Code de l'écriture web : article 24.2 alinéa 8
Publié par Jean-Marc Hardy le 26 mars 2007
Je suis chaque fois surpris lorsque j'entends parler de l'écriture web comme d'une réalité monolithique. Chaque fois étonné que l'on évoque les préceptes de l'écriture web comme on ferait référence aux dix commandements (que ce soit pour s'incliner ou pour se rebeller). Chaque fois déconcerté qu'on prête aux règles de rédaction web une existence aussi définie que les normes du Code civil.
En ce qui me concerne, oui, c'est vrai, j'ai tenté dès avril 2001 de théoriser l'impact des nouveaux médias sur nos modes d'écriture. Mais il me semble l'avoir fait avec beaucoup de précautions. Dès le départ, j'ai préféré aborder l'écriture web sous la forme d'une interrogation.
Il en est de même de la plupart de mes confrères : à ma connaissance, pas un spécialiste francophone de ladite écriture web ne s'enferme dans des principes carrés.
- Sébastien Bailly relativise parfaitement.
- Joël Ronez pratique l'auto-dérision.
- Xavier de Mazenod reste alerte.
- François Hubert se méfie du ghetto dans lequel nous enferment les recettes de rédaction.
- Dernière venue mais très active, Muriel Vandermeulen n'a rien de dogmatique non plus dans son approche.
Aucun d'entre nous ne songerait, web ou pas web, à gommer la nécessité de nous adapter au contexte de communication ou à l'audience visée. Même Jakob Nielsen, derrière son discours anguleux, apporte souvent la nuance.
Alors, la prochaine fois que vous parlerez des préceptes de l'écriture web, s'il vous plait, précisez votre pensée ;-)
