Je connais quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît Google

Catégories : Référencement

Beaucoup de prose s'agite, sur Internet, autour de cette question passionnante et pleine d’enjeux : "Comment fonctionne Google ?".

Simplement, il m’arrive d’être étonné, hier matin par exemple, du caractère récurrent de certains débats et de leur nature incessamment contradictoire même à l'intérieur du petit monde du référencement.

Matt Cutts, le porte-parole de Google, vient de s'exprimer sur deux sujets : l'influence des Adwords sur les algorithmes de référencement naturel, ainsi que la notion de TrustRank. Dans les deux cas, sur abondance.com, le site incontournable d'Olivier Andrieu, le débat ricoche en commentaires polarisés ou nuancés, mais certainement pas unanimes.

Source : Youtube


Sur une base prétendue empirique, certains mettent directement en doute la parole officielle du moteur de recherche. D'autres nuancent en disant qu'il faut distinguer l'effet direct sur un algorithme de l'effet indirect. D'autres encore égratignent la parole floue de Google, portée par Matt Cutts, ce bonhomme sans cravate, sympathique, sans excès de séduction, qui incarne l'humanité du puissant moteur de recherche. Il est vrai que le message est parfois plus que vaporeux : le TrustRank ne serait pas un algorithme proprement dit, mais quand même une manière de calculer un indice de confiance important aux yeux du moteur,...

Soit !, mon but n’est surtout pas de lancer un débat qui a mieux sa place chez les référenceurs purs et durs. Ma position – celle que j’ai toujours tenue vis-à-vis de mes clients – est de prendre du recul par rapport à ce qui s’exprime, et l’utiliser de manière pragmatique, raisonnable et durable, à travers une stratégie de contenu ni naïve (bien renseignée tout de même sur la réalité de la mécanique d’indexation) ni acharnée (tant il est vrai que la sur-optimisation SEO peut prendre une énergie qui, dans certains cas, ferait mieux d’être dépensée dans le contenu proprement dit).


Comment expliquer tant de divergences ? Qui a raison ? Qui a tort ?

La question qui m'intéresse, donc, en arrière-fond de cette recherche du saint algorithme, est une question de mise en perspective : "Comment peut-on savoir comment Google fonctionne ?". Ou, dit plus simplement...


Quelles sont les sources d'information pour connaître les mécanismes de référencement ?


1. Google lui-même ?

Oui, bien sûr, Google est loin d’être une boîte noire. Il possède un centre pour webmasters, des guides didactiques pour ceux qui désirent améliorer leur référencement, un blog, un porte-parole en t-shirt,… Toute une artillerie dédiée à la communication, en somme.

Mais la parole de Google est limitée par le fait même de la concurrence. Pas question pour le moteur de livrer au grand jour ses recettes de cuisine. Google a construit son empire sur l’efficacité et la rapidité de ses calculs de pertinence ; pour rien au monde il ne se dénuderait devant Bing ou Yahoo! Ceci explique cette zone de flou, bien compréhensible, dans la communication du géant. Toute entreprise, dans le monde actuel, se pose cette même question : comment proposer un service transparent et perçu comme utile, sans pour autant livrer son savoir aux concurrents.


2. Wikipedia ?

Wikipedia est un projet génial et je vous invite, comme moi, à le soutenir financièrement (une campagne de don est en cours actuellement). Cependant, vous y apprendrez davantage sur les phases de grossesse de la baleine bleue que sur le TrustRank. Une encyclopédie collaborative n’est pas le lieu idéal pour traiter les thèmes très polémiques ou sujets à de gros enjeux commerciaux.


3. Les sociétés spécialisées en référencement ?

Bien entendu, il existe de l’expertise du côté des sociétés ou des consultants qui ont décidé de consacrer leur vie au référencement, un domaine qui bouge beaucoup et qui a d’énormes conséquences sur la performance des entreprises et le paysage de la concurrence (des conséquences encore souvent sous-estimées). Mais ces sociétés ne sont pas neutres non plus puisqu’elles vous vendent leur expertise. Le garagiste ou le plombier qui vous fait un devis est-il le plus proche de la vérité de vos problèmes d’humidité ou d’usure moteur ? C’est loin d’être sûr (les associations de défense des droits des consommateurs sont alarmantes à cet égard). Le savoir-faire SEO existe, ce n’est pas la question. Mais pour défendre leurs intérêts, les experts en référencement exagèrent parfois la portée de leur science dans les forums de discussion ou les salles de réunion. C’est comme pour les plombiers, pas facile de distinguer le bon grain de l’ivraie.


