Feedback utilisateur : tout de suite ou jamais

J'ai parlé avec de nombreux webmasters à ce sujet, et le constat reste toujours le même : très peu d'utilisateurs (moins de 1% bien souvent) prennent la peine de donner leur avis à propos du site dans les rubriques prévues à cet effet.

Les sites web qui prévoient une rubrique "Feedback" générique (comme ci-dessous, la rubrique "Réagir", au sein d'une barre d'outils de navigation) génèrent, la plupart du temps, un taux de participation décevant.

Source : EUlisses


En revanche, des formules beaucoup plus immédiates se développent de plus en plus. Voyez, par exemple, comment le manuel d'aide en ligne de Google Analytics évalue, sur le tas, la satisfaction des utilisateurs. L'interaction se fait dans la page même. Le formulaire, lui-même, réagit en temps réel sans exiger un rafraîchissement de la page ni l'encodage de quelconques données personnelles (que Google aura sans doute déjà néanmoins collectées).

Source : Google Analytics

Appréciable également : la précision des questions. Plutôt que de demander aux gens si le site, dans l'ensemble leur plait (ce qui ne nous apportera pas grand chose), on les interroge de manière beaucoup plus concrète et contextuelle : "Est-ce que cette page contient l'information que vous cherchiez ?", "Est-ce que nos explications sont compréhensibles ?", "Est-ce qu'il manque des précisions ?".

Feedback immédiat, feedback contextuel, feedback concis et feedback précis sont, à mon avis, quatre règles à respecter si vous désirez faire parler vos utilisateurs.

Connaissez-vous d'autres exemples à suivre en la matière ?

N'abusez pas des menus déroulants !

Le site web de l'Office National du Tourisme du Luxembourg est le roi des menus déroulants inutiles...

Chacun des trois menus ci-dessous ne comprend qu'une et une seule option...

Faut-il rappeler qu'un menu déroulant n'a de sens que s'il contient plusieurs options ?

Cinémas en ligne : UGC face à Kinepolis

L’art du grand écran pourrait nous mener vers des sites web épurés, scénarisés, efficaces et de grande qualité esthétique. Il n’en est rien en ce qui concerne les sites web de nos principaux complexes cinématographiques. L’UGC vend ses films comme on vendrait des tickets de métro, et le Kinepolis se disperse.

Découvrez mon dernier dossier thématique : cinémas en ligne.

Et si vous désirez compléter l'analyse, comme d'habitude, vos commentaires m'intéressent.

Caddyhome contre Collivery

10 ans après les premières expériences de vente en ligne, comment se comportent les caddies virtuels de nos grandes surfaces ?

Ce mois-ci, nous confrontons les services Collivery et Caddyhome, respectivement rattachés aux magasins Colruyt et Delhaize.

L’ergonomie s’améliore, avec une longueur d’avance pour Caddyhome. Mais des progrès demeurent possibles, de part et d’autre, à travers un enrichissement de l’environnement visuel et une interactivité renforcée.

A lire : Caddyhome contre Collivery.

Position, format, couleur, libellé : soignez vos boutons !

Je planifie régulièrement mes déplacements en train via le site de la SNCB.

Récemment, quelques modifications sont intervenues au niveau de la réservation des billets.

L'accès au formulaire est plus immédiat au départ de la page d'accueil. Ca, c'est pour l'amélioration.

En revanche, un détail que je trouve fort gênant, dans la première étape de la procédure, c'est le bouton d'envoi des données.

Plusieurs caractéristiques de ce bouton pourrait être améliorées en vue de rendre son usage plus évident :

  • La position : Il est plus naturel de placer les boutons de confirmation d'un formulaire en bas à droite. Ici, il est à gauche et perd de sa puissance par rapport au sens habituel de lecture. Le lien "Plus d'options", par définition facultatif, apparaît, du coup, plus présent que le bouton principal.
  • Le format : La taille du bouton me paraît fort modeste. Le texte est comprimé et peu lisible. Le bouton manque de présence.
  • La couleur : La couleur grise n'est pas des plus propices à attirer le regard. Le rouge ou le vert, voire un bleu électrique en cohérence avec la charte graphique, me paraîtraient plus efficaces.
  • Le libellé : L'instruction "Afficher trains" sonne un peu sèche. On pourrait remplacer par "Afficher les trains disponibles" pour plus de convivialité. Il n'y a aucun mal à utiliser trois ou quatre mots plutôt que deux, si c'est pour gagner en clarté.


