Actualisation des contenus : deux chiffres récents sonnent l'alerte

J'ai vu passer deux chiffres, ces derniers jours, qui, mis en parallèle, devraient claquer comme un coup de fouet dans les entreprises.

Google vient d'annoncer un nouveau changement dans ses algorithmes. L'évolution du système d'indexation, baptisé Caffeine, entend privilégier les contenus d'actualité. 35% des requêtes seront affectées par la fraîcheur de l'information dans ce nouveau mode de calcul.

Dans le même temps, un état des lieux du web français indique que 73% des sites web n'ont pas été mis à jour depuis un an !

Source : le lapin d'Alice au pays des Merveilles (Walt Disney)

Autrement dit, il est grand temps que les entreprises s'organisent pour gérer leur production de contenu.

Dans notre récente publication, "30 outils pour vos contenus web", Isabelle Canivet et moi-même abordons des concepts tels que le calendrier éditorial, la ligne éditoriale, le workflow de production des contenus,... bien nécessaires aujourd'hui.

Ce que ces chiffres ne disent pas, c'est qu'à l'autre bout, parmi les 20% d'entreprises qui investissent dans le contenu, la problématique est souvent inversée : les sites web sont boulimiques et il est urgent de les faire maigrir afin que les utilisateurs ne s'y perdent pas. L'archivage est le corollaire de l'actualisation des contenus.

Combien l'orthographe affecte la crédibilité d'un site web

Catégories : Ecrire pour le web - Etudes

Une faute d'orthographe, c'est comme une tache sur le veston d'un vendeur de produits à lessiver.

Cela vous ôte un peu de crédibilité.

Un peu... ou beaucoup, lorsque la négligence se répète.

Une faute d'orthographe (et, bien sûr, je n'en suis pas vierge), ça vous rend moins rigoureux, moins précis, moins académique, et par la force des choses, moins crédible.

Jusqu'ici, je ne vous apprends rien.

Ce qui m'intéresse et justifie mon billet, c'est d'identifier le matériel scientifique qui parle de la question : en quoi précisément, et surtout combien, l'orthographe affecte celui qui parle derrière un site web - une personne physique (un consultant blogueur, par exemple) ou une personne morale (une entreprise, une institution).


Alors voici quelques sources...

Effects of Altering Grammar and Spelling on Perceived Author Credibility, Clemson University, Psychology.

Une petite étude qui démontre que la rigueur de la langue assoit la crédibilité.

Source : Community of Undergraduate Journals Online


Errors By Bloggers Kill Credibility & Traffic, Study Finds

Près de 2/3 des personnes interrogées déclarent être moins susceptibles de faire un lien vers un article qui contient des erreurs grammaticales ou orthographiques !

Source : ReadWriteWeb, Marshall Kirkpatrick


Believe It or Not: Factors Influencing Credibility on the Web (PDF)

Cet article académique présente l'intérêt d'être fort bien documenté.

Il dit notamment :

Even a single spelling mistake can give the impression of amateurism and lead the user to reject the site as not credible.


Si vous vous intéressez aux facteurs de crédibilité des sites web, au sens large, la meilleure source académique, à ma connaissance, reste la suivante : The Web Credibility Project (Université de Stanford).

Si vous connaissez d'autres études ou expériences relatives à l'impact de l'orthographe sur l'expérience des visiteurs d'un site web, cela m'intéresse... Faites-nous en profiter en commentaires.

J'aimerais particulièrement tomber sur des recherches dans les matières suivantes :

  • Impact de l'orthographe comparé entre papier et web (Est-on plus ou moins laxiste sur les nouveaux médias?)
  • Taux de respect comparé de l'orthographe entre presse papier et presse en ligne
  • L'évolution du respect de l'orthographe (On dit que l'orthographe se perd chez les jeunes... Mais est-ce prouvé scientifiquement?)


A lire aussi :

Le nuage de mots clés : pour visualiser les résultats d'une étude

Je parcourais cette étude de satisfaction sur l'iPad, réalisée par le laboratoire d'ergonomie logicielle de l'Université du Wichita, et j'ai apprécié une utilisation originale du nuage de mots clés.

