique", par exemple, me semble un peu gênante, étant donné qu'il s'agit de la crise politique belge.

Source : lesoir.be


Notez que la solution du menu contextuel peut intéresser également les sites commerciaux, comme la Fnac, ci-dessous, pendant les fêtes de Noël.

Source : fnac.com


Cette solution exige un minimum de souplesse de la part de votre CMS (outil de gestion du site web).


Si vous repérez d'autres exemples intéressants de menus contextuels, ce serait sympa de nous en faire profiter en commentaires.

Site web touristique optimisé : BEFORE / AFTER

Catégories : Ecrire pour le web - Sites B2C

Le site web Bed & Brussels propose la location de chambres d'hôtes à Bruxelles. Son environnement graphique est professionnel et le concept, totalement intéressant à exploiter par le canal Internet.

Cependant, nous savons avec quelle vitesse les utilisateurs découvrent et écartent un site web, sur base de toute une série de détails. De nombreux sites web, aujourd'hui, ont atteint une qualité minimale, mais nécessitent quelques optimisations pour atteindre leur rendement maximal.

La version actuelle du site Bed & Brussels comporte quelques faiblesses, sur le plan des accroches textes et de la simplicité des formulaires :


Apportons quelques améliorations...


AVANT



APRES


Liste des améliorations apportées :

  • Beaucoup plus compact - tout en un coup d'oeil
  • Un slogan plus concret (sous le nom du site, à côté du logo)
  • Moins de texte, moins de blabla d'introduction que les gens ne lisent pas
  • Des informations concrètes mises en exergue (350 chambres)
  • Un formulaire simplifié et mieux aligné
  • Des libellés plus engageants
  • Des critères de recherche plus concis
  • Une action principale plus évidente (le bouton)


Ce cas est fictif et démonstratif.

Reste, le cas échéant, à mesurer les effets des modifications apportées. J'aurais tendance à me focaliser sur l'évolution du taux de rebond en page d'accueil (donc la proportion de gens qui quittent la page d'accueil sans s'engager dans le contenu).

J'aime beaucoup, en tout cas, l'idée de travailler sur l'écriture aux frontières du design et de l'ergonomie. C'est cela, écrire pour le web, à mes yeux.

J'ai travaillé conjointement avec mon associé, Hugues Henry, chef de rédaction. Nous réitérerons l'exercice.

Notre offre commerciale se trouve ici :

Hé hop, une bonne louche de mots clés !

Si ça, c'est pas du bourrage de mots clés ;-)

Source : www.advancedkravmagasystems.com


A lire aussi : Les métadonnées mots clés peinent à se faire oublier.

Sony néglige son référencement

A croire que certaines grandes marques s'endorment sur leur notoriété et leur artillerie marketing classique.

Pourtant, la réalité d'Internet (et de la nouvelle économie qui l'accompagne) est telle qu'un petit acteur peut parfois parvenir à se propulser sur la scène, devant les grands.

Les PME devraient d'ailleurs prendre davantage conscience de cette opportunité.

Cherchez "video technology" sur Google... la société Sony n'apparaît pas dans les 100 premiers résultats... autant dire qu'elle est invisible, sur un mot clé qu'elle définit elle-même, dans ses propres pages, comme au coeur de son activité.

Une petite visite du site Sony devrait vite vous convaincre de la pauvreté des balises TITLE, par exemple, qui restent tout de même le B à Ba du référencement.


Ci-dessous, la balise TITLE de la page "About Sony" sur le site corporate Sony Europe.

La marque s'y retrouve isolée. Elle n'est associée à aucun mot clé sectoriel, aucun mot clé produit, aucun mot clé valeur.

Source : www.sony-europe.com

Ci-dessous, la balise TITLE affectée à la rubrique "casques"...

Source : www.sony.be/lang/fr/hub/headphones

Un peu court évidemment. Ne serait-ce qu'en raison des effets de polysémie : il existe des casques de moto, des casques de spéléo, etc.

