Ergonomie améliorée sous Windows 7

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J’aime l’ergonomie inventive. Les petits détails qui augmentent le confort sans perturber les habitudes. La barre des tâches de Windows s’est ainsi améliorée… il n’est plus nécessaire de cliquer sur l’icône de l’application concernée pour en observer le niveau de téléchargement. Désormais, la jauge apparaît directement dans la barre des tâches (voir les 36% ci-dessous).

Cette amélioration nous ramène à deux principes d’ergonomie décrits par Scapin et Bastien : les actions minimales (ne pas devoir cliquer) et le feedback immédiat (l’état du système est visible en temps réel).

Autre amélioration : l’outil de capture d’écran. Bien sûr, il existait déjà des petits logiciels de capture efficaces, mais à présent, cet outil fait partie intégrante de Windows 7. Et je m’en donne à cœur joie, moi qui aime épingler des morceaux d’interfaces à travers mes audits de sites web que je veux très visuels.

P.S. Oui, je sais, vous utilisez un Mac et ça fait 10 ans que vous profitez de tout ça ;-)

Les menus contextuels fleurissent sur les sites médias

Il est des moments où une actualité spécifique prend une ampleur telle qu'elle mérite d'apparaître en tête de rayon.

Les médias commencent à bien le comprendre et se mettent à intégrer des menus contextuels.

Ci-dessous, Le Monde en ligne place le Japon et la Lybie en avant, en raison d'une actualité évidente.

Source : lemonde.fr


Ci-dessous, le journal Le Soir fait la même chose, mais de manière un peu moins ergonomique. A la différence du Monde, aucun changement de couleur ne permet de distinguer le menu contextuel du menu générique. La proximité des intitulés "crise politique" et "Belgique", par exemple, me semble un peu gênante, étant donné qu'il s'agit de la crise politique belge.

Source : lesoir.be


Notez que la solution du menu contextuel peut intéresser également les sites commerciaux, comme la Fnac, ci-dessous, pendant les fêtes de Noël.

Source : fnac.com


Cette solution exige un minimum de souplesse de la part de votre CMS (outil de gestion du site web).


Si vous repérez d'autres exemples intéressants de menus contextuels, ce serait sympa de nous en faire profiter en commentaires.

Le nuage de mots clés : pour visualiser les résultats d'une étude

Je parcourais cette étude de satisfaction sur l'iPad, réalisée par le laboratoire d'ergonomie logicielle de l'Université du Wichita, et j'ai apprécié une utilisation originale du nuage de mots clés.

A l'intérieur des sites web, les nuages de mots clés m'apparaissent souvent surfaits ou "gadgets". Les concepteurs de sites web en sont largement revenus de cet effet de mode.

Le nuage de mots clés n'est pas une solution miracle. Son efficacité dépend autant de la forme (grandeur du nuage, finesse des variations de taille et de couleur) que du contenu (pertinence des mots clés évoqués, signification concrète,...).

Ci-dessous, par exemple, les contrastes de taille, entre les mots, restent insuffisants pour offrir un relief intéressant et faire émerger les tendances.

Source : un article de Fred Boucher


Ci-dessous, les contrastes sont mieux marqués, et la couleur amène un élément supplémentaire de différenciation visuelle (encore faut-il lui donner du sens).

En revanche, certains mots ont peu d'intérêt : les adverbes ("également") ou prépositions ("donc") devraient être éliminés du nuage. Seuls les noms propres ou les noms communs ont de l'intérêt, la plupart du temps.

Source : le Lycée Claude Monet


Le nuage de mots clés, plus qu'un outil de navigation, est une manière de présenter, de manière visuelle, un panorama de contenu.

Particulièrement utile lorsqu'il est question de faire émerger des tendances.

C'est pourquoi j'ai trouvé fort intéressante l'idée du laboratoire de l'Université du Wichita, de présenter certains résultats d'un sondage sur l'iPad sous forme de mots clés.

Ci-dessous, les désavantages de l'iPad, tels qu'exprimés par les utilisateurs. Les mots "camera", "flash", "keyboard", "multitasking", par exemple, font ressortir des lacunes perçues comme importantes par plus d'un utilisateur.


Bien sûr, il ne s'agit que d'un mode de présentation complémentaire, particulièrement utile pour :

  • traiter les résultats d'une question ouverte (les questions fermées seront préférablement représentées par des graphiques classiques en bâtonnets ou camemberts) ;
  • donner un aperçu rapide dans un résumé d'étude ("executive summary").

Cela ne dispense pas de fournir, en parallèle, toutes les données de l'étude. Le laboratoire du Wichita reste d'ailleurs un exemple en la matière, par sa démarche rigoureuse, très académique.

monguidesante.com témoigne joliment de son interactivité

Dans le monde réel, c'est bien connu : le monde attire le monde.

A tel point qu'il m'arrive de prendre en pitié une terrasse injustement vide, face à une autre, qui déborde de clients.