A l'intérieur des sites web, les nuages de mots clés m'apparaissent souvent surfaits ou "gadgets". Les concepteurs de sites web en sont largement revenus de cet effet de mode.

Le nuage de mots clés n'est pas une solution miracle. Son efficacité dépend autant de la forme (grandeur du nuage, finesse des variations de taille et de couleur) que du contenu (pertinence des mots clés évoqués, signification concrète,...).

Ci-dessous, par exemple, les contrastes de taille, entre les mots, restent insuffisants pour offrir un relief intéressant et faire émerger les tendances.

Source : un article de Fred Boucher


Ci-dessous, les contrastes sont mieux marqués, et la couleur amène un élément supplémentaire de différenciation visuelle (encore faut-il lui donner du sens).

En revanche, certains mots ont peu d'intérêt : les adverbes ("également") ou prépositions ("donc") devraient être éliminés du nuage. Seuls les noms propres ou les noms communs ont de l'intérêt, la plupart du temps.

Source : le Lycée Claude Monet


Le nuage de mots clés, plus qu'un outil de navigation, est une manière de présenter, de manière visuelle, un panorama de contenu.

Particulièrement utile lorsqu'il est question de faire émerger des tendances.

C'est pourquoi j'ai trouvé fort intéressante l'idée du laboratoire de l'Université du Wichita, de présenter certains résultats d'un sondage sur l'iPad sous forme de mots clés.

Ci-dessous, les désavantages de l'iPad, tels qu'exprimés par les utilisateurs. Les mots "camera", "flash", "keyboard", "multitasking", par exemple, font ressortir des lacunes perçues comme importantes par plus d'un utilisateur.


Bien sûr, il ne s'agit que d'un mode de présentation complémentaire, particulièrement utile pour :

  • traiter les résultats d'une question ouverte (les questions fermées seront préférablement représentées par des graphiques classiques en bâtonnets ou camemberts) ;
  • donner un aperçu rapide dans un résumé d'étude ("executive summary").

Cela ne dispense pas de fournir, en parallèle, toutes les données de l'étude. Le laboratoire du Wichita reste d'ailleurs un exemple en la matière, par sa démarche rigoureuse, très académique.

De l'impact des photos sur un site web

Le dernier article de Jakob Nielsen alimente, de manière fort intéressante, la réflexion sur l'impact des photos sur le Web.

En gros, me voilà rassuré de ne pas dire de bêtises lors de mes formations "écrire pour le web" (plus que quelques jours pour vous inscrire à la session des 18 et 19 novembre!).

Sous réserve de l'analyse au cas par cas, les vérités suivantes sont confirmées :

  • Le texte comptabilise, en moyenne, beaucoup plus de fixations que les photos
  • Les photos de visages humains attirent l'attention
  • Mais pas lorsque ces visages sont génériques (issues de banques d'images*)
  • Les photos informatives sont infiniment plus puissantes que les photos décoratives
  • Les photos intégrées au texte captent mieux l'attention que les photos trop latérales
  • La taille des photos compte (plus c'est grand, plus c'est vu)

Depuis le temps que je le dis ;-)

Ci-dessous, l'exemple le plus criant (mais allez lire le reste!): une photo complètement snobée du regard, tellement elle sent le papier peint ! Les utilisateurs plongent, sans perdre de temps, sur la zone fonctionnelle de la page.

Source : Jakob Nielsen


Alors ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit... L'image, dans cet exemple, reste utile, à mon sens pour équilibrer la page et lui donner un environnement agréable. La même page sans photo aurait quelque chose d'aride et de repoussant par le côté "full text". Le texte, étalé sur toute la largeur de l'écran, perdrait en lisibilité. Mais il n'empêche que la photo telle qu'elle est là, très latérale et portant uniquement sur l'ambiance, n'attire pas le coeur de l'attention. Il serait une erreur d'y placer un lien important, par exemple, ou un message.


L'article de Jakob Nielsen à lire absolument : Photos as Web Content.