4. Les académiciens du référencement ?

Certains experts du référencement font passer la vocation didactique avant la vocation commerciale. Ce sont ceux qui ont le plus ma confiance. Et comme ils se comptent sur les doigts de la main, citons des noms (faisons-nous des amis et des ennemis, par la même occasion ;-) :

Sébastien Billard existe. Autrement il faudrait l’inventer. Sébastien diffuse une vision sage et consistante de l’évolution du référencement. Il a perçu, bien avant les autres, la place du contenu dans la mécanique SEO.

Olivier Andrieu possède une société commerciale, mais son discours a toujours été très didactique, très généreux, et emprunt du recul nécessaire. Je lui prête un grand respect.

Isabelle Canivet ne prétend pas être une pure experte du référencement, mais dans le monde du rédactionnel qui nous occupe, c’est probablement la personne qui s’est positionnée le plus explicitement et le plus concrètement sur la question du référencement naturel. Son expertise se situe parfaitement à la frontière des deux mondes. Nous faisons le même métier avec des clients et des accents un peu différents. Nos discussions sont passionnantes et balancent entre le référencement, l’ergonomie éditoriale et la stratégie de contenu comme colonne vertébrale.


5. Les clients qui disposent de chiffres

Rien n’est plus tangible que les statistiques de trafic, qui contiennent des données intéressantes sur les sources de trafic, les mots clés entrants,… donc le résultat tangible du référencement. Certaines personnes expérimentent et mesurent l’impact SEO de modifications apportées à leur site web.

Dans un contexte où Google ne communique pas tout et où, de toute manière, l’esprit critique reste souhaitable, la démarche empirique garde tout son intérêt. Vous verrez régulièrement passer des billets sur Internet, rédigés par des mordus de référencement ou d’analytique, qui vous expliqueront comment ils ont constaté que tel ou tel critère influençait beaucoup, un peu ou pas du tout le référencement.

Ici encore, il y a à boire et à manger. Les variables sont aussi nombreuses que les situations de test, de sorte que tout ce qui se dit n’a pas valeur scientifique. Vous resterez critiques et croiserez ces données avec le reste du discours ambiant.


Vous l’aurez compris, personne n'est neutre dans l'histoire. C'est pour cela que le référencement continuera d’offrir certaines plages d’ombre, sujettes à de passionnants débats contradictoires.


À découvrir aussi :

Dans la foulée de notre récente publication "30 outils pour vos contenus web", Isabelle Canivet et moi-même proposons une toute nouvelle formation. J'ai le plaisir de vous en dévoiler le programme.

En deux jours, vous vivrez 10 mises en situation concrètes pour assimiler les meilleures techniques au service du contenu web :

1. Identifiez les forces et faiblesses de votre site par un focus groupe ludique
Idéal pour briser la glace et réveiller l'esprit critique, notre focus groupe sera rythmé par une succession de techniques ludiques que vous pourrez appliquer ensuite sur vos propres projets : le jeu de l'accusation et de la défense, le jeu de l'argent, le jeu des autocollants et le jeu du portrait chinois.

2. Développez votre stratégie "mots clés" à l'aide d'outils adaptés
Les mots clés que vous allez utiliser contribueront à votre visibilité sur Internet au travers des moteurs de recherche. Comment définir votre territoire sémantique ? Quels sont les mots clés à fort potentiel de trafic ? Où se situe la concurrence ? Quelles sont les tendances de recherche ? Nous vous proposons une méthodologie pour définir votre stratégie "mots clés".

3. Détectez les problèmes d'interface grâce au test utilisateur
Vous aurez l'occasion de vivre, sous forme de jeu de rôles, un véritable test utilisateur. La salle sera équipée d'un matériel d'enregistrement des mouvements de souris ainsi que des commentaires à voix haute des participants. Par la pratique, nous identifierons les précautions à prendre lors de la préparation, de l'animation et de l'interprétation d'un test utilisateur.

