Les métadonnées "mots clés" peinent à se faire oublier

Lors de mes formations "écrire pour le web", nous passons près d'une matinée à décortiquer comment plaire à Google et, plus particulièrement, les paramètres de contenu qui influencent le référencement.

Chaque fois, je constate à quel point les webmasters ont gardé en mémoire la nécessité (devenue obsolète) d'intégrer des mots clés dans le code source via la balise META Keywords.

Je n'apprendrai rien aux spécialistes en rappelant que cette balise, essentielle aux débuts du Web, a perdu son efficacité.

Pour s'en convaincre, les sceptiques iront jeter un oeil sur le code source du site abondance.com, référence francophone en matière de SEO :

<meta name="keywords" content="referencement, abondance, moteur de recherche, recherche d'information, trilili, trililou, la balise meta keywords ne sert plus a rien pour le referencement mais je la laisse pour montrer a quoi elle ressemble lors de mes formations :-)">

Pas de balise META Keywords chez Sébastien Billard, qui prend par contre la peine d'optimiser ses URLs, puisque l'adresse de sa page d'accueil se compose ainsi : http://s.billard.free.fr/referencement/. Le mot "referencement" apparaît dans le chemin, plutôt que de se contenter d'un "index" ou "default" incolore et impuissant du point de vue du référencement.

Pas de balise META Keywords non plus chez WebRankInfo. Mais une balise META Description, en revanche.

Notez que cet exercice qui consiste d'aller s'inspirer des gourous comporte son lot de risque, tant il est vrai que les cordonniers restent parfois mal chaussés. La page d'accueil de Jakob Nielsen, grand conseiller mondial en web design, continue de nous le rappeler.

Concernant la balise META Keywords, les questions sont plutôt devenues :

  • Peut-elle être néfaste au référencement ?
  • Reste-t-il des arguments pour la préserver ?

A la première question, la réponse est vraisemblablement oui. Google semble croiser les données sémantiques et détecter les incohérences flagrantes ainsi que les abus. Si vous insérez dix fois le mot "sexe" dans vos métadonnées, il est probable que cela ne vous fasse pas grand bien en termes de référencement.

A la seconde question, je vois des possibilités de répondre "oui" :

  • Un autre argument, et non des moindres, pour préserver les métadonnées "mots clés", c'est la possibilité de les utiliser, au présent ou au futur, dans le système de recherche interne du site web ! Une qualification intelligente des contenus peut fortement contribuer à améliorer les recherches à l'intérieur de votre espace de contenu.
  • Voyez-vous d'autres arguments en faveur de la survie des métadonnées "mots clés" ?

Bien entendu, dans une logique d'entreprise, il convient de réfléchir au rapport investissement / bénéfice. Peut-être que la balise en question reste utile sur le moteur de recherche moteurpasconnu.com. Mais si ce moteur est, dans les faits, utilisés par 0,01% des internautes, cela a-t-il un sens de passer 10 minutes par page produite à réfléchir à des mots clés pertinents ?

Pour en savoir plus :

Ces textes destinés à ne pas être lus

Lors de mes formations "écrire pour le web", nous passons beaucoup d'énergie à identifier comment les gens lisent et comment écrire pour être lu.

La plupart du temps, ce qui est bon pour les moteurs s'avère bon pour les lecteurs. Mais ce n'est pas toujours le cas. Dans certains contextes très commerciaux, la stratégie de référencement et la stratégie de lecture peuvent être complètement dissociées.

Je vous avais déjà parlé du site web Brussels Airlines et de son côté ultra optimisé du point de vue du référencement.

Si vous visitez la page "Vol pour Rome" de la compagnie, vous constaterez que le texte central est truffé de mots clés, allant du général vers le détail : "vol pour Rome", "Rome", "monuments", "bâtiments historiques", "Colisée", "Vatican", etc.

Le texte central est un attrape-mouches. L'internaute ne le lira pas. Tout est fait pour que l'oeil soit attiré vers la zone de réservation, en rouge, à gauche. Ou, secondairement, la possibilité de glisser à droite, vers des promotions ciblées.


A vrai dire, il n'a pas fallu attendre Internet pour assister à ce type de stratégie. Les magazines papier faisaient déjà du "remplissage", dans le but de justifier la présence de publicités en quadrichromie.

Ci-dessous, les conditions "générales de vente" sont souvent écrites pour ne pas être lues. Gros pavés de texte tartiné en petits caractères.