(*) Vous savez, ces photos avec trois personnes au très large sourire, remplies de bonheur dans une salle de réunion ou devant un ordinateur, avec ce savant mélange ethnique extrait des banques d'images américaines : un black, un blanc, un asiatique, unis dans leur passion de l'entreprise.

Catégories : Newsletters - Web marketing - Etudes

Les données statistiques ne sont pas toujours faciles à évaluer... Un taux de conversion de 3% est-il un échec cuisant ? Un taux de désabonnement de 1% signifie-t-il un franc succès ?

Pour cette raison, il est précieux de connaître les statistiques moyennes. Et la société Experian CheetahMail France nous les livre, via le Journal du Net.

Source : Journal du Net

Ci-dessus, les tendances générales. Mais, en explorant ce dossier dans sa navigation latérale, il est possible de connaître les chiffres par secteur : B2B, Banque-assurance, Distribution, Luxe, Secteur public, Médias, Pure Players, Tourisme, Vente à distance.

Le taux d'ouverture moyen en marketing e-mail frise les 20%. La plupart du temps entre 15 et 25%. Quatre e-mails sur cinq sont donc tués dans l'oeuf, supprimés sans plus attendre, sur base de leur objet ou du nom de leur expéditeur.

Le taux de clic est de 3 ou 4%. Il atteint 10%, en moyenne, dans les contextes les plus favorables. J'avais travaillé avec 3 Suisses, notamment, et certains e-mails, ludiques ou boostés par des promotions intéressantes, atteignaient parfois 30 ou 40% de taux de clic. Il s'agit du clic au départ de l'e-mail qui, souvent, atterrit sur une page web. Dans votre "entonnoir" statistique, il faut en général prévoir un second taux de conversion, sur le site web, des visiteurs en provenance de l'e-mail. Et oui, il faut un gros volume de trafic et une audience qualifiée pour parvenir à générer un business digne de ce nom.

Le taux de désabonnement moyen oscille entre 1 et 3 pour mille. Un taux de désabonnement de 1% (question évoquée plus haut) devrait donc traduire un manque de confiance dans votre campagne.

Et vos chiffres à vous ? Ils collent avec la moyenne ?

Confort de lecture : l'écart entre l'écran et le papier se réduit

NDLR : Prenez un chrono, appuyez sur Start, et commencez la lecture de cet article.

Cela faisait 15 ans que circulait ce chiffre monolithique : « On lit 25% plus lentement à l'écran que sur papier ».

Moi-même, j'avoue, je diffusais cette donnée en formation « écrire pour le web », en y apportant un bémol de plus en plus marqué au fil du temps. Vu l'évolution des tailles d'écran, des résolutions, des matières, des habitudes, il était en effet plus que probable que l'expérience de lecture évolue.

« On lit 25% plus lentement sur le web que sur le papier »... Faites donc une recherche sur Google, en Français ou en Anglais, vous constaterez vite que cette affirmation reste très répandue dans le monde de la consultance web. Or, elle repose sur des observations de Jakob Nielsen qui remontent à 1997 !

Souvenez-vous, à cette époque, on utilisait des écrans 600 x 400 pixels, avec des fréquences de rafraîchissement à faire sortir les yeux de leurs orbites. Bon, j'exagère un peu, mais à peine.

Aujourd'hui, certains écrans proposent des résolutions d'affichage hollywoodiennes : le 1600 x 1200 pixels, par exemple. Mais dans le même temps, on a vu se multiplier de mini écrans avec les blackberries, les iPhones et autres écrans de poche. Aujourd'hui, l'iPad débarque, avec l'ambition de concurrencer le confort du papier.

Dans ce contexte, je vous fais la confidence qu'Isabelle Canivet, Muriel Vandermeulen et moi-même, trio passionné d'écriture web, nous étions déjà rencontrés dans l'idée de mettre sur pied des tests qui viendraient relativiser les vieux chiffres incontestés de Maître Nielsen. Nuancer ces 25% en fonction de la réalité polymorphe des écrans d'aujourd'hui nous paraissait une nécessité.