4. Validez votre architecture de contenu grâce au tri de cartes
Le test du tri de cartes permet de construire une architecture de contenu intuitive pour les utilisateurs. Nous le pratiquerons en mode collectif et en mode individuel. Quelques trucs et astuces seront partagés, qui vous permettront de tirer un maximum de profit de la séance. Les meilleurs logiciels de tri de cartes vous seront présentés.

5. Distribuez votre budget et vos ressources au départ de l'arborescence
Nous enrichirons l'arborescence de votre site web en y greffant des informations fondamentales à la gestion réaliste du projet : Qui est responsable de chaque rubrique ? De quel budget-temps dispose-t-on pour alimenter chacune d'elle ? A quel rythme ? Quels sont les mots clés à développer à chaque étage ? Vous ne verrez plus votre arborescence avec les mêmes yeux.

6. Dessinez vos maquettes fonctionnelles grâce à un outil en ligne
De très bons outils existent en ligne, qui vous permettent de dessiner vos pages web. Une quantité impressionnante d'éléments d'interface peuvent être glissés et déposés : fil d'Ariane, menus, graphiques, vidéos, texte "lorem ipsum", etc. Cet exercice sera l'occasion de discuter toute une série de notions d'ergonomie web.

7. Domptez votre CMS face aux exigences de l'ergonomie et du référencement
Les outils de gestion de contenu sont parfois de véritables usines à gaz du point de vue de la propreté du code source et de leur impact sur le référencement. L'ergonomie des interfaces d'administration contribue grandement au dynamisme éditorial. Nous jetterons un regard impitoyable sur les CMS et identifierons les points de blocage.

8. Soulevez le capot du moteur avec la boîte à outils du référenceur
Découvrez les Google Webmaster Tools, votre salle de réunion avec Google, mais également de nombreux autres outils destinés à mesurer et améliorer votre référencement. Auditez vos balises HTML. Détectez les freins au référencement et le contenu dupliqué. Auditez vos liens. De nombreux outils existent dans le domaine du SEO, gratuits ou payants. Nous dévoilerons les meilleurs d'entre eux.

9. Plongez dans les profondeurs Google Analytics
Ces derniers mois, Google Analytics s'est considérablement enrichi. Ne restez pas à la surface, vous n'y verrez pas grand chose. Apprenez à pêcher, avec un harpon aiguisé, dans les profondeurs de vos statistiques. Vous vérifierez le succès de vos campagnes, la qualité de vos visiteurs, les points de fuite du trafic, et plein d'autres choses encore.

10. Testez l'impact de micro-changements à l'aide de l'AB/testing
Très peu d'entreprises effectuent du AB/Testing, c'est-à-dire des comparaisons de performance entre différentes variantes d'interfaces. Pourtant, rien n'est plus concret et objectif que ce type de test. Changez la position ou la couleur d'un bouton, faites varier le libellé, et mesurez les variations du taux de clic en fonction des différents paramètres.


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5 stratégies d’écriture inédite pour gagner en référencement

Avertissement au lecteur : ce billet, bien qu’appuyé sur des données factuelles, contient de l’ironie. Vous le prendrez comme un clin d’oeil, alimentant la réflexion autour de la rédaction et du référencement.

Voici donc 5 moyens de plaire aux moteurs :

1. Être professoral
2. Être populeux
3. Abonder d'anglicismes et de néologismes
4. Se répéter comme une petite vieille
5. Faire des fautes d'orthographe


1. Être professoral

Il existe souvent plusieurs expressions pour désigner un produit ou un métier. Commencer un article en définissant les concepts est une excellente façon d’injecter des expressions synonymes en tête de contenu. Elles constitueront autant de possibilités d’accrocher Google et la longue traîne des requêtes.

Jouez donc à l’enseignant insupportable ! Du genre : « Le réseau de transport souterrain, communément appelé métropolitain, ou métro en langue vulgaire, présente le grand avantage de désengorger le trafic urbain en surface, que certains désignent sous le vocable d’embouteillages ou, plus familièrement, de bouchons. »


2. Être populeux

Intégrer un mot au top des recherches du moment est le meilleur moyen de surfer sur les pics de trafic. Sentez l’écume venir, embarquez la planche, et éclaboussez vos statistiques d’un trafic inespéré.

