"Link-baiting content", ou l'art du ricochet

Les urbanophiles vous proposent un cocktail multimédia détonant : six vidéos désopilantes, intégrées dans un environnement Flash sonore, graphique et interactif (essayez notamment le mesurostress).

Ce portail sur l'Auvergne aurait pu mener campagne bien sagement, à l'aide de bannières publicitaires classiques engageant à visiter la région. Avec un retour sur investissement pas forcément spectaculaire.

Ici, il a choisi d'attaquer le sujet par la bande. Le site des "urbanophiles" ironise sur les joies de la ville (pollution, stress, grisaille,...).

L'environnement graphique est bien pensé. Que du noir et blanc, à l'exception d'une respiration dans le coin inférieur droit de l'écran : un effet de pli de page, vert prairie, qui aiguille tout droit vers le portail sur l'Auvergne.

On accroche le public par l'humour et le jeu. On réveille son besoin d'oxygène. On l'aiguille ensuite vers le produit.

Morale de l'histoire : en communication, le chemin le plus court n'est pas forcément la ligne droite.


P.S. "Link-baiting content" est une expression utilisée dans le domaine du référencement pour identifier cette stratégie qui consiste à produire des contenus d'accroche, hautement susceptibles d'être relayés.

Rédacteur et référenceur, même combat

J'ai participé, hier, avec beaucoup de plaisir, à une journée consacrée aux contenus web et multimédia, organisée par les étudiants de l'Université Charles de Gaulle à Lille.

Un atelier était consacré aux pratiques rédactionnelles ; un autre, au référencement. Et, comme l'a parfaitement résumé Damien Selosse, dans l'atelier rédactionnel, on a beaucoup parlé de référencement, tandis que dans l'atelier sur le référencement, on a beaucoup parlé de stratégie rédactionnelle.

Sur le même plateau : Cédric Dousset et Alix Lassaigne. L'un travaille chez Dixxit, une agence de communication qui vire vers le référencement ; l'autre travaille chez Webformance, une agence de référencement qui vire vers la stratégie éditoriale.

Ce qui est bon pour le lecteur est bon pour le moteur. Il n'existe plus vraiment de frontière entre référencement et conception éditoriale.

Lorsque vous recherchez "vol pour barcelone" ou "vol rome" dans google.be, Brussels Airlines arrive en tête des résultats organiques (référencement naturel, par opposition aux liens sponsorisés).

Ce résultat n'est pas le fruit du hasard.

L'expression "vol pour Barcelone" apparaît cinq à dix fois dans la page cible. En particulier à des endroits stratégiques : la balise TITLE, la balise H1, la navigation, le début du texte, etc.

L'éditeur s'en sort plutôt bien, car cette redondance ne me semble pas trop gênante à la lecture. Vous êtes d'accord avec moi ?

La répétition de mots clés dans un volume de texte donné joue un rôle important dans le référencement. Certains outils en ligne vous permettent de calculer la densité de vos mots clés.

Alors, parfaite l'optimisation des pages chez Brussels Airlines ?
Non, pas encore : actuellement, les photographies ne sont pas enrichies d'un texte alternatif riche en mots clés. C'est une piste supplémentaire à exploiter.

Référencement : la revanche du contenu

Vous n'avez pas encore lu le livre blanc de Dixxit sur le référencement ? Et bien, qu'attendez-vous ?!?

A mes yeux, il s'agit d'un des meilleurs dossiers sur le sujet. Le seul, à ma connaissance, qui développe une réflexion approfondie (mais totalement compréhensible) à propos de l'impact de la stratégie éditoriale sur le référencement.

Je me permets d'en commenter ici deux extraits, en vous recommandant la lecture complète et gratuite du dossier.

La graphique ci-dessous illustre l'importance du micro-trafic. Beaucoup d'éditeurs de sites web s'appliquent à vérifier leur positionnement sur une poignée de mots clés stratégiques. La réalité statistique démontre pourtant que les 25 premiers mots clés ne génèrent, en moyenne, que 5 à 15% du trafic. Il est donc judicieux d'envisager le référencement sous un angle sémantique beaucoup plus large.

Ci-dessous, Dixxit éclaire le référencement sous l'angle du cycle de vente d'un produit. Selon le degré de maturité du client (découverte, intérêt, considération, acquisition), les requêtes sont susceptibles de varier. Un bon site web doit pouvoir répondre à toute cette matrice de requêtes, grâce à une arborescence bien construite. Une structuration de contenu qui part du plus général, pour aller progressivement vers le détail, démontre son efficacité non seulement vis-à-vis des lecteurs (qui peuvent approfondir leur recherche au départ de la page d'accueil), mais aussi vis-à-vis des moteurs (qui trouveront réponse non seulement aux requêtes généralistes mais aussi aux requêtes beaucoup plus spécifiques).