Concours "Le Soir" : appel aux votes

Catégories : Sites de médias - Ergonomie

Suite à mon invitation à aider Le Soir à convertir ses visiteurs, j'ai reçu plusieurs propositions.

Je voudrais commencer par remercier vivement chacun d'entre vous qui a pris la peine de se prêter à cet exercice.

Après une première sélection, opérée à l'unanimité avec quelques collègues, je voudrais vous soumettre trois propositions, sans dévoiler le nom de leurs auteurs.

En commentaire, je vous invite à voter pour la proposition que vous jugez la meilleure :

  • Indiquez le numéro de la proposition que vous préférez (de 1 à 3)
  • Seuls les votes associés à une adresse e-mail valide seront comptabilisés.
  • Les votes seront acceptés jusqu'au mercredi 14 mai prochain.

Attention, il est nécessaire de cliquer sur les liens pour visualiser le fichier complet !


PROPOSITION N°1 : visualiser


PROPOSITION N°2 : visualiser


PROPOSITION N°3 : visualiser

Concours : aidez Le Soir à convertir ses visiteurs

Dans mon billet précédent, j'ai regretté l'inefficacité du système de conversion aux contenus payants du journal Le Soir en ligne.

A présent, je suis tenté de vous mettre au défi : Envoyez-moi une maquette améliorée.

Il n'y a pas tant d'éléments que cela à gérer. Cela me paraît jouable en une heure de temps.

Le gagnant de ce petit concours se verra attribué un prix d'une valeur de 400 euros : une journée de formation Ecrire pour le web ou Créer la structure d'un site web.

Archives payantes du Soir : une catastrophe

Gaetano avait déjà épinglé, dans un billet datant de septembre 2006, l'inefficacité du système de conversion aux contenus payants du site web du journal Le Soir.

Et bien, près de deux ans plus tard, la maquette reste catastrophique.

Jugez-en vous-même...

Source : un article payant sur le site du Soir en ligne.

Avez-vous remarqué comme le bouton "S'inscrire" (passage obligé pour les nouveaux clients) reste perdu dans une masse d'information désordonnée ?

Je ne parle même pas de l'alignement centré du chapô : une hérésie.

Le manque à gagner ne fait pas le moindre doute. Et il est entièrement imputable à une ergonomie négligée.

Bien sûr, je prêche pour ma chapelle : deux heures d'intervention d'un ergonome seraient rentabilisées dans la semaine !

Retour forcé à la caisse

Il y a quelques jours, j'ai fait une tentative d'inscription à dvdpost.be. A l'étape n°3, j'ai finalement décidé d'avorter le processus d'abonnement, ayant estimé que le service n'était pas compétitif par rapport à la vidéothèque qui se trouve au coin de ma rue. En termes marketing, on dira que j'ai abandonné mon caddie au beau milieu du tunnel de conversion.

Ce matin, j'encode à nouveau l'URL de la page d'accueil du site dvdpost.be dans le but d'en faire une analyse ergonomique. Le site me redirige tout droit vers l'étape n°3 du processus de conversion que j'avais abandonnée.

Mon sentiment est très partagé. D'un côté, je me dis : intéressant, le site a mémorisé mon comportement et reprend la discussion là où nous l'avions abandonnée. D'un autre côté, j'ai la très désagréable impression qu'on me force la main.

Pour faire référence aux principes d'ergonomie de Scapin et Bastien, le site a misé sur l'adaptabilité (il tient compte des antécédents de l'expérience utilisateur), mais de manière autoritaire. Ce faisant, il enfreint le principe de contrôle explicite.

Le site pourrait très bien me tenir un discours marketing ciblé d'une nature différente. Du genre : "Au fait, vous aviez abandonné votre processus d'abonnement, lors de votre dernière visite. Pourrions-nous vous demander quelle en est la raison ? Le prix ? La qualité de notre offre ? Vous hésitez encore ? Etc.".