Par exemple, le trafic sur mon blog a connu un sérieux pic, il y a quelques mois, le jour où, rebondissant sur un phénomène de « buzz », j’ai écrit ce billet à propos de Kris Janssens. Grâce à un titre explicite, je me suis retrouvé au-dessus du Soir et de La Libre (presse quotidienne belge), bénéficiant d’un apport soudain de trafic.



Source : Google Trends


Tiens, j’aurais dû rédiger un dossier sur « DSK ». « Digital Strategy Kit », ça le fait, non ? ;-)


3. Abonder d’anglicismes et de néologismes

Même sur Google France, les gens cherchent des mots en Anglais, parfois plus que l’expression chère à l’académie de Voltaire.

Voyez l’exemple ci-dessous, dans un domaine qui me tient beaucoup à cœur ces temps-ci. Parlez d’ « analyse de trafic », en bon français, et vous récolterez une poignée de visites. Tandis que le « web analytics », expression anglaise et fondamentalement peu parlante à mes yeux, est celle qui s’impose dans l’usage, avec un potentiel de trafic 50 fois supérieur, même en France.



Source : Générateur de mots clés Google


4. Se répéter comme une petite vieille

La répétition d’un mot ou d’une expression à plusieurs endroits clés de la page web s’avère une stratégie porteuse : dans le TITLE, dans le H1, dans le fil d’Ariane, dans les menus, dans le corps de texte, dans les liens, etc.

Attention, ce conseil est dangereux, car en cas d’overdose, Google pourrait, au contraire, ne pas apprécier du tout. La suroptimisation peut vous envoyer aux oubliettes. L’essentiel est d’injecter les mots clés dans des balises différentes. Un clonage de mot clé au sein d’une même balise (un TITLE par exemple) risque d’être jugé suspect, à juste titre, par les moteurs.

Et puis, la première chose qu’on apprend à l’école en matière de rédaction, c’est de ne pas se répéter afin d’éviter la lourdeur, n’est-ce pas ?


5. Faire des fautes d’orthographe.

Les fautes d’orthographe représentent un fameux potentiel de référencement.

J’effectue, en ce moment, une consultance bénévole auprès d’une ONG qui propose le parrainage d’enfants sous la forme de dons réguliers vers un enfant et sa communauté.

Un détour par le générateur de mots clés vaut son pesant de ranking. Figurez-vous que, tous les mois, 14.800 recherches sont effectuées sur le terme « parainage ». Avec un seul « r », et donc une faute d’orthographe ou de frappe, commise par 6% des personnes.



Source : Générateur de mots clés Google


L’ampleur du trafic sur la faute d’orthographe, dans ce cas, est telle qu’elle justifie une page ciblée sur cette mauvaise orthographe. Moyennant une explication polie (du genre : « Vous cherchez probablement ceci ») et une redirection proprement effectuée, nous reconduirions le visiteur vers la bonne orthographe.

Certains, comme partage.org ci-dessous, n’hésitent pas à positionner une publicité (un Adword) sur la faute d’orthographe. En toute conscience vraisemblablement, car l’URL présente une orthographe correcte.



Attention, cependant ! Il reste délicat d’associer votre nom de domaine, et donc votre image, à une faute d’orthographe. D’autant que Google est intelligent et présentera, à vos côtés, des résultats bien orthographiés(*).

Au final, je suis bien d’accord, c’est l’effet lecteur qui prime.


(*) D’ailleurs, quand j’y pense, l’intelligence de Google n’arrange pas le laxisme orthographique : puisque, contrairement à l’univers des encyclopédies papier, ici, même quand on fait une faute, on trouve ce qu’on cherche et on est récompensé.

L'orthographe influence indirectement le référencement

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Matt Cutts, le porte-parole chez Google:

Do spelling and grammar matter when evaluating content and site quality? (vidéo de 3 minutes, en anglais).

A l'heure actuelle, l'orthographe et la grammaire n'entrent pas en compte de manière directe dans les critères de pertinence d'une page web. En revanche, il existe une corrélation entre la qualité orthographique d'une page en ligne et le nombre de liens entrant vers cette page (critère d'importance).


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Bien sûr, les initiés en avaient déjà visité les coulisses. Mais cette petite flèche bleue, à l'allure spontanée, va conduire des milliers d'yeux vers de nouvelles fonctionnalités.

