Meetic s'intéresse aux... droits de l'homme

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J'effectuais, hier, une recherche sur les "droits de l'homme".

La publicité latérale, signée Meetic, m'a pour le moins surpris.

Du coup, j'ai testé "Droits de l'enfant" et "Droits de la femme"... et tout va bien, Nintendo et Loréal n'y sont pas présents ;-)

Désapprendre la littérature

Lorsque nous apprenons à écrire à l'école, on nous donne souvent la littérature à titre de repère.

Sommes-nous armés pour rédiger un hyperlien, un bouton, un menu ?

Pas certain.

La littérature améliore-t-elle les taux de conversion ?... Rien n'est moins sûr.


Peut-être serait-il utile aussi d'apprendre, à l'école, à maîtriser cette forme d'écriture interactive et opérationnelle, si nécessaire au Web, non ?

C'est, en tout cas, l'objectif que je vise lors de ma formation "écrire pour le web" en entreprise.


P.S. A part ça, la littérature, j'adore. Pour l'instant (c'est-à-dire depuis deux mois), je lis "L'élégance du hérisson". Et je la trouve fameusement drôle et intelligente, Muriel Barbery.

Sexisme linguistique

Lors de ma dernière formation, j’ai accueilli 11 participantes contre 1 participant.

Je parle donc très logiquement de mes « participants ».

Et dire qu’on vient de fêter la journée de la femme !

Bon, c’est promis, si lors de ma prochaine formation web, le rapport est de 20 contre 1, j’utiliserai le féminin (n’en déplaise à Grevisse et à la minorité masculine du jour). Alors… Inscrivez-vous, Mesdames ! Et remettons un peu d'ordre dans la syntaxe !

Cherchez l'intru dans ce menu !

P.S. Je ne nomme pas la source (site institutionnel public). Je ne voudrais pas me faire des ennemis ;-)

Bon, vous me direz, c'est très personnel. Mais moi, quand je suis en phase créative (oui, oui, ça m'arrive ;-), j'aime revenir au petit bout de papier et au crayon.

Rien ne me refroidit plus l'esprit qu'un logiciel trop propre. Vive le petit coin de journal où je griffonne, à une terrasse ou dans un wagon. Faire un brainstorming avec un logiciel de mind mapping, c'est comme enregistrer le bruit de la mer avec le micro de mon portable. Ca casse tout.

Oui, c'est vrai, les logiciels ont leurs arguments. On peut gommer sans crasse, on peut déplacer les items, les colorier, les rendre interactifs, les trier, les analyser, tout ce que vous voulez. Oui, c'est vrai, mais plus tard... dans un premier temps, je veux du brut, du tout cru, du jus de cerveau.

Avant :

Après

Merci Sandy quand même... au final, c'est un peu plus propre que mon dessin ;-)

Il y en a qui sont comme moi dans la salle ? Qui ont besoin de passer par le stade rustique ?

Je vous souhaite une année en très haute résolution

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Et une année de plus au compteur.

Mais le web reste si jeune, en tant que média.

10 ou 15 ans d'existence, à l'échelle de l'évolution des médias, c'est une préhistoire, un foetus. Beaucoup reste à inventer.

Ci-dessus: l'évolution du site web des institutions européennes, avec lequel je travaille depuis plus de 10 ans.

En 10 ans, ce n'est pas tant l'évolution graphique des sites web qui est remarquable, mais tout ce qui se joue derrière : gestion de contenu, mécanismes de collaboration, responsabilités éditoriales.

Cette année, j'ai senti une très nette évolution dans la maturité des demandes de mes clients. Les bases de l'ergonomie et du référencement sont mises en place chez la plupart. On entre dans la phase d'affinement. Et c'est là que les choses deviennent intéressantes.

Pour ne prendre que quelques expériences récentes...

Je remercie 3 Suisses de m'avoir invité à réfléchir aux performances des e-mailings. Ensemble, nous avons balayé le moindre paramètre susceptible d'influencer le taux de conversion : mise en page, grille de lecture, système typographique, contrastes de couleur, libellés textes, objet du mail, taille des boutons, moment de l'envoi,...

Je remercie Dexia banque de m'avoir invité à réfléchir à l'affinement de leur méthodologie de tests utilisateurs : périmètre de test, profil des participants, définition des scénarios, conception des questionnaires post-tests, anticipation des questions de relance, techniques de prise de note et de marquage en temps réel, analyse des résultats, identification des problèmes clés, recherche de solutions, consolidation des données relatives à l'expérience utilisateur.

Je remercie l'Université de Metz d'avoir mis en place un module de "techniques rédactionnelles en ligne", et de m'avoir invité à donner ce module. Les futurs journalistes ne peuvent plus ignorer le web.

Merci à tous ceux qui m'ont fait confiance, cette année, à travers des demandes de formation, de coaching et de conseil. Bonne année à vous, chers lecteurs, clients, amis. Dans votre profession, mais aussi dans votre vie au sens large. Car la vie ne tient pas dans 1024 x 768 pixels !