Mais voilà que Jakob Nielsen vient de nous devancer en réalisant une nouvelle étude portant sur la vitesse de lecture. La méthodologie est expliquée dans l'article. Les participants ont été confrontés à un extrait d'Ernest Hemingway, tant il est vrai que ce type de test de performance à la lecture n'a de sens que sur un certain volume de texte.

Quatre supports ont été testés : livre imprimé, PC, iPad et Kindle. Il en ressort que la lecture sur iPad est 6% plus lente que sur papier. On est loin des 25%. Avec les meilleurs supports électroniques, l'écart de performance se réduit donc fortement.

Mais la sensation de confort de lecture n'est pas exclusivement corrélée aux performances pures. Ainsi, les participants de l'étude ont exprimé une satisfaction élevée dans le cas de la lecture sur iPad et nettement moins élevée sur PC. Les vieux livres et les très récentes tablettes électroniques emportent l'adhésion des lecteurs, à la différence de l'écran PC, jugé rebutant.

Une approche critique me fait tout de même penser que l'attrait de l'iPad vient en partie de sa nouveauté.

Néanmoins, le message est clair : l'électronique rattrape le papier, en confort et en performance.

N.D.L.R. : Stoppez le chrono ! Combien de secondes avez-vous mis pour lire cet article ? Sur quel support ? Dans quelles conditions d'affichage ? Dites-nous tout en commentaire !

Achats en ligne : disproportions importantes en Europe

Le Journal du Net publie, ce matin, un dossier sur les comportements d'achat en ligne.

Moi qui suis souvent confronté à des projets à échelle européenne, pour le compte de la Commission ou du Parlement européens, je suis frappé par les disproportions qui persistent entre les pays membres en ce qui concerne l'adoption du média Internet.

Source : Journal du Net

82% des Britanniques ont effectué plus de 5 achats en ligne dans l'année, contre 33% des Espagnols. Le Sud de l'Europe semble moins perméable à l'arrivée des nouveaux médias.

La fréquence d'utilisation du média varie donc fortement d'un pays à l'autre. Mais au-delà de cette donnée quantitative, je serais curieux de répondre à la question suivante (qui m'est souvent posée en formation) : Existe-t-il des différences culturelles dans la manière d'utiliser le média ?

Un Grec lit-il différemment d'un Danois ? Un Tchèque se déplace-t-il différemment d'un Italien sur un site web ?

Le débat dépasse l'Europe, bien évidemment. J'avais d'ailleurs déjà évoqué le sujet dans ce billet : Sites web arabes : ergonomie en miroir.

Si vous disposez de données sur l'impact des différences culturelles sur les comportements des utilisateurs Internet, ça m'intéresse !

La Wallonie manque encore de webmasters

Il y a 2 ans, j'évoquais le manque de webmaster dans les communes wallonnes. A l'époque, 64% des communes ne disposaient pas d'un webmaster.

L'AWT (Agence Wallonne des Télécommunications) vient de publier les résultats d'une nouvelle étude, menée en 2009, sur l'état d'Internet en Région wallonne. Au niveau des sites officiels communaux, la situation progresse, mais reste étonnamment imparfaite. 48% des sites web communaux ne sont pas gérés par un webmaster attitré. Et parmi les 52% de communes ayant engagé un webmaster, seules 11% ont prévu un temps plein.

Lorsqu'on réfléchit au potentiel d'un site web communal (guichet administratif virtuel, informations culturelles et sportives, démocratie locale, etc.), on est en droit de penser que la marge de progression reste gigantesque.

Bon, maintenant, ce chiffre doit être interprété prudemment. Qu'entend-t-on par "webmaster" ? La personne qui veille à la mécanique (webmaster au profil technique) ? La personne qui coordonne le contenu (webmaster éditorial) ? Dans le contexte des CMS (outils de gestion de contenu), il est possible d'arriver à des situations où l'organisation met en place un workflow qui implique le personnel existant sans nécessairement exiger la présence de techniciens du web. Néanmoins, je reste assez convaincu de l'absolue nécessité de nommer un webmaster au sens de responsable du site web. Si le projet web n'est pas porté et incarné par un "chef", il a toutes les chances de se diluer.