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Comment différencier le contenu des balises TITLE et H1

C'est la rentrée... plein de choses à vous dire... on commence par une question que je rencontre de manière récurrente : la comparaison de la balise <H1> avec la balise <TITLE> en termes de mots clés et de positionnement éditorial.

Je n'apprendrai rien à la plupart d'entre vous en rappelant que :

  • La balise <TITLE> est une métadonnée qui apparaît tout en haut de l'écran à gauche, dans la barre supérieure du navigateur Firefox ou Internet Explorer. Dans la grosse majorité des cas, c'est le contenu de cette balise que Google affiche comme titre de la page dans les résultats d'une recherche.
  • La balise <H1> correspond au titre principal dans le corps de la page. En principe, nous n'utilisons qu'une seule balise <H1>, tandis que la balise <H2> ou <H3>, correspondant aux titres de second et troisième niveaux, peut être utilisée à plusieurs reprises dans une même page HTML.

Les questions suivantes se posent, pour lesquelles je rencontre actuellement des opinions et des stratégies différentes et nuancées au sein des entreprises et des spécialistes en référencement :

1. La balise <TITLE> doit-elle être identique à la balise <H1> ?
2. La redondance est-elle souhaitable ?
3. Quel degré de différenciation peut-on accepter ?
4. Faut-il automatiser la production des balises <TITLE> sur base des balises <H1> ?
5. Le <TITLE> et le <H1> doivent-ils être plutôt informatifs ou plutôt accrocheurs ?

Je vais successivement : donner des éléments de réponse à ces questions, décrire quelques situations rencontrées sur le terrain, et vous demander votre avis.

1. La balise <TITLE> doit-elle être identique à la balise <H1> ?

Techniquement parlant, ce n'est pas une obligation.
Choisir de différencier ces deux balises reste donc un acte éditorial.
Avec des conséquences possibles sur les lecteurs et sur les moteurs de recherche.

2. La redondance est-elle souhaitable ?

La redondance entre les balises <TITLE> et <H1> présente un double avantage.
Tout d'abord, elle est un signe de cohérence. Après avoir cliqué sur la page des résultats du moteur de recherche, l’internaute apprécie d'atterrir sur une page qui correspond bien à sa demande. En assurant la concordance, vous rassurez les attentes du visiteur.
Par ailleurs, cet effet de cohérence et de répétition de mots clés renforcera votre référencement. Si Google n'apprécie pas trop la "sur-optimisation", il accepte totalement, voire espère, un degré minimum de cohérence, et donc de redondance, entre les balises <TITLE> et <H1>.
N'ayez aucune crainte, en tout cas, de produire cette redondance.

3. Quel degré de différenciation peut-on accepter ?

Trois raisons, au moins, peuvent justifier de différencier la balise <TITLE> de la balise <H1>.
Le <TITLE> peut se permettre d'être un peu plus long. Il peut contenir 50 à 70 caractères sans aucun problème, jusqu'à 100 même, avec tout l'intérêt que cela comporte en termes d'insertion de mots clés et expressions clés. Tandis qu'un titre <H1> se doit de rester plus court sous peine de perdre en accroche lecteur. Un titre <H1> sur deux lignes n'est ni élégant ni efficace.
Le <TITLE> apparaît comme un élément extrait dans les résultats très disparates des moteurs de recherche. Il gagnera à apporter des informations de contexte. Raison pour laquelle la plupart des éditeurs de sites web concluent la balise <TITLE> par une signature (le nom de la société, par exemple).
Dans certains cas, il peut être intéressant d'introduire quelques variations synonymiques. Une expression, un mot, un verbe, légèrement différents entre le <TITLE> et le <H1>, afin de coller à la variété des formulations.