Autre exemple, la mention "Lien commercial", sur Google. Grisée et décentrée, elle se fait la plus discrète possible. Et, de fait, 82% des gens (étude que je ne retrouve plus dans mes tiroirs), dans le grand public, ne sont pas conscients du caractère commercial de ces informations, ciblées par rapport à leurs recherches.


Quant à mon dernier paragraphe (celui que vous êtes en train de lire), je vous préviens tout de suite, il est fait pour ne pas être lu. Je veux juste y placer des mots clés stratégiques pour moi, tels que "écrire pour le web", "formation écrire pour le web", "audit de contenu", "stratégie éditoriale", etc. Vous êtes encore là ? Bon, comme vous voulez, car je vous le répète, la suite de mon billet n'a strictement aucun intérêt. Et ne me faites pas de commentaires, je ne les lirai même pas. J'écris pour Google, pas pour vous. Vous ne m'intéressez pas. Ce qui m'obsède, c'est mon ranking, ma visibilité, ma présence. Quoi ? Toujours pas décroché ?!? Mais vous êtes têtu(e), dites donc. Bla, bla, bla, bla, bla, bla. Trut muche. Sexe. Viagra. Gloubi boulga.

Poster "référencement" : déjà plus de 1000 téléchargements

Merci pour vos nombreuses réactions suite à la publication du poster "Comment plaire à Google".

Suite à certains commentaires, j'ai opéré quelques légères retouches, dont la mention de la dernière version du livre d'Olivier Andrieu.

J'en profite pour annoncer un autre projet éditorial imminent : la troisième édition de Réussir son site web en 60 fiches, actualisée par Gaetano et moi-même. En effet, la seconde édition a été rapidement épuisée et Dunod envisage une nouvelle impression début 2010.

Catégories : Référencement

Chers lecteurs du blog,

J'ai le grand plaisir de vous annoncer, en primeur, la mise en ligne d'un poster que j'ai réalisé sur le thème "Comment plaire à Google".

Vous y trouverez une compilation de ce qu'il faut principalement savoir pour faire ressortir une page web en bonne position dans le moteur de recherche.

Le poster vous intéressera soit à titre personnel, si vous désirez acquérir les notions de base du référencement, soit, en tant que professionnel, pour faire connaître à vos clients, partenaires, collègues ou étudiants, les clés de la visibilité, de manière sympathique.

Je remercie Sandy pour sa collaboration efficace à la mise en page et à l'illustration de ce poster.

Le poster est disponible au format A3 (idéal pour un affichage mural), ou bien plus simplement sous la forme de deux pages A4, en couleurs.

Téléchargez le poster gratuitement et donnez-nous votre avis !

Ce serait très sympa de votre part aussi de faire courir le bruit ;-)

Jean-Marc

60 questions... 60 systèmes... 60 maximes

Catégories : A lire - Humeur - Référencement

Mais qu'est-ce qu'ils ont à me voler "mon" chiffre 60 !

Bon, vous me direz, un chiffre, ça fait partie du patrimoine universel.

Il n'y a que les américains pour aller breveter le chiffre "3" ou "328".

Mais tout de même...

Petit historique...

En 2004, je publie "Réussir son site web en 60 fiches", et le site web de consultant qui l'accompagne.

En 2007, Patricia Gallot-Lavallée décortique "60 systèmes de navigation".

Et voilà qu'en 2009, Maxime Grandchamp renchérit avec les "60 maximes du référencement".

Vous l'aurez compris, mon indignation n'est qu'un clin d'oeil... je vous invite à lire tous ces ouvrages qui couvrent des champs très complémentaires qui intéresseront les professionnels du Web.

Le jargon administratif : obstacle au référencement

Monsieur-tout-le-monde déménage et s'interroge sur les formalités à suivre pour déclarer un changement d'adresse. Tout naturellement, sa recherche par mot clé se tournera vers des expressions telles que "changement d'adresse" ou "déménagement".

Ce faisant, il risque de tomber sur des sites web de sociétés de location de camions de déménagement, davantage que sur le site communal officiel.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le site officiel de la commune parle un autre langage. Il est question ici de changement de "domicile". Le terme "déménagement" ou "changement d'adresse" n'apparaît nulle part dans la page.

Source : www.braine-le-comte.be (un site web communal plutôt bien construit par ailleurs)

Pas convaincus ?

Faites donc un détour par le générateur de mots clés de Google, un merveilleux outil qui vous livre les statistiques de recherche mensuelles sur des mots clés variés :

  • "Déménagement" : 300.000 recherches par mois.
  • "Domiciliation" : 60.000 recherches par mois.

