Signer avec un nom de marque, est-ce que c'est du spam ?

Catégories : Web marketing - Réflexions

Dans la série des commentaires qui ont éveillé mon attention, il y a celui-ci, au bas d'un billet sur les tests "eye-tracking" :

Le commentaire semble parfaitement pertinent. Il est totalement en phase avec le contenu de mon billet. Cependant, le nom du visiteur ("rencontre") est interpelant par son caractère générique. De fait, il mène vers un site de rencontre.

En ce qui concerne le contenu du commentaire, on ne peut pas parler de spam (NDLR: spam = courrier publicitaire non sollicité), puisque les propos prennent tout leur sens par rapport au sujet du billet.

En revanche, la signature n'est pas de celles qu'on attend. Elle est générique et pointe vers un site de service (certes gratuit, mais affichant de la publicité). Ce qui est une manière plutôt insidieuse d'introduire une marque dans des espaces de discussion plus ou moins fréquentés (plutôt plus que moins pour justifier l'énergie que demande la production d'un commentaire pertinent).

A moins que la personne en question ne s'identifie totalement à son projet. Ce que je peux accepter. Mais, dans ce cas, je proposerais une signature du genre "Webmaster du site X ou Y". L'effet serait plus clair et la suspicion, diminuée.

Peut-être que la personne qui a déposé ce commentaire pourra d'ailleurs elle-même nous guider ?

Vive le test utilisateur léger !

Chers clients,
Chers futurs clients (oui, oui, soyons prospectifs ;-),

Ne sous-estimez pas les avantages du test utilisateur.

Et ne surestimez pas son coût.

Les avantages sont nombreux. Le coût, bien moindre que ce que vous imaginez.

Je reviens de chez un client parisien. Entre spécialistes de la communication, nous avions conçu une maquette éditoriale. En une journée, nous l'avons confrontée à l'avis de 5 utilisateurs, aux profils représentatifs de la palette de publics visés. Grand bien nous a fait.

Nous avons appris plein de choses (allant du détail à des aspects plus fondamentaux) :

  • La taille de la maquette à l'écran a soulevé de nombreux commentaires. A tel point que nous avons changé notre fusil d'épaule.
  • Contre toute attente, certains libellés ne sont pas du tout parlants pour les utilisateurs. Nous allons les renommer.
  • Certains contenus, qui exigent un investissement éditorial consistant, ne soulèvent pas pour autant l'enthousiasme des foules. Nous allons peut-être les abandonner.
  • Les utilisateurs font certains rapprochements auxquels nous n'aurions pas songé.
  • Les utilisateurs valident toute une série d'autres aspects. Nous voilà rassurés sur des choix par rapport auxquels nous nous questionnions.
  • Certaines fonctionnalités sont hautement appréciées, mais trop peu visibles... les utilisateurs ne les remarquent que lorsqu'on attire leur attention. Nous allons les recentrer.

Globalement, nous en savons nettement plus sur la façon dont les contenus sont perçus et utilisés.

Coût de l'opération : deux journées de consultance (préparation, animation et analyse). Pour un produit éditorial à haute visibilité et amené à durer, ça vaut la peine, croyez-moi.

Se baser sur les bonnes pratiques théoriques reste très insuffisant. Rien ne vaut une confrontation avec de vrais lecteurs potentiels.

Je plaide pour le test utilisateur léger, c'est-à-dire :

  • Sur un échantillon même réduit d'utilisateurs
  • Sans passer nécessairement par la grosse artillerie
  • Sans se donner les apparences scientifiques, souvent discutables
  • Sans enregistrer nécessairement les moindres attitudes ou mouvements de souris
  • Basé sur quelques notes au vol, structurées dans un questionnaire, souvent suffisantes pour faire émerger les observations les plus évidentes (les autres valent-elles la peine ?)

Un test utilisateur informel vaut son pesant d'or. Pas mieux comme retour sur investissement. Bravo à mon client qui en a accepté l'idée. Ce n'est pas encore dans la culture de toutes les entreprises.