60 questions... 60 systèmes... 60 maximes

Catégories : A lire - Humeur - Référencement

Mais qu'est-ce qu'ils ont à me voler "mon" chiffre 60 !

Bon, vous me direz, un chiffre, ça fait partie du patrimoine universel.

Il n'y a que les américains pour aller breveter le chiffre "3" ou "328".

Mais tout de même...

Petit historique...

En 2004, je publie "Réussir son site web en 60 fiches", et le site web de consultant qui l'accompagne.

En 2007, Patricia Gallot-Lavallée décortique "60 systèmes de navigation".

Et voilà qu'en 2009, Maxime Grandchamp renchérit avec les "60 maximes du référencement".

Vous l'aurez compris, mon indignation n'est qu'un clin d'oeil... je vous invite à lire tous ces ouvrages qui couvrent des champs très complémentaires qui intéresseront les professionnels du Web.

La solitude de l'architecte d'information

Vous êtes un architecte d'information modèle.

  • Vous avez pris soin d'apprivoiser les contenus de votre client.
  • Vous avez interrogé les uns et les autres.
  • Vous avez analysé l'existant.
  • Vous avez analysé le potentiel.
  • Vous avez analysé la concurrence.
  • Vous avez même imaginé plus loin, en mode "tempête de cerveaux".
  • Vous avez pris soin de créer différentes entrées logiques vers le contenu
  • Vous avez créé une structure qui répond aux principaux scénarios utilisateurs.
  • Vous avez pris soin de limiter la profondeur et la complexité de votre architecture, allant à l'essentiel.
  • Vous avez couronné le tout de libellés percutants, informatifs et cohérents.
  • Votre structure de contenus est parfaite.

Oui, mais, c'est sans compter le fait que...

  • Le juriste maison trouve vos intitulés un peu trop compréhensibles... il vous demande de changer "Notre équipe" en "Structure organisationnelle"... vous avez beau lui expliquer que le site vise Monsieur-tout-le-monde... rien à faire !
  • La secrétaire zélée vous enjoint de rajouter 4 rubriques, demandées par Blackberry par son Directeur de département, en séminaire à Biarritz... ce qui déséquilibre complètement votre structure, mais on s'en fout.
  • Le consultant en marketing invité autour de la table raille votre structure trop "premier degré"... sa créativité indomptable le pousse à baptiser le bouton "Passer commande" en "Youplaboum!"... vous tentez de lui parler son langage et de lui faire comprendre le risque en termes de taux de conversion... mais l'art pour l'art s'impose.
  • Et, pour finir de faire voler en éclat votre château de cartes, le vice-président débarque en fin de réunion pour exiger, d'autorité, "son" bouton, telle une tache de tomate sur votre costume neuf.
  • Vous avez envie de crier à l'assemblée : "Et une intro en flash ou un compteur de visites, tant que vous y êtes ?!?"
  • Mais le client, c'est le client.

Ceci dit, le Web sans les humains qui le font et qui l'utilisent, ce serait moins drôle, non ?

Dangereux métier que formateur !

Catégories : Clients - Humeur

Conseil de l'Union Européenne, 14h38, j'interromps brutalement ma formation Ecrire pour le web, pour cause d'alerte catastrophe...

Ce n'était qu'un exercice simulateur... qui n'a eu pour victimes qu'une dizaine de slides sur le rôle des images dans un site web.

Au fait, quel est le vrai danger d'une formation ?

  • Collectionner des évaluations catastrophiques ? (*)
  • Glisser sur l'estrade et finir la tête dans le seau à craie ?
  • Oublier sa clé USB et devoir mimer le site web du Parlement européen ?
  • Se gausser du site web de la soeur d'un participant amateur de boxe thaïlandaise ?
  • Tomber amoureux d'une participante ?
  • Terminer deux heures trop tôt et devoir meubler le temps qui reste en jouant à pierre-papier-ciseaux ?


(*) Du genre : "Je n'ai rien appris de nouveau. Le formateur était soporifique, prévisible et schizophrène. Il me donne envie de changer de métier. Bucheron ou maître nageur, j'hésite."

Ne vous inquiétez pas. Je suis juste un peu fatigué. J'adore le métier de formateur.

Vraiment.

Il faut une marque forte pour se permettre ça...

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Cela fait un bon petit temps que j'apprécie les variations du logo Google. Et je ne vous apprends rien en les mentionnant.

Mais, celle-là, elle fait fort, non ?

Il faut une identité solide pour se permettre de telles fantaisies. Les vieilles entreprises, avec leurs chartes graphiques bétonnées et défensives, peuvent aller se rhabiller, non ?

Google continue de faire fort, je trouve, entre la simplicité fonctionnelle, rigoureusement préservée, et le clin d'oeil graphique, en pleine complicité avec la communauté des utilisateurs.

C'est pas moi qui pourrais me le permettre :

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... n'est-ce pas ?