On pourrait proposer, au minimum : "Casques audio, écouteurs, mini casques"... et sans doute plus, suite à une analyse de rayon plus fine.


Quant aux appareils photo, ils font l'objet d'une balise TITLE déjà plus consistante... sauf que le terme "photo" n'apparaît même pas... manquement de taille.

Source : www.sony.be/lang/fr/hub/appareils-photo-numeriques-cyber-shot


Oh, vous savez, Sony n'est pas la seule société notable à snober son référencement naturel... Faites un détour par Philips, et vous verrez...

Source : www.philips.be

"Home - Royal Philips"... On a déjà connu des balises TITLE plus denses, n'est-ce pas ?... Peut mieux faire, non ?

monguidesante.com témoigne joliment de son interactivité

Dans le monde réel, c'est bien connu : le monde attire le monde.

A tel point qu'il m'arrive de prendre en pitié une terrasse injustement vide, face à une autre, qui déborde de clients.

Sur Internet, média virtuel, il est tout aussi important, voire plus, de témoigner de l'affluence.

L'affluence donne confiance.

Si d'autres l'ont fait, pourquoi pas moi ?

Si d'autres s'arrêtent, c'est que ça vaut la peine.

J'aime la façon dont le site monguidesante.com témoigne du mouvement qu'il génère.

Bien sûr, de nombreux sites affichent déjà un compteur, du genre "6 visiteurs en ce moment".

Mais, ici, le rendu est plus visuel et plus qualitatif.

Les derniers produits achetés, consultés ou évalués apparaissent en flux tendu, à un rythme qui témoigne du succès du site (c'est une condition, sans laquelle l'effet peut s'avérer très contre-productif).

Ces témoignages de confiance me paraissent particulièrement cruciaux dans le cas présent, puisque nous avons affaire à un domaine potentiellement très délicat (et très légiféré) : la santé.


Plus bas dans la page, une jauge de trafic apparaît.

L'effet visuel est sympathique, mais la signification me semble ici bien trop floue.

A partir de combien de visiteurs le témoin passe-t-il au rouge ?

Peu utile, à mon sens, en comparaison et en surplus de l'autre module.


Vous connaissez d'autres sites qui témoignent joliment de leur interactivité ?

Navigation linguistique très... flamande

Le site web skitalia.be de la société Solmar présente une navigation linguistique pour le moins étonnante :

  • Un drapeau français conduit à la version en Français
  • Un drapeau belge conduit à la version en Flamand

Dans le contexte que l'on connaît (*), avouez que cela a de quoi surprendre.

Si le choix est fait du drapeau français pour identifier la langue francophone, le drapeau des Pays-Bas devrait représenter la langue néerlandophone ; le drapeau belge, quant à lui, ne pouvant être réduit à aucune langue, puisque notre pays en compte trois (l'Allemand étant la troisième langue officielle).

Dans un premier temps, j'ai naïvement attribué ce raccourci à une simple méconnaissance de notre improbable pays, pensant me trouver sur un site italien.

Mais un coup d'oeil plus attentif m'amène à réaliser que Solmar est une société belge, implantée à Maasmechelen, en territoire flamand.

Il semblerait qu'on ait affaire ici à un système de navigation très politique ;-)

Personnellement, cela me fait simplement sourire (je ne suis pas un francophone "militant", j'aime le contact avec la culture flamande). C'est plutôt avec une casquette d'observateur du Web que j'interviens ici, en soulignant la manière dont un point de vue politique peut affecter l'architecture de contenu.

De manière générale, en matière de versions linguistiques, je conseille d'indiquer la langue en clair : "Français", "Nederlands" (ou "Vlaams", si ça peut faire plaisir), "English". Ou bien des abréviations, comme à la Commission européenne, rôdée au mélange culturel : EN, FR, NL, DE,...