Un tel discours aurait beaucoup plus séduit le consommateur potentiel que je suis. Et il apporterait davantage d'informations au vendeur.

Jimdo : le CMS en toute simplicité

Catégories : Technologie - Ergonomie - Outils

Des outils de gestion de contenu, j'en ai vu passer quelques dizaines. Et je suis toujours resté assez sceptique face à la lourdeur de ces machineries pourtant vendues pour simplifier la vie. Scepticisme que j'avais déjà exprimé ici et .

C'est pourquoi, quand j'ai découvert Jimdo, j'ai rapidement été séduit par l'extrême facilité de prise en main.

Je précise tout de suite que je n'ai aucune action chez Jimdo et reste totalement ouvert à la critique et aux comparaisons. Le marché des CMS évolue sans cesse, et je remercie les lecteurs qui prennent la peine de m'alerter de certaines nouveautés.

Ci-dessous, sur la page d'accueil de Jimdo, l'inscription se fait très rapidement. Uniquement sur base d'une adresse e-mail. Deux minutes plus tard, vous accédez à votre site personnalisable.

Ci-dessous, en un clic de souris, vous pouvez ajouter, supprimer ou déplacer différents objets : texte, image, tableau,... jusqu'aux vidéos YouTube et aux flux RSS que vous pouvez intégrer à vos pages avec une facilité déconcertante. Chaque petit morceau du site est directement éditable. L'effet des modifications est directement visible, sans qu'il ne faille passer par une rebutante architecture de fichiers.

Modifier le menu de navigation (deux à trois niveaux prévus) est un jeu d'enfant.

Et pour les besoins plus sophistiqués, vous gardez la possibilité d'introduire votre propre code HTML et vos propres feuilles de style.

Vous désirez créer un formulaire et archiver les informations qui vous sont envoyées par ce canal ? Pas de problème. C'est prévu.

Vous désirez créer une newsletter électronique ? Cela vous prendra 2 secondes d'insérer le formulaire d'inscription.

Vous désirez protéger l'accès à certaines zones du site, obtenir des statistiques de fréquentation ? Pas de souci. C'est prévu aussi.

Bien sûr, Jimdo ne répond pas à tous les besoins. Il ne propose pas de workflow de validation, ni de catégorisation dynamique des contenus. L'interactivité reste fort limitée (pas de comme commentaires, par exemple). La newsletter se contente du format texte. Manque aussi un moteur de recherche par mot clé. En clair, Jimdo conviendra mieux à une petite enseigne ou à une association culturelle qu'à une multinationale.

La version gratuite de Jimdo impose un nom de domaine générique et de la publicité. La version payante (mais très accessible : 5 euros par mois) vous permet de posséder votre propre nom de domaine ainsi qu'une gamme de fonctionnalités plus étendue.

Je pense que nous assistons ici à une nouvelle génération d'outils de gestion de contenu, réellement intuitifs.

Dexia adapte sa charte graphique au Web

En l'espace de trois ou quatre ans, j'ai eu la chance de pouvoir travailler à plusieurs reprises avec l'équipe web du groupe Dexia. J'ai ainsi animé quelques séminaires et produit quelques analyses sur l'évolution de dexia.com, le site institutionnel du groupe, et ses relations avec les sites nationaux.

Un véritable défi pour l'équipe de communication web que de faire évoluer les choses de manière cohérente au sein d'une structure imposante qui vit au rythme des fusions et des changements structurels permanents, imposés par un secteur en pleine internationalisation.

Une des réflexions que nous avions menée concernait la charte graphique, tant il est important pour une société internationale de présenter un visage cohérent.

Conçue au départ essentiellement pour le papier, la charte graphique de Dexia imposait un bandeau, en plein milieu de la couverture des documents, contenant le logo de l'entreprise.

