Mon logiciel orthographique : inefficace contre les poux

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Crédibilité oblige, une vérification orthographique automatique de vos textes (via la fonction "orthographe" de MS Word, par exemple) constitue une précaution minimale... malheureusement pas toujours suffisante.

Dans un rapport que je rédigeais en grande hâte hier soir, ma frappe précipitée a laissé filer un "r" à la préposition "pour".

Le pou, ayant une existence par ailleurs, a évidemment échappé à mon logiciel orthographique.

Une seconde relecture, humaine cette fois, m'a permis de venir à bout de la bête ;-)

Communication importante !

Catégories : Ecrire pour le web - Humeur

Je tenais à vous dire que... Eu égard à la conjoncture actuelle, il ne faut pas négliger de prendre activement en considération, dans un laps de temps raisonnable, la globalité des problématiques opérationnelles envisageables.

... Voilà, j'avais envie de passer ce coup de gueule.

Et pour générer d'autres vérités qui font mal, ça se passe ici.

Une étude menée par ClickTale, fin 2006, nous apporte des données fort intéressantes sur le comportement de "scrolling". Traduisez : l'utilisation de l'ascenseur vertical dans les pages web.

Les enseignements clés sont :

  • 91% des pages contiennent un ascenseur.
  • 76% des pages avec ascenseur sont partiellement explorées.
  • 22% des pages avec ascenseur sont explorées de bout en bout.

Ces chiffres sont basés sur un échantillon plus que respectable : 120.000 pages vues.

Le graphique qui a le plus attiré mon attention représente le taux d'utilisateurs qui scrollent jusqu'au bout, en fonction de la longueur des pages. Ce graphique démontre que les internautes scrollent totalement indépendamment de la longueur des pages. Une page web de 10.000 pixels (l'équivalent d'une vingtaine d'écrans) aurait autant de chances d'être parcourue qu'une page web de 1.500 pixels (soit trois écrans en moyenne).

Un écran, c'est grand comment ?

Le pli de la page (que les anglophones appellent "the fold") ne se fait pas au même endroit chez tout le monde. Les internautes ne voient pas tous la même chose. Selon la résolution d'écran, le navigateur utilisé et les barres de tâches activées, la quantité de contenu affiché reste variable. Ce graphique montre trois pics, respectivement autour de 430, 600 et 860 pixels. Ils correspondent aux trois résolutions d'écran actuellement les plus populaires : 800×600, 1024×768 et 1280×1024.

Conclusion

Ces données renforcent certaines vérités que nous exprimons depuis 2001 sur redaction.be et à travers nos formations :

  1. Une page web ne doit pas systématiquement tenir dans un écran.
  2. Les informations les plus importantes (sommaire, résumé) doivent se situer en haut de page (parmi les 500 premiers pixels de hauteur).
  3. L'habillage visuel de la page (insertion d'intertitres, de citations, de graphiques,...) est crucial pour inciter les utilisateurs à dérouler la page dans toute sa longueur.

Bien sûr, scroller n'est pas lire. Lire n'est pas comprendre. Et comprendre n'est pas retenir.

Je ferais également la différence entre une page d'accueil (qu'on aime parfois voir tenir en un écran) et une page de contenu profond.

Tous ces points sont discutés en profondeur et à travers des exercices lors de mes formations à la rédaction de pages web.


Note : C'est ce billet de Sébastien Billard qui a éveillé mon attention.

Des hyperliens chirurgicaux grâce à CiteBite

Coup de coeur pour une invention géniale qui devrait enrichir notre écriture web !

CiteBite est un nouveau service qui vous propose de générer des liens profonds. C'est-à-dire des liens qui dirigent l'utilisateur vers un endroit précis de n'importe quelle page web.

Tout bon webmaster connaissait déjà la possibilité de placer des "ancres" dans les pages web de son site, permettant de renvoyer vers des parties précises d'un document. Les ancres permettent notamment de réaliser des sommaires interactifs au sein d'une même page web, comme celle-ci. Mais aucun d'entre nous, jusqu'à présent, n'était capable de placer des ancres dans d'autres sites web que ceux dont nous avions la maîtrise. Ce qui condamnait tout hyperlien à pointer vers le début d'une page, sans autre précision.

Or, c'est précisément ce que CiteBite vous permet de faire avec une facilité déconcertante. Indiquez l'URL de la page vers laquelle vous désirez faire un lien profond. Encodez la partie du texte à laquelle vous faites précisément référence. Appuyez sur le bouton magique et CiteBite vous génère un lien profond qu'il ne vous reste plus qu'à insérer dans votre code.

Démonstration ?

Voici un lien profond vers un passage de redaction.be qui traite de la rhétorique d'arrivée des hyperliens. Concept qui a fort à faire avec la fonctionnalité dont nous parlons ici.

De tels liens profonds peuvent s'avérer très efficaces en termes de citation. Par exemple : "Dans un combat que je sais difficile, je lui souhaite bonne chance", dixit Lionel Jospin en parlant de Ségolène Royal.

Avec Mozilla Firefox, le résultat est optimal : Non seulement vous êtes dirigés droit vers l'endroit que nous avons balisé. Mais, en plus, le texte de référence apparaît surligné en jaune.

Internet Explorer échoue malheureusement à guider l'utilisateur vers l'endroit précis. En revanche, lorsqu'on balaye la page, le texte ressort grâce au surlignement. Ce qui est déjà une aide en soi.

Précisons enfin que CiteBite propose des extensions qui facilitent encore la création de liens profonds, possibles via un simple clic droit de souris.

Note : c'est ce billet de Presse Citron qui a éveillé mon attention.

Redaction.be est un dossier en ligne que j'ai réalisé initialement en 2001 sur le thème de l'écriture web et, de manière plus générale, des techniques éditoriales propres au web.

A l'époque, ce site web thématique avait été accueilli très favorablement, notamment dans la presse et dans les milieux universitaires. Au Québec, en France et en Belgique. Des dizaines de milliers de visiteurs l'ont parcouru.

Depuis 2003, j'anime également une newsletter sur Redaction.be, qui m'a permis d'introduire des articles plus récents. Au rythme de quatre ou cinq fois par an, ces articles sont compilés ici.

Cependant, la base de ce que j'avais écrit en 2001 reste disponible. Notamment les "Fiches pratiques", situées dans la colonne de droite de la page d'accueil.

Ce sont précisément ces fiches pratiques que je me suis mis à relire dernièrement.
Avec un constat cinglant : Redaction.be a vieilli.
Mieux vaut que ce soit moi qui le dise avant que d'autres ne s'y attèlent !

Aussi, je me suis juré d'apporter un coup de rafraichissement à mon site thématique.

Et, en primeur, je vous livre le premier article ayant fait l'objet d'une complète refonte : Ecrire pour être référencé.

Les paramètres qui influencent le référencement ont, en effet, beaucoup évolué en cinq ans. Les métadonnées notamment, auxquelles nous attachions beaucoup d'importance, ont perdu une grande part de leur pouvoir, tandis que d'autres paramètres ont vu le jour.

Quoi qu'il en soit, la bonne nouvelle est que le contenu joue un rôle central dans l'indexation par les moteurs de recherche.

Au cours de l'année 2007, je m'attaquerai à d'autres rubriques qui ont pris la poussière.