Lorsque les critiques de produits sonnent faux

Tout site commercial qui se respecte propose aujourd'hui des "customer reviews". En bon français : des évaluations ou critiques de produits publiées par les clients et utilisateurs eux-mêmes, et non par le vendeur ni par quelconque expert désigné.

Il m'arrive cependant d'avoir des doutes sur l'authenticité de ces évaluations.

Hier encore, sur pixmania.be, je suis tombé sur cet unique commentaire associé à du matériel d'éclairage pour caméscope. Les fautes d'orthographe sont nombreuses (presque exagérées, aurais-je tendance à dire). Jusqu'ici, rien de vraiment anormal. Mais le style de la critique, lui, est précis et fort proche d'une évaluation professionnelle. Autrement dit, le fond ne colle pas à la forme. C'est en tout cas ce qui me met le doute.

"Recomender pour tout les personne voulant filmé de nuit"... Usage du participe présent... Est-ce là le style qu'adopterait quelqu'un qui produit dix fautes d'orthographe à la ligne ? Ne trouvez-vous pas cette syntaxe fort impersonnelle ?

Qu'en pensez-vous, mon cher Watson ?

Remarque importante : Ce billet est l'expression d'une intuition, portant sur un cas précis. Il n'est en rien une accusation formelle de l'honnêteté de la politique de promotion du fabricant Sony ni de la politique client de la société Pixmania, laquelle dispose d'un des meilleurs sites web commerciaux du moment.

Comment atteindre le meilleur rendement éditorial ?

Dans son dernier article, Jakob Nielsen disserte sur le bénéfice des articles courts comparés aux articles longs.

Modèles mathématiques à l'appui, l'auteur évoque les meilleurs stratégies :

  • du point de vue du lecteur (en rappelant notamment l'analogie entre les théories de la recherche d'information et la théorie de la survie alimentaire - vaut-il mieux courir après le premier petit lapin venu ou tenter de traquer un plus gros lapin ? - quel est le meilleur ratio entre l'énergie investie et l'énergie reçue ?)
  • du point de vue de l'éditeur (chercher le meilleur rapport entre la quantité d'information produite et les bénéfices en termes commerciaux, informationnels ou de notoriété)

A partir de quel moment publie-t-on trop ?
En-dessous de quel seuil publie-t-on trop peu ?
Comment atteindre le meilleur rendement éditorial ?

Et de conclure que le rendement éditorial optimal se situe souvent dans une stratégie hybride : un mélange d'articles courts et d'articles longs, reliés entre eux, qui permettront d'assouvir les besoins variables des chercheurs d'information.

Dans le même état d'esprit, cela m'intéresse de réfléchir à la fréquence de diffusion idéale. Une entreprise a-t-elle intérêt à investir dans une newsletter hebdomadaire, mensuelle ou trimestrielle ? Bien sûr, tout dépendra du contexte, du secteur, de l'audience. Mais cela n'enlève pas l'intérêt d'une telle réflexion.

Ces questions m'intéressent au plus haut point, étant donné que je définis le coeur de ma mission exactement comme ceci :

Aider mes clients à optimiser le rendement de leur investissement éditorial, en jouant tout autant sur la qualité, sur l'ergonomie, sur la stratégie, sur les technologies et sur les processus.

Bon, là, je m'arrête, sinon je vais diminuer mon rendement éditorial ;-)