Voici donc à quoi ressemblait l'ancienne page d'accueil :

L'idée du bandeau en travers me semble excellente pour les publications papier : elle crée l'effet, très tactile, d'un document scellé. De plus, la couleur gris argenté utilisée pour l'impression séduit l'oeil et véhicule une connotation financière.

Malheureusement, cette approche ne convenait pas du tout au Web : le gris argenté ne pouvant être reproduit à l'écran avec la même brillance, et la position du logo, fort peu convenante au regard des standards d'ergonomie des sites web.

A l'époque, je me souviens avoir fait le test avec mes étudiants (de niveau post-universitaire) : en raison de la position inhabituelle du logo, plus d'un pensait avoir affaire à un site sponsorisé par Dexia. Il leur fallait plusieurs secondes, voire plusieurs minutes, pour réaliser qu'il s'agissait du site officiel.

Récemment, Dexia.com a changé d'allure :

Le logo figure, à présent, dans le coin supérieur gauche. Là où l'immense majorité des visiteurs l'attendent. Ce qui permet une identification de l'entreprise, immédiate et sans ambigüité.

Vous avez d'autres expériences d'adaptation de charte graphique au Web ? Faites-nous en profiter en commentaires !

Encore... encore... !

Ca y est, Google France semble avoir fait le choix du menu décentré, dont nous avions discuté il y a un mois.

Google Belgique, en revanche, en reste toujours à l'ancienne présentation.

Mais un autre point vient d'attirer mon attention...

Ce que j'aime beaucoup dans le menu, c'est l'option "Plus", suivie d'une option "Et encore plus".

Trop souvent, les éditeurs de sites web ont la tentation de vouloir étaler tous leurs contenus dès le premier niveau. Je trouve que le choix de Google est intelligent, car il permet de ne pas noyer ses services principaux parmi une masse d'outils périphériques. Il s'agit ici d'une véritable stratégie de hiérarchisation des contenus.

Ce « Petit guide à l’usage des hôteliers–restaurateurs et de leurs webmestres » est un véritable bijou.

Il vulgarise à merveille les normes d'accessibilité, qui, à la source, restent trop souvent indigestes. En particulier, il propose une découpe limpide des différents types de handicaps (visuel, auditif, moteur, cognitif). Sans se noyer dans les détails techniques.

Il adapte concrètement ces normes à une réalité sectorielle (celle des restaurateurs et des hôteliers). Par exemple, le guide ne se contente pas de dire de manière trop générique : "Veillez à fournir une alternative texte à vos images". Il dit plutôt : "Décrivez le contenu des chambres en plus de la photo", "Mettez le menu à disposition", "Soyez clair sur les conditions d'accès des chiens guides", "Filmez ou photographiez le circuit d'accès", etc.

Pour information, le document a été produit par le CRI (Conseil, Recherche, Innovation - département du Greta du Velay), en collaboration avec plusieurs partenaires et avec le soutien de la Commission européenne. Il est d'ailleurs fait référence au label Euracert, récente norme européenne en matière d'accessibilité.

Servez-vous, c'est gratuit...

Recherche par mot clé : donnez-vous de l'espace !

Pas facile de rechercher le mot "anticonstitutionnellement" sur le site de l'IBSR (Institut Belge pour la Sécurité Routière).

Pourtant, toutes les statistiques démontrent que les utilisateurs effectuent de plus en plus des recherches sur de longues expressions. Un champ plus large offre un meilleur confort.

Dans le bandeau, remarquez comme la "recherche avancée" est dissociée de la recherche rapide...

De petites erreurs d'ergonomie encore très fréquentes sur le Web.

google.com expérimente une autre disposition de son menu

Catégories : Ergonomie - Web culture

Aujourd'hui sur google.com :

Le menu central a glissé en haut de page.

Au-delà de l'incommodation provoquée par le changement (un bien grand mot, je vous l'accorde, dans le cas qui nous occupe), cette nouvelle disposition ne me convainc qu'à moitié. Je préférais voir associer le menu à l'outil de recherche.

Vous en pensez quoi ?