Ecrire pour le web : prochaines formations

Suite au commentaire de Yves, je me suis ressaisi ;-)

Voici les dates de mes prochaines formations inter-entreprises :

Ces deux formations sont prévues pour se compléter parfaitement.

Au plaisir de vous y rencontrer.

La voix passive : réhabilitée par Jakob Nielsen

Catégories : Ecrire pour le web

Dans son dernier billet, Jakob Nielsen tord le cou à un cliché que j'ai moi-même souvent véhiculé : la nécessité d'éviter la voix passive lorsqu'on rédige un texte que l'on veut rendre lisible.

Dans un texte ordinaire, c'est vrai, la voix passive est déconseillée. Elle complique la lecture.

Plutôt que d'écrire : Nicolas a été quitté par Cécilia (*)
(six mots et une préposition)

Vous écrirez : Cécilia a quitté Nicolas
Plus court. Plus fluide. (quatre mots et une structure directe)

Ceci, c'est pour la lisibilité en mode lecture mot à mot.

Mais, sur le Web, deux autres critères viennent s'ajouter : la nécessité de pouvoir balayer la page en lecture rapide, ainsi que la volonté d'être référencé. Or, aussi bien les moteurs de recherche qui indexent vos pages que les êtres humains qui les balayent du regard ont une nette tendance à privilégier les premiers mots des titres et des paragraphes. Tous les tests de suivi du regard le prouvent.

La voix passive, à cet égard, possède un avantage : elle permet de propulser en tête de phrase des mots clés qui ne constituent pas forcément le sujet de la phrase.

Dans le titre "La voix passive : réhabilitée par Jakob Nielsen", j'utilise une tournure renversée de manière à positionner l'expression "voix passive" en tête de phrase. Ce qui me permet d'insister davantage sur la thématique que sur l'auteur.

Et dans un agrégateur, ça compte aussi :



(*) Je sais, je suis mauvaise langue... mais, fondamentalement, je trouve qu'on devrait le laisser tranquille avec sa vie privée cet homme-là.

Une séance eye-tracking qui confirme les grandes théories

J'ai assisté récemment à une séance de test de suivi du regard (eye-tracking) portant sur l'intranet d'une grande entreprise.

Pour des raisons de confidentialité, je ne peux vous dévoiler ni les prises d'écran ni les détails de ce test. Mais je tenais à exprimer avec quelle clarté les observations que nous avons pu faire confirment les grandes théories comportementales du Web :

1. Le "banner blindness" (traduisez : aveuglement face aux bannières) est une réalité. Les utilisateurs ignorent très largement le bandeau supérieur, sauf si ce dernier contient une fonctionnalité comme un moteur de recherche par mot clé.

2. La prédominance des gros titres. C'est eux qui récoltent prioritairement l'attention. Et de loin.

3. L'importance des premiers mots. Les utilisateurs ne lisent pas tout. Ils se contentent d'agripper les premiers mots.

4. Le fonctionnement de l'oeil par bonds rapides, parfois imprévisibles, avec des durées de fixation variables.

5. La prédominance du texte par rapport aux photographies. Du moins dans le contexte d'une recherche d'information (ce qui correspondait à notre scénario).

La plupart de nos observations auraient pu être réalisées avec un simple test utilisateur (observation et verbalisation), mais l'oculométrie nous offre un confort et un rendu très appréciables.

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez cet article de redaction.be.

Paroles, paroles, paroles

Catégories : Ecrire pour le web

Dans son dernier billet, Jakob Nielsen s'interroge sur le "bla bla" introductif d'une page web : Faut-il le préserver ? Le supprimer ? Le réduire ? ... Et c'est cette dernière solution qui est préconisée.

Parler pour ne rien dire est plus facile qu'on ne le pense. J'en ai déjà fait la démonstration à gauche et à droite sur ce blog.

Ce qui est intéressant, dans la réflexion de Jakob Nielsen, c'est qu'il ne tombe pas sous la tentation de bannir entièrement les introductions. Plaquer des liens et des documents à la figure des visiteurs n'est pas le meilleur service que l'on puisse leur rendre. Publier une page web sans intro, cela revient à servir la viande crue, sans assiette ni couverts.

Une brève introduction permet d'éclaircir le contexte. Surtout lorsqu'elle répond à ces deux questions :

1. QUOI ? Quel contenu va-t-on trouver sur cette page web ?

2. POURQUOI ? En quoi ce contenu est-il utile ? A quoi peut-il servir ?

Paroles, paroles, paroles. "Bienvenue sur la nouvelle version de notre site web. Nous vous souhaitons une bonne découverte virtuelle de notre entreprise et une bonne utilisation des nombreux outils mis à votre disposition grâce à ce moyen de communication." Encore des mots. Toujours des mots. Des mots que l'on sème au vent. Ce n'est pas le bla bla, mais le contenu vrai qui permet de séduire vos visiteurs. En fait, Dalida avait tout compris.

Catégories : Ecrire pour le web - A lire

A ceux qui ne lui sont pas familiers, je voulais faire profiter de quelques extraits d'un billet récent du très incisif Gerry Mc Govern.

The Web is the ultimate laboratory for content. It allows us to know, with increasing precision, what content leads to a positive action, and what content leads to the Back button.

Traduction : Le Web est un excellent laboratoire pour le contenu. Il vous permet de savoir, avec une précision sans cesse croissante, quel contenu mène à une action positive et quel contenu mène au bouton "retour à la page précédente".

Your website is not a murder mystery.

Traduction : Votre site web n'est pas le lieu d'investigation d'un crime.
(Sous-entendu, n'y mettez pas trop de mystère, sous peine de vite lasser vos visiteurs)

Get to the point. Then stop.

Traduction : Allez à l'essentiel. Ensuite, arrêtez-vous.

Vous avez mieux comme traduction ? ... Je suis preneur !