Feedback qualitatif express : une forme d'interactivité à développer

Il est de notoriété publique que les visiteurs d'un site web ou même d'un blog n'interagissent que fort épisodiquement avec l'éditeur, même lorsque la possibilité leur est offerte de manière très visible et très immédiate. Pour donner un ordre de grandeur : environ un visiteur sur 100 (*), en moyenne, prendra la peine de réagir.

Les commentaires, à vrai dire, demandent une certaine implication et exposent les utilisateurs aux réactions des autres usagers.

C'est pourquoi j'aime cette formule intermédiaire entre le "I Like" de Facebook (basique) et les commentaires ouverts (qui exigent davantage d'engagement de la part du visiteur).

Source : Hotels-Live.com

Je trouve que cette formule convient particulièrement bien à un blog.

Elle n'exclut pas la possibilité de poster des commentaires ouverts et non délimités.

Elle pourrait très bien être adaptée à des contextes éditoriaux différents.

Je trouve que le sondage contextuel immédiat reste sous-utilisé, comme technique d'écriture interactive.

Je rêve que cette approche se banalise et devienne une fonctionnalité offerte en permanence au rédacteur, et non un module séparé du contenu proprement dit.

Je pourrais vous poser des questions à tout moment :

  • Vous êtes sur la même longueur d'onde ?
  • Vous vous en foutez ?
  • Vous trouvez que j'exagère ?

Un petit clin d'oeil de souris vous permettrait de me répondre, dans le contexte de l'article.


A lire aussi : Feedback utilisateur : tout de suite ou jamais


(*) Vous avez d'autres chiffres ?

Quelle est la taille d'écran idéale ?

Catégories : Réflexions

Le phénomène marquant des trois dernières années reste sans doute la multiplication des terminaux.

D'un côté, les écrans 19 pouces avec affichage en confort cinéma 16/9 et sorties stéréo sont devenus totalement accessibles au grand public. A l'autre bout, les blackberries, de la taille d'un gsm, cumulent des fonctionnalités proches de celles d'un complet PC. Entre les deux, entre confort et mobilité, sont nés les iPad et autres Kindle.

Que faire, entre le blackberry, l'iPad, le Notebook, le PC portable et le PC fixe ? Où construire l'usage ?

L'un de ces formats parviendra-t-il à cannibaliser tous les autres ?

Non. Car ils ont leurs avantages et inconvénients respectifs.

Sur mon blackberry, je consulte mes emails urgents, mon agenda de la semaine et, tout au plus, l'adresse d'un restaurant. Mais, au-delà, je me heurte très vite à un cruel manque de confort. Feuilleter un magazine thématique sur blackberry ou smartphone (c'est quoi d'abord, la différence?) constitue une expérience aussi confortable que manger une fondue avec des baguettes (même les boulettes de riz basmati, je ne parviens pas à les saisir, maladroit comme je suis).

Sur mon PC portable, je passe le plus clair de mon temps, en tant qu'indépendant, vadrouillant de client en client, n'étant pas rattaché à une station de travail fixe.

Notre ordinateur fixe familial m'offre néanmoins plus de confort pour pratiquer une de mes passions : le montage vidéo et le mixage son. Là où le portable déforme davantage le rendu des couleurs et crache des notes médiocres, en retenant toutes les basses au passage.

Sur mon iPad, récent, je découvre un miraculeux compromis entre confort et mobilité. La lecture d'un magazine, d'un dossier épais, d'un diaporama photo, offre des conditions merveilleuses. L'iPad est un objet surprenant, que je ne traiterai plus aussi facilement de "gadget" désormais. La vitesse de lecture sur iPad rivalise d'ailleurs avec le papier. Mais de nombreuses opérations restent impossibles sur iPad, et certains formats multimédias, illisibles.

Donc pas de cannibalisation, à ce stade.

Ah si, quand même : mon iPad condamne à mort mon Notebook, très probablement. Pour une mobilité encore plus souple, il offre davantage d'espace de stockage, un meilleur rendu, une interaction plus fluide, des temps d'ouverture records (on ne le dit pas assez, mais c'est un fameux argument).

Manifestement, donc, l'iPad cannibalise le monde Wintel.

Ce qui est merveilleux, avec le navigateur Safari sur iPad ou iPhone, c'est cette souplesse à zoomer à travers des interfaces diverses, pas forcément conçues pour ce support. Là où le blackberry ordinaire échoue à offrir une expérience satisfaisante, condamnant les utilisateurs à se perdre entre les barres de défilement, la réduction de la taille des caractères ou autres barbaries.

Le terminal idéal ne serait-il pas un écran à taille variable ? Fin, souple, extensible, rétractile, qui afficherait les informations en tenant compte automatiquement de l'espace disponible, dicté par les conditions physiques de lecture ? Oh, ne souriez pas, on y sera vite.

L'attribut "nofollow", un acte d'écologie éditoriale

L'attribut "nofollow", associé à un lien, vous permet de donner comme instruction aux moteurs de recherche et d'indexation, tel que Google, de ne pas suivre ce lien.