Sur Internet, média virtuel, il est tout aussi important, voire plus, de témoigner de l'affluence.

L'affluence donne confiance.

Si d'autres l'ont fait, pourquoi pas moi ?

Si d'autres s'arrêtent, c'est que ça vaut la peine.

J'aime la façon dont le site monguidesante.com témoigne du mouvement qu'il génère.

Bien sûr, de nombreux sites affichent déjà un compteur, du genre "6 visiteurs en ce moment".

Mais, ici, le rendu est plus visuel et plus qualitatif.

Les derniers produits achetés, consultés ou évalués apparaissent en flux tendu, à un rythme qui témoigne du succès du site (c'est une condition, sans laquelle l'effet peut s'avérer très contre-productif).

Ces témoignages de confiance me paraissent particulièrement cruciaux dans le cas présent, puisque nous avons affaire à un domaine potentiellement très délicat (et très légiféré) : la santé.


Plus bas dans la page, une jauge de trafic apparaît.

L'effet visuel est sympathique, mais la signification me semble ici bien trop floue.

A partir de combien de visiteurs le témoin passe-t-il au rouge ?

Peu utile, à mon sens, en comparaison et en surplus de l'autre module.


Vous connaissez d'autres sites qui témoignent joliment de leur interactivité ?

Feedback qualitatif express : une forme d'interactivité à développer

Il est de notoriété publique que les visiteurs d'un site web ou même d'un blog n'interagissent que fort épisodiquement avec l'éditeur, même lorsque la possibilité leur est offerte de manière très visible et très immédiate. Pour donner un ordre de grandeur : environ un visiteur sur 100 (*), en moyenne, prendra la peine de réagir.

Les commentaires, à vrai dire, demandent une certaine implication et exposent les utilisateurs aux réactions des autres usagers.

C'est pourquoi j'aime cette formule intermédiaire entre le "I Like" de Facebook (basique) et les commentaires ouverts (qui exigent davantage d'engagement de la part du visiteur).

Source : Hotels-Live.com

Je trouve que cette formule convient particulièrement bien à un blog.

Elle n'exclut pas la possibilité de poster des commentaires ouverts et non délimités.

Elle pourrait très bien être adaptée à des contextes éditoriaux différents.

Je trouve que le sondage contextuel immédiat reste sous-utilisé, comme technique d'écriture interactive.

Je rêve que cette approche se banalise et devienne une fonctionnalité offerte en permanence au rédacteur, et non un module séparé du contenu proprement dit.

Je pourrais vous poser des questions à tout moment :

  • Vous êtes sur la même longueur d'onde ?
  • Vous vous en foutez ?
  • Vous trouvez que j'exagère ?

Un petit clin d'oeil de souris vous permettrait de me répondre, dans le contexte de l'article.


A lire aussi : Feedback utilisateur : tout de suite ou jamais


(*) Vous avez d'autres chiffres ?

Sur ce détail, je pense que Google reviendra en arrière...

Catégories : Ergonomie - Innovations - Réflexions

Je vous parlais encore hier de la finesse avec laquelle Google innove, en permanence, en toute discrétion.

Même si, sur certains détails, je prédis un retour en arrière.

Par exemple, cet effet d'apparition de l'interface en deux temps...

Ce que vous voyez dans un premier temps...

Ce que vous voyez en passant la souris sur l'écran...

Au tout début, j'ai apprécié le clin d'oeil, l'idée d'une interface hyper épurée, jusqu'au moment où on l'active.

Mais cet effet au passage de la souris, en mode "fondu enchaîné", provoque vite un micro-agacement. Sensation personnelle, mais que j'ai entendu exprimer par d'autres.

C'est pourquoi je prédis un retour, à terme, vers une interface statique.

On parie ?

En revanche, la possibilité (récente) de personnaliser le fond d'écran pourrait tenir la distance, à mon humble avis. Car, bien que très facultative, elle ne gêne en rien l'interface, présentée comme une option discrète et décentrée (en bas à gauche).

Source : Jean-Marc Hardy, trip en VTT, récemment, en Forêt Noire.

Le nouveau Google : ergonomie enrichie

Comme vous le savez sans doute déjà, Google vient de modifier en partie ses interfaces.

Il s'agit plus d'une évolution que d'une révolution. La page d'accueil reste plus ou moins identique. Les pages de résultats s'enrichissent de fonctionnalités (présentes dans une colonne à gauche) qui existaient déjà pour la plupart, mais dont l'accès était moins direct.

Comme le montre le Journal du Net, cet enrichissement fonctionnel ne se fait pas aux dépens de la quantité de résultats affichée dans l'écran. C'est même l'inverse qui se produit.