4. Faut-il automatiser la production des balises <TITLE> sur base des balises <H1> ?

Comme dans la plupart des situations industrielles, l'automatisation présente des avantages et des inconvénients.
Les avantages de l'automatisation sont la cohérence et le gain de temps et d'énergie.
Les désavantages de l'automatisation sont le manque de souplesse ou d'optimisation sur mesure.
Il est de plus en plus fréquent de rencontrer des systèmes de gestion de contenu web (CMS) qui choisissent d'automatiser la création des balises <TITLE>. Souvent, la balise <H1> est reprise en <TITLE>, complétée par la signature de l'éditeur. Dans certains cas, le titre est situé dans l'architecture du site web. Le <TITLE> s'apparente alors à un sentier de navigation (fil d'Ariane). Je ne suis pas fan de cette dernière solution, souvent trop mécanique, et génératrice de titres trop longs. Le titre accompagné d'une signature reste une solution simple, assez standard, et facile à mettre en place. Je conseille cette solution par défaut, mais en s'octroyant le droit, à certains moments, sur certaines pages hautement prioritaires du point de vue SEO, de modifier la balise manuellement.
Détail important : la signature doit apparaître derrière, et non devant le titre de la page, de manière à donner tout le poids aux mots clés centrés sur le contenu ("topic keywords"), et non sur la marque de fabrique ("brand keywords"), laquelle reste souvent plus facile à référencer.

5. Le <TITLE> et le <H1> doivent-ils être plutôt informatifs ou plutôt accrocheurs ?

La question peut sembler un peu naïve, mais... on dit qu'un bon titre est à la fois informatif (transparent quant au contenu qu'il annonce) et accrocheur (qui éveille l'attention du lecteur). C'est vrai pour les balises <TITLE> et <H1>, mais dans des dosages différents, à mon humble avis.
Le <TITLE> est davantage centré vers les moteurs de recherche, fortement pris en compte dans la mécanique du référencement, et extrait de son contexte. Pour ces raisons, il sera avant tout informatif. Mais la fonction d'accroche n'est pas nulle, car le <TITLE> apparaît dans les résultats des moteurs de recherche et, outre sa dimension révélatrice du sujet, doit donner envie d'être cliqué.
Le titre <H1> apparaît dans le coeur même de la page, souvent mis en contexte par l'environnement graphique et fonctionnel du site web. Il peut, davantage que le <TITLE> se permettre de jouer sur des effets d'accroche, au risque d'être un rien moins transparent et explicite.


Voici quelques exemples de variations entre le <TITLE> et le <H1> :

Source : booking.com

Dans cet exemple, le <TITLE> reprend le <H1> en l'étoffant fortement. Il commence par citer la marque (Booking.com), ce qui n'est pas forcément la meilleur stratégie si l'on veut donner du poids aux mots clés propres à l'hôtel, par exemple. Les tout premiers mots de la balise <TITLE> pèsent davantage sur le référencement. Notez l'affichage dynamique, dans cette balise <TITLE>, du nombre de commentaires clients. Ce qui peut inciter, c'est vrai, à explorer le site. Au final, ce <TITLE> me paraît un peu trop long et brisé dans sa syntaxe.


Source : La Libre

Dans cet exemple, le quotidien La Libre se contente de reprendre le <H1> en <TITLE>, en ajoutant, en tête de balise, la signature du journal. Du point de vue du référencement, nous l'avons déjà dit, mieux vaut placer les mots clés "contenu" en tête d'expression. Avec un bémol cependant : les médias qui bénéficient d'une crédibilité particulière peuvent se distinguer, au sein des résultats d'une recherche, par leur marque de fabrique.


Source : IBGE

Dans cet exemple, l'Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement place dans l'ordre, au sein de la balise <TITLE> : la reprise du titre <H1> de la page + la rubrique dans laquelle il se trouve + la signature de l'organisation. Mentionner la rubrique "S'informer", en termes de mots clés et de mise en contexte, n'apporte pas grand chose (strictement rien, en fait). Elle rallonge inutilement le <TITLE> et dilue le poids des véritables mots clés, comme "changement climatique" dans le cas présent. Je préconise de ne reprendre que le titre de l'article et la signature.


Cette question fait débat, ci et là, sur Internet, mais je n'y ai pas trouvé de réponse très tranchée ni structurée :

Et à votre niveau ?

  • Quelle est la stratégie de votre entreprise en matière de <TITLE> et <H1> ?
  • Avez-vous fait le choix de l'automatisation ?
  • Le regrettez-vous ?


Venez discuter de ces questions, et bien d'autres, à ma prochaine formation "écrire pour le web", qui se donnera à Bruxelles les 19 et 20 septembre 2011.

Le générateur de mots clés s'améliore

Le générateur de mots clés, c’est cet outil génial qui vous permet de connaître la fréquence des recherches de n’importe quelle expression sur Google. Et qui, au-delà des termes que vous encodez, vous suggère des expressions synonymes et connexes, sur une base statistique.