Vous êtes d'accord avec moi ou je cherche la petite bête ? ;-)

Référencement : les Assurances AP ont eu une (presque) bonne idée

En ces temps difficiles, il est bon d'associer le mot clé "sécurité" à toute la panoplie de produits financiers.

Aussi, les Assurances AP ont eu l'excellente idée de créer le nom de domaine www.epargnepensionsecurite.be.

Malheureusement, ils ont négligé nos recommandations sur l'usage du trait d'union dans les URLs. Les mots clés, certes bien choisis, sont ici noyés.

Vous me direz sans doute que ce site web est le fruit d'une action commerciale momentanée, relayée par la radio notamment, et qu'il n'a pas besoin de se faire référencé dans les moteurs.

Je vous répondrai qu'un nom de domaine comme celui-là vaut la peine de faire l'objet d'une stratégie de visibilité à long terme. Et pour Google, un trait d'union, ça compte.

Ces blogueurs qu'on achète... maladroitement

Je viens de recevoir un courrier qui est l'exemple même, à mon sens, d'une approche naïve de la blogosphère à des fins marketing...

Je cite :

Bonjour,

Chargée de markéting sur des portails de jeux en ligne et de finance, je recherche actuellement des blogueurs qualifiés qui rédigeront, sur leurs blogs, des articles sur les services et produits dont je suis chargée de faire la promotion.

Pour ce faire, une contrepartie financière vous sera versée, allant en général de 10 à 30 euros en fonction de votre site et certains autres paramètres à définir ensemble.

Nous nous engagerons à vous payer sur votre compte Paypal rapidement après la mise en ligne de votre article. De votre côté il faudra aussi respecter certaines règles quant à la rédaction et la mise en place de cet article.

Impatiente de vous voir rédiger vos premières lignes, je vous dis à bientôt.

Traduction :

Je recherche des blogueurs qualifiés mais qui sont prêts à se faire lobotomiser en échange de cacahouètes... Et bien non, Madame, moi, je ne mange pas de ce pain-là !

Obama - Mc Cain : duel sur la homepage

Bla

Comment les candidats à la présidence américaine exploitent-ils le média Internet ? Comment la campagne est-elle menée en ligne dans un pays qui garde bien souvent une longueur d’avance en matière de Web ?

Ce mois-ci, je vous propose une analyse des pages d’accueil de Mc Cain et d’Obama à l’approche des élections. Analyse totalement indépendante de toute conviction politique.

Chers lecteurs, comme d'habitude, n'hésitez pas à apporter votre point de vue.

Est-ce que vous pouvez répéter ?

En matière de langue de bois administrative, voici un des extraits les plus croustillants qui m'aient été offerts récemment :

"C'est à partir de ce constat et de l'objectif qu'elle s'est fixé de pouvoir, si nécessaire à l'instant "T", dérouler avec le maximum d'efficience le dispositif ad hoc, que la collectivité a décidé d'identifier en son sein une nouvelle fonction transversale, celle d'animateur du schéma global de sécurité, dont la mission a été définie comme suit..."

Source : un intranet qui annonce, en page d'accueil, la création d'une nouvelle fonction au sein de l'institution.

On aurait pu dire tout aussi bien : "Nous venons de créer une nouvelle fonction, celle de coordinateur des questions de sécurité." Soit 14 mots simples, au lieu de 64 mots compliqués.


A lire dans la même gamme : "Communication importante".

Moteur de recherche sectaire

Pour des raisons techniques, il n'est pas rare de voir des informations rognées dans les pages web : champs trop courts pour accueillir le texte prévu, cadres aux dimensions insuffisantes,...

Dans le cas présent, cela en devient croustillant : les "secteurs" ayant été amputés, ce menu déroulant propose une recherche... par secte !

Capture d'écran réalisée sur le site Bilans gratuits, septembre 2008.

Merci à Delphyne pour l'exemple.