Concernant l'écosystème d'information interne, l'objectif est de :

  • concentrer le référencement sur les pages qui méritent d'être indexées isolément (il s'agit de la plupart des pages, en règle générale, dans une logique de "longue traîne", mais il arrive que certaines pages aient un statut particulier qui fait qu'il n'y a aucun intérêt à les référencer de manière directe)
  • éviter aux moteurs de recherche et, par extension, aux utilisateurs de se perdre dans des recoins sans intérêt

Inutile de verser pour autant dans l'obsession parfois stérile du PageRank sculpting qui anime tant de débats parmi les référenceurs. Il semble que depuis l'année dernière, l'utilisation de l'attribut "nofollow" ne constitue plus un moyen de contrôler l'effet de distribution de votre popularité par les liens internes. Plus fondamentalement, dans votre quête de référencement, mieux vaut vous consacrer à créer de bons contenus qu'à filtrer les mauvais.

Concernant l'écosystème global d'information, l'objectif pourrait être de :

  • éviter de contribuer à la popularité de sites web au contenu douteux (en alimentant leur PageRank)
  • éviter de vous compromettre aux yeux du moteur en affichant des liens de qualité douteuse

Concrètement, si vous réalisez un article sur "Les pires sites de spammeurs" ou "Les pages de pornographie les plus choquantes" ou encore "Le négationnisme", il peut être judicieux d'associer à vos liens l'attribut "nofollow".

A défaut, vous contribuez, consciemment ou inconsciemment à rendre populaires des anti-héros et vous prenez le risque, dans le pire des cas, d'apparaître à Google comme un complice des spammeurs.

En pratique, ni Dreamweaver ni la plupart des outils de gestion de contenu (CMS) que je connais ne fournissent cette fonctionnalité à portée de la main.

Il faut donc rentrer dans le cambouis du code source HTML, pour injecter la dite instruction, avec une syntaxe du genre :

<a href="http://www.example.com/" rel="nofollow">lien avec les non-valeur de l'attribut standard</a>

Ce qui explique, vous vous en doutez bien, sa faible utilisation de la part des rédacteurs web (ici, je n'ai pas mis de "nofollow" car je contribue à mon propre référencement ;-).

L'objet de mon billet est précisément de relever que certaines options techniques du web continuent d'échapper aux responsables éditoriaux qui sont censés en faire usage.

Un peu dans l'esprit de cet article que j'avais rédigé en 2001 et que je vous ressers à titre historique : Un journaliste doit-il connaître le HTML ?.

Alors, combien de journalistes et webmasters éditoriaux parmi vous ont-ils déjà tâté l'attribut "nofollow" ?

Ma fille aime Converse (ou le pouvoir des marques sur Facebook)

Ma fille aime Converse.

Facebook m'en a récemment informé.

Nous n'avons pas inculqué la culture des marques, dans la famille. Mais alors là, pas du tout.

Nous n'avons pas la télé, et donc pas la pub à la télé.

Nous n'avons pas d'Oncle en Amérique à l'origine du succès de l'entreprise.

Mais ma fille aime Converse. Comme ça, tout net. Elle aime tout court. Comme on aime sur Facebook.

Elle aurait aimé Bryan, du haut de ses 12 ans, que j'en aurais été moins surpris.

C'est là, avec un mélange d'attendrissement et de stupéfaction, que je viens de réaliser le pouvoir bien réel des marques sur Facebook, au-delà des chiffres, que je voyais passer jusqu'alors de manière un peu abstraite.

Et ce faisant, ma fille vient d'informer ses 154 "amis" de son affection pour la marque, jouant pour la firme un rôle précieux d'ambassadeur.

Et elle n'est pas la seule.

4 084 499 personnes aiment Converse.

Contre 32 335 pour Elio Di Rupo.

27 vidéos et 7488 photos de la marque sont disponibles sur le réseau social.

Un Belge sur trois est présent sur Facebook.

Les médias sociaux, c'est plus de la rigolade. C'est ma fille qui vous le dit !

La carte géographique multi-couches permet d'afficher, au choix de l'utilisateur, différentes données géolocalisées.

En voici un exemple, dans le contexte des élections au Zimbabwe :

Source : sokwanele.com

Créer une carte avec des icônes personnalisés est un jeu d'enfants, avec Google Maps. Le pas est vite fait, ensuite, de rendre la légende interactive. A la portée du premier fonctionnaire venu.

Mon expérience des projets menés par les administrations locales, communes et régions, m'a démontré que des sommes importantes sont parfois investies dans des outils cartographiques sur mesure, souvent bien moins conviviaux et évolutifs que ce qu'offre aujourd'hui gratuitement Google Maps.

Alors, qu'est-ce qu'on attend ?
Car les possibles sont énormes : localiser les centres de tri des déchets, les musées, les écoles, les bureaux de poste, les guichets en tous genre,...

Les communes les plus innovantes proposent des cartes sur mesure, comme ci-dessous, les pharmacies de garde à Farciennes. Mais très peu (vous en connaissez ?) proposent la carte à multiples niveaux.

Source : www.farciennes.be

Les outils sont là, simples et intuitifs. Ne manque plus que le réflexe de les utiliser.