Jusqu’ici, le générateur de mots clés se présentait de manière un peu brute : les mots clés en vrac, dans un ordre pas toujours très compréhensible.

Google vient de faire évoluer l’interface vers plus de clarté. Désormais, les termes recherchés sont clairement séparés des « idées de mots clés ».


Prise d’écran – Google Adwords Tool – 16 juin 2011


Les intitulés des colonnes ont également gagné en clarté : « recherches mensuelles dans le monde entier » est plus explicite que « recherche globale ».

Corrigé après publication : J’espère néanmoins d’autres améliorations. En particulier la possibilité de trier les idées de mots clés en fonction du volume de recherche auquel elles correspondent. Ce serait très pratique et, me semble-t-il, pas trop difficile à mettre en place.


A lire aussi :

Google s'attaque aux poulalliers éditoriaux

Vous êtes certainement déjà tombé sur ces sites web qui pondent, en masse, du contenu insipide, très optimisé pour le référencement. Dans le seul but de créer du trafic pour une exposition publicitaire, voire un aiguillage vers des sites tiers.

Je viens de répondre à une interview de Webrankinfo, qui sollicite le petit monde des spécialistes en rédaction pour le web pour définir et disserter la notion de "fermes de contenu" : Fermes de contenus : l'avis des rédacteurs web.

Dernièrement, Google a annoncé son intention de déclasser les fermes de contenu.

Mais où est la limite, entre le "spam", la duplication, et un portail très horizontal de faible qualité ?

La presse elle-même n'a-t-elle pas très (trop) longtemps reposé sur un modèle de grossistes (les agences de presse) et de fournisseurs (les journaux) se contentant d'étiqueter un peu à leur manière les mêmes caissons d'information, à peine remis en scène ?

Certains portails web couvrent un périmètre très large de contenu, avec des articles qui sont de qualité que je qualifierais de moyenne. Ces contenus font fortement concurrence à des sites web, souvent plus consistants, mais moins connus, qu'il faut encore parfois aller chercher un rien plus loin dans les profondeurs du Web (chose que les gens ne font pas, en général). Mais où est la limite ?

Je vous invite à lire les interviews et commentaires sur Webrankinfo, si la question vous intéresse.

Référencement pour les nuls : les ressources se multiplient

En quelques mois, j'ai vu passer plusieurs initiatives intéressantes qui vont dans le sens de la vulgarisation du référencement.

Ces ressources peuvent vous être utiles, même si vous en connaissez déjà un bout, car :

  • elles sont didactiques pour le client
  • elles sont agréables, synthétiques, visuelles
  • elles offrent une vision d'ensemble
  • elles permettent de fixer les choses et d'identifier les priorités

Qui est le mieux placé pour parler de la mécanique du référencement ?
Google lui-même, sans doute.
C'est la raison pour laquelle vous commencerez par lire le SEO Starter Guide (PDF - 32 pages - en Anglais) actualisé par Google en 2010.

Ce guide est écrit de manière très efficace : visuelle, structurée, pratique.
Vous y trouverez des conseils en forme de phylactères et des exemples concrets d'erreurs à éviter.

Un des meilleurs spécialistes francophones du référencement, Olivier Andrieu, résumait, il y a deux mois, 20 conseils pour réussir son référencement. Vous lirez avec intérêt les principales actions à mener, en amont et en aval du référencement, "in-page" et "off-page", tant il est vrai que le référencement dépend tout autant de votre approche "mots clés" que de la popularité que vous parviendrez à générer à travers la grande toile.

Une belle initiative visuelle que cette pyramide du référencement, conçue par Christophe Benoit, de Genève.

L'idée de présenter les actions et concepts en couches me paraît intéressante. Cette pyramide gagnerait à être affinée visuellement (notamment pour un beau résultat à l'impression) et rendue interactive : avec un complément d'explication pour chacun des concepts évoqués, dont certains échapperont à la compréhension du commun des webmasters.

Toujours au rayon des approches visuelles, mon poster "Comment plaire à Google" aura été téléchargé près de 5000 fois, l'année dernière.

Ce poster est disponible sur mon site 60questions.net, en version A3 ou A4... et bientôt en Anglais !

Enfin, vous pourrez télécharger gratuitement le livre "SEO - démarrage rapide", que mon confrère et ami François Lamotte a pris l'initiative de traduire de l'Anglais.