Icône + texte
Les résultats, globaux par défaut, peuvent être filtrés en un clic sur base de différents formats (images, vidéos, discussions,...). Google a créé une palette d'icônes, soutenues par des libellés textes. Des études d'ergonomie qui ne datent pas d'hier, mais remontent aux débuts de l'informatique, démontrent que les interfaces qui associent un libellé texte et une icône visuelle obtiennent les meilleurs résultats (comparativement au recours au texte seul ou à l'image seule).


Affinement progressif
Plus les utilisateurs activent les critères, plus il en apparaît. L'interface s'étoffe à mesure que la recherche se précise, selon le principe du WYSIWYN ("What You See Is What You Need").


Exploration chronologique
Le nouveau Google combine le chaud et le froid : les résultats en temps réel et l'histoire ancienne. D'un côté, le bouillonnement constant de l'information et de la rumeur, à travers des extraits de Twitter, notamment. A l'autre bout, la possibilité d'explorer des documents anciens, jusque dans le profond Moyen-âge.


Roue magique
Certaines représentations alternatives permettront de parcourir les résultats d'une autre manière. Le système de la "roue magique" me rappelle l'ancien moteur de recherche visuel Kartoo, aujourd'hui disparu de la toile. Il offre la possibilité d'explorer les principales branches sémantiques liées à l'expression recherchée.


Pied de page
En bas de page, l'utilisateur peut désormais réintroduire une recherche, rechercher "dans les résultats", obtenir des conseils de recherche ou envoyer des commentaires.


Consistantes améliorations, donc, même si rien n'est jamais très spectaculaire avec Google (continuité et utilisabilité obligent).

J'attends avec curiosité les premières données sur l'évolution des comportements utilisateurs face à ces changements. Par exemple le taux d'utilisation des paramètres de filtre avancés.

Et vous, vous avez l'impression que votre utilisation du moteur va être affectée par ces nouvelles options à portée de souris ?

Géolocalisation + participation = e-democratie

Je viens de participer, avec quelques collègues de la société TIPIK, à un audit de site web dans le domaine de la gestion publique locale.

Plus ou moins toutes les communes disposent, aujourd'hui, d'un site Internet, en général assez actif.

Les gestionnaires de sites web consacrent leur énergie, peut-être un peu trop souvent, à l'éditorial pur : les "news", les "événements",... Avec une approche de type journalistique.

Cependant, je conseille de songer à investir davantage dans les contenus de fond, sur les matières strictement communales. Et la géolocalisation est une opportunité magnifique pour les institutions locales.

Ci-dessous, la commune de Farciennes positionne les pharmacies de garde sur une carte géographique. Une idée simple, mais très efficace.


Ci-dessous, à Zeeburg, aux Pays-Bas, les citoyens ont la possibilité de glisser des icônes sur la carte, afin de signaler des problèmes (un trou dans la route, un arbre qui menace de tomber, une plaine de jeu vandalisée,...) ou émettre des suggestions (et si on peignait ce mur en jaune ?).


Rien à voir avec la géolocalisation, mais, ci-dessous, à Metz, les conseils municipaux font l'objet d'un compte-rendu audio. La façon de naviguer à travers les sujets et les interventions nous a semblé particulièrement conviviale, à l'heure où de nombreuses communes continuent à balancer un PV très administratif au format PDF aussi digeste qu'une choucroute froide.


Et dans votre commune, ça bouge ?

Ergonomie des navigateurs web : améliorations discrètes

Catégories : Ergonomie - Innovations

La dernière version de Firefox intègre la possibilité contextuelle d'ajouter un onglet.

Le petit "+" semble très intuitif. J'adore ce genre d'amélioration, peu spectaculaire, tellement elle semble naturelle. Mais il fallait y penser.

En réalité -une fois n'est pas coutume-, c'est Internet Explorer qui avait innové. Seule différence: le petit "+" n'apparaît pas avec Internet Explorer. Une icône moins évidente apparaît uniquement au survol de la souris. Firefox s'est donc inspiré de son concurrent, en rendant les choses encore un cran plus claires.

L'ergonomie, c'est ce sens du détail. Ces mini raccourcis qui facilitent la vie.

La vidéo, pour animer les choix de navigation

Que pensez-vous de cette idée d'animer des boutons à l'aide d'éléments vidéos ?

Un exemple est accessible sur le site web de la société ACERTA, qui offre des services en création et gestion d'entreprise.

Source : www.prioritealhumain.be.

Outre leur mouvement, le fait que les personnages débordent du cadre strict du bouton attire évidemment l'attention.

Percutant ou perturbant ?

Futile gadget ou intéressante recette ?

Mon avis personnel : la formule se défend bien pour un choix simple (trois ou quatre options) et proéminent (choix de navigation centraux), comme c'est le cas ici. Les barres de menu permanentes (en haut ou à gauche) doivent rester sobres, je pense, pour ne pas perturber le contenu proprement dit. Le mouvement doit rester modéré, afin d'éviter une cacophonie nerveuse dans la page.

D'autres exemples dans la gamme ?