Autre observation, tant qu'on y est, sur le site Skitalia : la quantité de texte en page d'accueil me semble beaucoup trop imposante. Je la diminuerais drastiquement. Peu de visiteurs lisent les préambules de cette taille.


Enfin, pour terminer sur une note positive, je trouve le slogan efficace : "Le spécialiste de la neige italienne". Court, concret, mémorisable.


(*) Pour nos amis éloignés : nous connaissons actuellement une crise politique majeure, en Belgique, causée par les divergences entre francophones et flamands du pays. Des questions qui nous auraient paru surréalistes il y a peu, telles que le rattachement à la France, en viennent à être fréquemment évoquées.

P.S. Veuillez éviter, je vous prie, les commentaires politiques polémiques en commentaire de ce billet. Ce qui nous intéresse, ici, c'est la gestion des sites web.

Achats en ligne : disproportions importantes en Europe

Le Journal du Net publie, ce matin, un dossier sur les comportements d'achat en ligne.

Moi qui suis souvent confronté à des projets à échelle européenne, pour le compte de la Commission ou du Parlement européens, je suis frappé par les disproportions qui persistent entre les pays membres en ce qui concerne l'adoption du média Internet.

Source : Journal du Net

82% des Britanniques ont effectué plus de 5 achats en ligne dans l'année, contre 33% des Espagnols. Le Sud de l'Europe semble moins perméable à l'arrivée des nouveaux médias.

La fréquence d'utilisation du média varie donc fortement d'un pays à l'autre. Mais au-delà de cette donnée quantitative, je serais curieux de répondre à la question suivante (qui m'est souvent posée en formation) : Existe-t-il des différences culturelles dans la manière d'utiliser le média ?

Un Grec lit-il différemment d'un Danois ? Un Tchèque se déplace-t-il différemment d'un Italien sur un site web ?

Le débat dépasse l'Europe, bien évidemment. J'avais d'ailleurs déjà évoqué le sujet dans ce billet : Sites web arabes : ergonomie en miroir.

Si vous disposez de données sur l'impact des différences culturelles sur les comportements des utilisateurs Internet, ça m'intéresse !

La Wallonie manque encore de webmasters

Il y a 2 ans, j'évoquais le manque de webmaster dans les communes wallonnes. A l'époque, 64% des communes ne disposaient pas d'un webmaster.

L'AWT (Agence Wallonne des Télécommunications) vient de publier les résultats d'une nouvelle étude, menée en 2009, sur l'état d'Internet en Région wallonne. Au niveau des sites officiels communaux, la situation progresse, mais reste étonnamment imparfaite. 48% des sites web communaux ne sont pas gérés par un webmaster attitré. Et parmi les 52% de communes ayant engagé un webmaster, seules 11% ont prévu un temps plein.

Lorsqu'on réfléchit au potentiel d'un site web communal (guichet administratif virtuel, informations culturelles et sportives, démocratie locale, etc.), on est en droit de penser que la marge de progression reste gigantesque.

Bon, maintenant, ce chiffre doit être interprété prudemment. Qu'entend-t-on par "webmaster" ? La personne qui veille à la mécanique (webmaster au profil technique) ? La personne qui coordonne le contenu (webmaster éditorial) ? Dans le contexte des CMS (outils de gestion de contenu), il est possible d'arriver à des situations où l'organisation met en place un workflow qui implique le personnel existant sans nécessairement exiger la présence de techniciens du web. Néanmoins, je reste assez convaincu de l'absolue nécessité de nommer un webmaster au sens de responsable du site web. Si le projet web n'est pas porté et incarné par un "chef", il a toutes les chances de se diluer.

Loin de moi l'idée de basculer dans une politique du tout-pour-Internet et de nier la question de la fracture numérique. Mais, globalement, le graphique ci-dessous indique une utilisation du média de plus en plus répandue. La progression du nombre d'utilisateurs d'Internet impressionne moins que l'intensification de l'usage. En trois ans, la proportion des personnes qui utilisent Internet quotidiennement est passée de 45 à 60%.