L'auteur, Dan Thies, propose une approche originale très structurée pour construire votre référencement. Le ton est très américain : "Yes, you can do it!". Il fournit, entre les lignes, des ressources fort utiles, notamment sur le plan de l'analyse des mots clés.

Et si vous voulez développer vos connaissances en matière de référencement de manière vivante, et obtenir un avis extérieur sur la situation de votre site en termes de présence sur le web, un seul conseil : inscrivez-vous à ma prochaine formation "écrire pour le web", les 10 et 11 février 2011 à Bruxelles ! Nous consacrons une demi-journée sur le thème "écrire pour Google".

Le générateur de mots clés, dictionnaire du rédacteur web

Dans l'ancien temps, le meilleur compagnon du rédacteur, c'était lui :

Pour élargir la réflexion, éviter la répétition et trouver le mot juste, on prenait un second compagnon (le dictionnaire des synonymes) :

Mais ces deux outils réunis ne nous indiquaient toujours pas le niveau d'usage, de notoriété et d'intérêt du public pour les mots, les thèmes, les expressions. Mis à part un ou deux exemples d'utilisation et quelques indications générales qui nous permettaient d'identifier les termes d'argot ou de spécialistes, les mots étaient définis sans que soit quantifié leur usage.

Aujourd'hui, sur Internet, nous avons des outils incroyables à notre disposition. Il est possible de connaître les tendances des recherches, grâce à Google Trends, autour duquel j'avais rédigé un billet dernièrement : "Ecrire pour le web, une question dépassée ?".

Mais Google Trends n'a d'intérêt que sur des mots clés à fort volume de recherche. Pour explorer la "longue traîne" des mots clés, c'est à dire les expressions les plus fines et les plus variées, le générateur de mots clés de Google est un bien meilleur outil, à mon avis.

Le générateur de mots clés porte mal son nom : certes, il fournit des idées de mots clés et d'expressions connexes, tel un dictionnaire des synonymes moderne... mais il indique surtout le trafic mensuel sur ces mots clés.

Il vous suffit de taper n'importe quelle expression et vous obtenez cette indication ultra stratégique : le nombre de recherches mensuelles effectuées sur cette expression. Avec, en plus, une indication du niveau de concurrence sur ces mots clés (dans l'optique d'un référencement payant) ainsi qu'un aperçu grossier de l'évolution des recherches (mais là, mieux vaut retourner vers Google Trends).

Deux exemples concrets...

La Commission européenne envisageait la création d'un site web destiné aux petites entreprises (qui représentent 80% de l'économie). Ce site devait héberger de l'information à propos de la législation et des outils relatifs à la création et à la gestion de petites et moyennes entreprises. Le terme "small business" était envisagé par notre client. Mais un détour vers le générateur de mots clés permet de constater immédiatement que "SME" (ou "PME" en Français) est une expression 7 ou 8 fois plus recherchée! Et -Quelle chance!- elle est moins concurrencée (certes, l'institution publique ne va pas opter pour le référencement payant, mais ces statistiques d'usage sont tout de même le signe de la volonté d'autres acteurs d'exploiter tels ou tels mots clés, et donc l'indice d'une probable concurrence éditoriale).

Dans un tel cas, pas d'hésitation, nous avons intérêt à positionner le site prioritairement sur l'expression plus populaire et moins concurrencée. Bien sûr, les choses ne sont pas toujours aussi simples.

Parfois, on peut observer un potentiel de trafic significativement différent entre un pluriel et un singulier. Ci-dessous, le terme "grant", au singulier, est légèrement plus recherché que "grants", au pluriel. Et il est nettement moins concurrencé.

Naturellement, il faut aussi évaluer les différences de connotation entre telle ou telle expression, qui sont rarement strictement équivalentes. Le potentiel de trafic n'est qu'un éclairage parmi d'autres de la force d'un mot.

Le potentiel de trafic n'est qu'un éclairage parmi d'autres de la force d'un mot.

Notez que le générateur de mots clés propose des filtres par langue et par pays, qui permettent d'affiner encore les analyses. Point important dans le cas de la Commission européenne, mais aussi de certaines multinationales que j'ai la chance de compter parmi mes clients.

Franchement, si vous êtes rédacteur, gardez le générateur de mots clés à portée de la main. Un incontournable.