L'écrit web, signé Joël Ronez

Catégories : Ecrire pour le web - A lire

Durant les vacances, j'ai pris le temps de découvrir quelques ouvrages récents.

A commencer par L'écrit web de notre ami Joël.

Le livre condense et illustre une série de conseils liés à l'organisation et à la rédaction des informations sur Internet.

Un parfait petit mémento à l'attention des journalistes désireux de développer des réflexes adaptés aux nouveaux médias. Le livre est, en effet, édité par le Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ).

J'y suis cité et remercié à plusieurs endroits, ce qui fait toujours plaisir.

Mais, à l'inverse, je compte y puiser certains éléments pour mes propres formations. Par exemple, quelques métaphores dont Joël a le don :

A propos de l'écriture web : Une écriture qui s'inscrit dans un volume et non dans une simple surface

A propos de la nécessité de prévoir des hyperliens explicites : La page web doit faire l'effet d'une commode aux tiroirs transparents. Pas question d'ouvrir successivement tous les tiroirs pour découvrir où se trouvent les chaussettes.

A propos du référencement : Livrer un texte web, ce n'est pas simplement l'écrire. C'est aussi s'assurer que les moyens d'accès à ce texte sont mis en place.

A propos de la mise en page : Un bon rédacteur internet est aussi un maquettiste. Il doit pouvoir occuper le terrain laissé vacant par les infographistes web et les directeurs artistiques qui malheureusement continuent, à de rares exceptions, à traiter le texte comme un élément subalterne des mises en pages.

Je rédigerai un article plus complet sur redaction.be.

En attendant, voici déjà les coordonnées complètes de l'ouvrage :

L'écrit web : traitement de l'information sur Internet, par Joël Ronez.
Editions CFPJ, Paris
126 p, illustrations N&B, 23X16
ISBN : 978-2-35307-005-3
Distributeur : Volumen Dewey : 384.2 Télématique 374.5 Méthodes d'expression écrite et orale

Et le blog consacré au livre : http://ronez.typepad.com/lecritweb/.

Norton Antivirus a perdu un client

Quelques jours après Monique, c'est moi qui viens de faire les frais d'une mauvaise identification linguistique.

Norton Antivirus m'impose le renouvellement annuel de ma licence... en Néerlandais. Sans doute sur base de mon ancrage belge (NDLR aux lecteurs éloignés : trois langues sont officiellement pratiquées en Belgique : le Néerlandais, le Français et, dans une moindre mesure, l'Allemand).

Ci-dessous, le premier écran auquel j'ai été confronté. Malgré l'indication du pays en trois langues (België, Belgique, Belgium), aucun lien n'est proposé vers une autre langue que le Néerlandais.

Quelques secondes de frustration supplémentaire pour trouver le retour vers la page d'accueil (situé en bas à droite alors qu'on l'attendrait plutôt en haut à gauche), en espérant y avoir droit à un aiguillage linguistique. J'atterris sur une nouvelle page en Néerlandais. Parmi les liens proposés, un seul permet d'accéder, indirectement, au site francophone, à travers le libellé "Wereldwijde Store" ("wereldwijde" est l'équivalent de "worldwide", traduisez donc : "magasin à implantation mondiale").

Avouez qu'un simple lien "version française" eut été préférable !

Imaginez les conséquences commerciales de cet erreur basique d'ergonomie !

Même dans mon cas (je comprends le Néerlandais de base, contrairement à de nombreux Wallons), cet erreur de Norton s'est soldée par la perte immédiate d'un client. Vu l'énergie excessive qu'on me demandait pour effectuer un simple renouvellement, j'ai préféré passé un coup de fil à un ami informaticien, qui m'a conseillé d'emblée d'abandonner Norton pour... Avast, moins cher et fiable.