Et la tendance est évidente si l'on analyse les chiffres sous l'angle des tranches d'âge. 98% des jeunes wallons de 15 à 29 ans utilisent Internet !

L'engagement et la confiance dans les nouveaux médias se traduit également par d'autres chiffres : 47% des Wallons achètent en ligne et 28% d'entre eux ont créé un site web ou un blog. Chaque individu devient potentiellement créateur de contenu.

Quant aux entreprises, elles commencent à s'intéresser aux réseaux sociaux (16% des entreprises wallonnes présentes sur Twitter ou Facebook) et à se soucier de leur présence sur la toile (17% des entreprises wallonnes ont fait appel à des spécialistes du référencement).

Au-delà de son état des lieux, l'AWT émet une série de recommandations. Elle invite notamment à développer des bonnes pratiques sectorielles. Chose à laquelle je souscris entièrement, tant il est vrai que la manière de concevoir un site Internet varie en fonction des objectifs et des situations.

Le rapport très riche de l'AWT applique déjà, d'une certaine manière, cette approche sectorielle, en s'intéressant au secteur du tourisme par exemple.

Pour en savoir plus : baromètre 2010 TIC de la Région wallonne.

Ces textes destinés à ne pas être lus

Lors de mes formations "écrire pour le web", nous passons beaucoup d'énergie à identifier comment les gens lisent et comment écrire pour être lu.

La plupart du temps, ce qui est bon pour les moteurs s'avère bon pour les lecteurs. Mais ce n'est pas toujours le cas. Dans certains contextes très commerciaux, la stratégie de référencement et la stratégie de lecture peuvent être complètement dissociées.

Je vous avais déjà parlé du site web Brussels Airlines et de son côté ultra optimisé du point de vue du référencement.

Si vous visitez la page "Vol pour Rome" de la compagnie, vous constaterez que le texte central est truffé de mots clés, allant du général vers le détail : "vol pour Rome", "Rome", "monuments", "bâtiments historiques", "Colisée", "Vatican", etc.

Le texte central est un attrape-mouches. L'internaute ne le lira pas. Tout est fait pour que l'oeil soit attiré vers la zone de réservation, en rouge, à gauche. Ou, secondairement, la possibilité de glisser à droite, vers des promotions ciblées.


A vrai dire, il n'a pas fallu attendre Internet pour assister à ce type de stratégie. Les magazines papier faisaient déjà du "remplissage", dans le but de justifier la présence de publicités en quadrichromie.

Ci-dessous, les conditions "générales de vente" sont souvent écrites pour ne pas être lues. Gros pavés de texte tartiné en petits caractères.


Autre exemple, la mention "Lien commercial", sur Google. Grisée et décentrée, elle se fait la plus discrète possible. Et, de fait, 82% des gens (étude que je ne retrouve plus dans mes tiroirs), dans le grand public, ne sont pas conscients du caractère commercial de ces informations, ciblées par rapport à leurs recherches.


Quant à mon dernier paragraphe (celui que vous êtes en train de lire), je vous préviens tout de suite, il est fait pour ne pas être lu. Je veux juste y placer des mots clés stratégiques pour moi, tels que "écrire pour le web", "formation écrire pour le web", "audit de contenu", "stratégie éditoriale", etc. Vous êtes encore là ? Bon, comme vous voulez, car je vous le répète, la suite de mon billet n'a strictement aucun intérêt. Et ne me faites pas de commentaires, je ne les lirai même pas. J'écris pour Google, pas pour vous. Vous ne m'intéressez pas. Ce qui m'obsède, c'est mon ranking, ma visibilité, ma présence. Quoi ? Toujours pas décroché ?!? Mais vous êtes têtu(e), dites donc. Bla, bla, bla, bla, bla, bla. Trut muche. Sexe. Viagra. Gloubi boulga.