Loin de moi l'idée de basculer dans une politique du tout-pour-Internet et de nier la question de la fracture numérique. Mais, globalement, le graphique ci-dessous indique une utilisation du média de plus en plus répandue. La progression du nombre d'utilisateurs d'Internet impressionne moins que l'intensification de l'usage. En trois ans, la proportion des personnes qui utilisent Internet quotidiennement est passée de 45 à 60%.

Et la tendance est évidente si l'on analyse les chiffres sous l'angle des tranches d'âge. 98% des jeunes wallons de 15 à 29 ans utilisent Internet !

L'engagement et la confiance dans les nouveaux médias se traduit également par d'autres chiffres : 47% des Wallons achètent en ligne et 28% d'entre eux ont créé un site web ou un blog. Chaque individu devient potentiellement créateur de contenu.

Quant aux entreprises, elles commencent à s'intéresser aux réseaux sociaux (16% des entreprises wallonnes présentes sur Twitter ou Facebook) et à se soucier de leur présence sur la toile (17% des entreprises wallonnes ont fait appel à des spécialistes du référencement).

Au-delà de son état des lieux, l'AWT émet une série de recommandations. Elle invite notamment à développer des bonnes pratiques sectorielles. Chose à laquelle je souscris entièrement, tant il est vrai que la manière de concevoir un site Internet varie en fonction des objectifs et des situations.

Le rapport très riche de l'AWT applique déjà, d'une certaine manière, cette approche sectorielle, en s'intéressant au secteur du tourisme par exemple.

Pour en savoir plus : baromètre 2010 TIC de la Région wallonne.

N'ayez pas peur du grand méchant "scroll"

Les utilisateurs d'Internet ont totalement acquis le réflexe d'utiliser l'ascenseur (barre de défilement vertical) pour explorer les pages web. Depuis 8 ans, je diffuse ce message, à travers mes formations "écrire pour le web", sur le site redaction.be ou via ce blog.

Et voilà la chose encore confirmée dans un excellent article d'une agence d'ergonomie basée à Bristol (UK) : The myth of the page fold: evidence from user testing.

Source : CX Partners.

Leur opinion se base sur une expérience de quelque 800 tests utilisateurs.

Le point intéressant de l'article est qu'il identifie quelques paramètres qui, dans certains cas, peuvent malgré tout décourager le scrolling. Il s'agit de :

  • L'utilisation de lignes horizontales, qui brisent la page.
  • La surcharge du premier écran, qui assomme tellement qu'elle décourage toute exploration supplémentaire.
  • L'utilisation de zones de défilement intérieures, qui s'ajoutent à l'ascenseur principal et en compliquent l'utilisation.

Une erreur classique de conception reviendrait à surcharger le premier écran, soit toute la zone "above the fold", sous prétexte de la rendre immédiatement visible. Mieux vaut souvent aérer l'information, quitte à la placer plus bas.

Tout cela étant dit, je pense que la zone directement visible à l'arrivée sur une page (la zone au-dessus du pli) reste primordiale pour mettre les visiteurs en situation. Les titres et les chapôs qui apparaissent dans cette zone demeurent décisifs. Le taux d'attention s'avère tout de même supérieur dans la partie haute de la page.

Mais descendre sous le premier écran ("below the fold"), ce n'est pas descendre en enfer.

Internet sollicite plus le cerveau que la lecture papier

Selon des neuroscientifiques de l’université de Californie, la stimulation cérébrale générée par la consultation de l’internet est plus forte que celle générée par la lecture traditionnelle.

Les chercheurs du Centre de recherche sur la mémoire et l’âge indiquent que la lecture et la recherche sur le web stimulent les mêmes centres d’activité du cerveau que la lecture classique. Mais la recherche sur l’internet stimule également des secteurs liés à la prise de décision et au raisonnement complexe.

INTERNET = LIRE + NAVIGUER.