E-mail, RSS, web social : quels canaux "poussent" le mieux vos contenus ?
Publié par Jean-Marc Hardy le 13 décembre 2010
Internet, c'est comme un marché à la criée.
Si vous ne faites pas de grands gestes, de rabattage explicite, d'interpellations directes, vous tombez dans l'oubli.
Un site web, aussi intéressant soit-il, livré à sa propre existence, éprouve des difficultés à générer un trafic régulier et croissant.
Pendant les premières années du Web, la newsletter e-mail restait le meilleur moyen de pousser les contenus (on parle du "push", en Anglais, notion parfois galvaudée).
Ensuite, les blogs ont démocratisé les flux RSS.
Et plus récemment, les médias sociaux ont pris de l'ampleur et contribuent, eux aussi, à propulser vos contenus.
Chaque approche a ses avantages et ses inconvénients :

Chacun de ces canaux correspond aussi à un profil socio-démographique différent. Les tranches d'âge jeunes sont très actives sur Facebook. L'e-mail reste plus pertinent pour toucher une audience adulte. Twitter est moins "grand public", mais peut s'avérer extrêmement efficace dans la mesure où on y trouve les "influenceurs d'opinion".
Si vous pouviez m'aider à étoffer ce tableau, ce serait génial... vos commentaires sont bienvenus !
J'aimerais également collecter des statistiques d'entreprises sur la part de trafic généré respectivement par l'e-mail, le RSS et les médias sociaux. En possédez-vous ?

En ce qui me concerne, c'est ma newsletter e-mail qui continue de provoquer le pic de trafic le plus net. Elle peut m'amener entre 500 et 1000 visites, là où Twitter et Netvibes m'apportent respectivement une cinquantaine de visites à chaque billet posté. Mais c'est fortement lié à l'historique : ma newsletter e-mail existe depuis plusieurs années, alors que ma présence sur Twitter est beaucoup plus récente et moyennement active.
Parmi les outils sociaux, Facebook génère 13 fois plus de trafic que Twitter sur les sites d'actualités.
Notez que le monde réel peut également contribuer à déclencher des visites vers les plate-formes où vous êtes présents sur le web.
La marque de ketchup Heinz l'a bien compris en plaçant un "Find us on Facebook" sur certaines de ses bouteilles :

Alors, entre l'e-mail, le RSS, Facebook et le reste, quel canal de diffusion choisir ?
Probablement plusieurs d'entre eux ! Il convient de multiplier ces approches, plus complémentaires qu'exclusives.
La dispersion des plate-formes complique, en revanche, la mesure de l'audience. Vos contenus, lus sur Netvibes, sur Twitter ou dans un e-mail transféré à un tiers, échappent parfois à vos statistiques. Votre lectorat existe au-delà des frontières de votre site web.


