Je ne citerai pas de noms. Mais je peux vous assurer que certaines grosses entreprises naviguent encore dans le brouillard en ce qui concerne l'évaluation de l'impact de leur site web. C'est-à-dire qu'elles n'ont pas accès à des statistiques de fréquentation dignes de ce nom pour se faire une idée objective du succès de leur présence en ligne.

Tous les secteurs sont concernés : bancaire, pharmaceutique, média,...

Il m'est arrivé, à plusieurs reprises, de travailler pour des entreprises multinationales qui n'ont même aucune idée du nombre de sites web qu'elles possèdent. La première étape à franchir reste souvent l'inventaire de l'existant.

Alors, les tests utilisateurs, n'en parlons pas ! Seules quelques sociétés à la pointe commencent à s'y intéresser.

Néanmoins, la culture progresse, et les entreprises les plus intuitives et les plus "web oriented" ont saisi tout l'intérêt d'effectuer des mesures. Elles ont compris que le format et la position d'un bouton peuvent tripler leur taux de conversion, et qu'il faut en avoir le coeur net.

Certes, les statistiques sont délicates à interpréter.

Certes, certains logiciels sont chers ou difficiles à configurer, mais d'autres, sont conviviaux et distribués gratuitement.

Une grande banque qui dépense des millions d'euros en communication traditionnelle (vous savez, avec ces affiches de gens heureux et sereins grâce à leur taux d'intérêt garanti ;-)... ne peut-elle pas investir quelques deniers à optimiser l'expérience de ses clients et prospects en ligne ? Est-ce un bon calcul de snober le référencement de sa nouvelle gamme de produits ou l'ergonomie de ses simulateurs en ligne ?

De grosses entreprises qui naviguent dans le brouillard, et de petits blogueurs accrocs à leurs statistiques... avouez que c'est étrange !

Votre site web est-il en bonne santé ?

Catégories : A lire - Gestion de projet

Je viens de rédiger un article à l'adresse d'un magazine spécialisé dans le secteur médical et hospitalier. Mais il se peut que cet article intéresse un public plus large de webmasters.

Pour établir un diagnostic objectif de la santé d'un site, je recommande quatre actions complémentaires, qui sont développées dans l'article :

1. Evaluer la qualité
2. Observer les pratiques concurrentes
3. Mesurer la fréquentation et la popularité
4. Effectuer un test utilisateur

Voici l'article complet (au format PDF) pour ceux que ça intéresse.

Produire un compte rendu sous forme de carte mentale

Catégories : Outils - Gestion de projet

Les comptes rendus de réunions ou de séminaires tiennent trop souvent du procès verbal. Leur lecture reste fort rébarbative. Leur valeur opérationnelle, souvent assez maigre. Sont-ils lus d'ailleurs ?

C'est pourquoi j'adore l'idée de Brainsfeed de résumer le contenu de leurs séminaires sous forme d'une carte mentale interactive. Voyez, par exemple, le compte-rendu du séminaire sur les "recherches alternatives".

Ci-dessous, la carte mentale permet de saisir rapidement l'articulation des idées clés de la formation. Elle conduit, au final, vers des ressources en ligne, grâce aux liens hypertextes intégrés dans la carte elle-même.

Cela fait plusieurs années que je suis un adepte de la carte mentale (ou "mind mapping"), cette technique qui consiste à dessiner un "arbre à idées". Mais il ne m'était jamais venu à l'esprit de l'utiliser pour résumer le contenu d'une formation.

Je trouve l'idée excellente et compte bien m'en inspirer pour de prochaines formations ou séminaires.

Le "redesign" est une mauvaise approche

Catégories : A lire - Gestion de projet

C'est le message que Gerry Mc Govern veut nous faire passer à travers son article : "Web redesign is bad strategy".

Je le rejoins à 100 % lorsqu'il exprime ceci :

Website redesign is nearly always a bad idea because it reflects a project-based management approach. The best websites are not managed simply as projects but rather as processes.

Traduisez : Les sites web ne doivent pas être gérés comme des projets, mais comme des processus.

Un site web n'est pas une "création" qu'on réalise à un moment donné pour ensuite l'accrocher au mur et la remplacer, deux ans plus tard, lorsqu'on estime qu'elle a vieilli.



Reconcevoir entièrement votre site reste nécessaire si vous sortez de la préhistoire du web. Mais dès lors que vous avez mis en place une architecture de qualité, l'évolution de votre site se fera plus efficacement au travers de petites améliorations régulières. En matière de sites web, mieux vaut un peu de plâtra tous les jours, qu'un bulldozeur tous les deux ans.

Et cette philosophie devrait se refléter dans votre budget. Plutôt que d'investir de grosses sommes tous les deux ou trois ans dans une recréation, étalez donc votre investissement. Gardez-vous des ressources pour la maintenance au quotidien.