Morale de l'histoire : utilisez les mots que vos utilisateurs cibles cherchent sur Google. Le décalage de langage nuit à l'accessibilité de vos contenus.

Google Maps affiche (ou non) les commerces

Je vous parlais récemment de référencement géolocalisé, en évoquant les sélections d'entreprises affichées lors de recherches contenant le nom d'une ville.

Mais de plus en plus de commerces apparaissent également au travers de Google Maps.

Notez que, dans l'exemple ci-dessus, les tenanciers auraient intérêt à s'enregistrer, dans le Local Business Center de Google, comme "Restaurant Apocalypse", et non "Apocalypse" tout court. Et ce, afin de faire ressortir la nature de leur commerce.

Google renverra bientôt les pages d'or aux oubliettes (si ce n'est pas déjà fait), ainsi que la plupart des annuaires locaux.

L'empreinte de Google sur le paysage économique mondial apparaît de plus en plus sidérale. Faut-il s'en réjouir ou s'en inquiéter ?

Les entreprises ont, en tout cas, intérêt à maîtriser les clés de cette visibilité.

Source de l'image : motifake.com.

Google et Yahoo! se font des politesses

Catégories : Référencement

C'est tout de même incroyable...

En réponse à la requête "rechercher sur le web"...


Yahoo! apparaît en tête des résultats sur Google :


Et Google apparaît en tête des résultats sur Yahoo! :

Bon, vous me direz : on cherche rarement un moteur de recherche dans un moteur de recherche. Mais tout de même.

Référencement local: un enjeu croissant

Rien de nouveau si ce n'est que le système gagne en fréquence d'affichage et en densité de résultats : certaines recherches, sur Google, lorsqu'elles contiennent des noms de ville, conduisent à des résultats géolocalisés...

Apparaître dans cette sélection de liens semble stratégique pour toute entreprise. Particulièrement dans certains secteurs à ancrage très géographique, comme le secteur de l'hôtellerie et de la restauration.

Pour localiser votre société et qualifier son activité, il vous suffit de vous rendre sur le Local Business Center de Google (parmi les options de votre profil Google personnalisé)...

Je me pose néanmoins beaucoup de questions concernant:

  • Les facteurs qui font qu'on apparaît dans les premiers résultats sélectionnés (les critères de "ranking" diffèrent vraisemblablement d'une page web classique; c'est la société, en tant que telle, qui est référencée)
  • Les catégories de business (Comment sont-elles utilisées? Vaut-il mieux créer des catégories sur mesure ou se rabattre sur les choix suggérés par Google? A-t-on à faire à de la folksonomie pure, totalement ouverte, ou bien Google structure-t-il davantage les champs d'activité?)
  • La rapidité avec laquelle les modifications de profil sont répercutées

Avez-vous repéré des articles pointus sur le sujet ?

AJOUT 09.10.09: Merci pour vos commentaires. En conséquence, je vous renvoie vers l'article de Sébastien Bailly, traduction et résumé d'une étude assez complète sur les paramètres influençant le référencement local.

Google s'intéresse à l'intelligence collective

Catégories : Référencement - Web culture

Si vous utilisez google.be ou google.fr, vous n'aurez sans doute vu que du feu. Mais la version anglaise de Google propose, depuis quelques temps, trois nouvelles fonctionnalités à ses utilisateurs.

1. La fonction "promote"
Elle permet aux utilisateurs de faire remonter un résultat de recherche, s'ils le considèrent comme particulièrement pertinent.

2. La fonction "remote"
Elle permet d'effacer un résultat qui ne serait pas pertinent en regard de la recherche effectuée.

3. La fonction "comment"
Elle permet de commenter la pertinence d'un site.

Actuellement, ces fonctions sont à l'étude. Elles n'ont qu'un impact individuel auprès des utilisateurs qui possèdent un compte Google. Il semble qu'elles n'affectent pas le ranking par défaut.

Mais tout peut évoluer.

Google tenait déjà compte de la popularité des sites web, à travers la mesure quantitative et qualitative des liens entrant (plus les autres font des liens vers vous, mieux vous êtes référencés). Voilà qu'on demande directement l'avis de chaque utilisateur potentiel.

Les données ainsi récoltées pourraient également être vendues, à terme, aux webmasters.

Si vous désirez en savoir plus, lisez notamment cet article qui discute les tenants et aboutissants de ces nouvelles fonctions de Google.