Les internautes lisent très peu mot à mot

Et voilà une étude de plus qui vient confirmer cette réalité avancée depuis plusieurs années par les ergonomes du Web : les utilisateurs d'Internet lisent très peu mot à mot.

Jakob Nielsen l'affirme depuis longtemps. Il n'est pas le seul. Des scientifiques hongrois indiquaient, en 2005, que les internautes ne lisent, en moyenne, que 7% de l'information disponible sur la page d'accueil d'un portail.

Et voilà que dans son dernier billet, intitulé How Little Do Users Read?, Jakob Nielsen fait référence à une étude académique récente qui a observé le temps que passent les internautes à parcourir des pages web. En croisant mathématiquement certaines données : taille des pages, temps de lecture et vitesse de lecture, Jakob Nielsen conclut que les internautes ne lisent mot à mot, en moyenne, que près de 20% de l'information disponible.

Séduction typographique

Admirez la beauté du design ci-dessus.

Mais non, pas la photo, pas moyen d'être sérieux avec vous ! ... je parle de la typo !

De belles grandes lettres à empattement (Georgia ou, à défaut, Times).

Le corps de texte en Arial, avec un interligne digne de ce nom, qui permet de respirer.

Ca donne envie de plonger dans le décolleté texte, non ? ;-)

Notez que Yahoo! a posé un copyright sur sa feuille de style.

Je cite :

h1 { font:275% georgia,times,serif; } body {font:13px/1.231 arial,helvetica,clean,sans-serif;*font-size:small;*font:x-small;}

Source : Shine, le nouveau portail féminin "made by Yahoo!". J'en ai pris connaissance via le blog de l'excellent Laurent Goffin.


Notez que le journal Le Monde utilisait déjà ce mélange de deux polices (une avec serif, une sans serif).

Mais le résultat est moins heureux. La gestion de l'espace est moins fine ; les contrastes, moins efficaces.

"Quand le web était petit" (vidéoconférence)

Le 10 avril dernier, je suis intervenu virtuellement à la conférence "Rédacteur web all-inclusive", organisée par Technofutur et l'association e-criture.

Voici, en vidéo, le contenu de mon intervention. En m'excusant du côté assez artisanal.

http://www.60questions.net/video/videos.htm

Si les questions que j'évoque suscitent des réactions. N'hésitez pas à vous manifester en commentaires.

Rédacteur et référenceur, même combat

J'ai participé, hier, avec beaucoup de plaisir, à une journée consacrée aux contenus web et multimédia, organisée par les étudiants de l'Université Charles de Gaulle à Lille.

Un atelier était consacré aux pratiques rédactionnelles ; un autre, au référencement. Et, comme l'a parfaitement résumé Damien Selosse, dans l'atelier rédactionnel, on a beaucoup parlé de référencement, tandis que dans l'atelier sur le référencement, on a beaucoup parlé de stratégie rédactionnelle.

Sur le même plateau : Cédric Dousset et Alix Lassaigne. L'un travaille chez Dixxit, une agence de communication qui vire vers le référencement ; l'autre travaille chez Webformance, une agence de référencement qui vire vers la stratégie éditoriale.

Ce qui est bon pour le lecteur est bon pour le moteur. Il n'existe plus vraiment de frontière entre référencement et conception éditoriale.

Lorsque vous recherchez "vol pour barcelone" ou "vol rome" dans google.be, Brussels Airlines arrive en tête des résultats organiques (référencement naturel, par opposition aux liens sponsorisés).

Ce résultat n'est pas le fruit du hasard.

L'expression "vol pour Barcelone" apparaît cinq à dix fois dans la page cible. En particulier à des endroits stratégiques : la balise TITLE, la balise H1, la navigation, le début du texte, etc.

L'éditeur s'en sort plutôt bien, car cette redondance ne me semble pas trop gênante à la lecture. Vous êtes d'accord avec moi ?

La répétition de mots clés dans un volume de texte donné joue un rôle important dans le référencement. Certains outils en ligne vous permettent de calculer la densité de vos mots clés.

Alors, parfaite l'optimisation des pages chez Brussels Airlines ?
Non, pas encore : actuellement, les photographies ne sont pas enrichies d'un texte alternatif riche en mots clés. C'est une piste supplémentaire à exploiter.

On se voit à Lille, le mardi 18 mars ?

Les professionnels et amateurs passionnés de la communication sur le web forment un petit monde. Et la ville de Lille est certainement celle qui est le mieux parvenue à réunir ce petit monde.

J'avais déjà participé avec beaucoup de plaisir à une table ronde organisée par Eric Delcroix, l'année dernière.

Cette année, l'événement prend une dimension supplémentaire, avec plusieurs co-organisateurs.

Je retrouverai, entre autre, Joël Ronez, Muriel Vandermeulen, Eric Delcroix, Gilles Klein, Sébastien Billard et Marina Aubert.

Ainsi que vous, peut-être.

8h30 : Accueil des intervenants et du public

9h00 - 10h30 : Atelier : Bonnes pratiques rédactionnelles
9h00 - 10h30 : Atelier : Le livre numérique

10h30 : Pause

11h00 - 12h30 : Atelier : Référencement et contenu éditorial
11h00 - 12h30 : Atelier : La web écriture

12h30 - 13h30 : Pause déjeuner

13h30 - 16h30 : Table ronde : Enjeux et avenirs des contenus web

19h00 - 00h00 : Je compte bien profiter de la bière locale, comme la dernière fois. Mais sans oublier l'heure du dernier train, ce coup-ci ;-)

En savoir plus : les détails pratiques de cet événement.

Créez des boutons incitatifs

Le formulaire ci-dessous tient péniblement en équilibre. Nous avons déjà évoqué précédemment les questions d'alignement.

Mais je voudrais attirer votre attention sur un autre point : les libellés des boutons. Et, en particulier, le manque de clarté d'un bouton "rétablir" ou "réinitialiser" au bas du formulaire.

Bien sûr, pour un informaticien, il apparaît évident qu'un tel bouton sert à effacer les données déjà encodées dans le formulaire. Mais pour Monsieur-Tout-Le-monde, la chose ne va pas forcément de soi.

Quoiqu'il en soit, ce bouton a une utilité très marginale. Vous arrive-t-il souvent de "rétablir" un formulaire qui contient cinq champs ? Dans le pire des cas, vous corrigerez une faute de frappe ou abandonnerez simplement la page, mais le bouton, en lui-même, a peu de raison d'être. Il dilue l'effet du bouton principal "envoyer" qui - soit dit en passant - gagnerait à être plus précis et davantage centré sur l'action réellement effectuée. Par exemple ici : "Envoyer votre réservation" ou "Réservez !"

Source : le site web du restaurant Moulin de Lanrodec.


A l'inverse, j'ai apprécié le libellé du bouton destiné à l'envoi de commentaires sur le blog de Xavier de Mazenod.

"Dites-le" : incitatif et convivial, non ?

Source : adverbe.com.

Ecrire pour le web, ça passe aussi par ce souci du détail.

Référencement : la revanche du contenu

Vous n'avez pas encore lu le livre blanc de Dixxit sur le référencement ? Et bien, qu'attendez-vous ?!?

A mes yeux, il s'agit d'un des meilleurs dossiers sur le sujet. Le seul, à ma connaissance, qui développe une réflexion approfondie (mais totalement compréhensible) à propos de l'impact de la stratégie éditoriale sur le référencement.

Je me permets d'en commenter ici deux extraits, en vous recommandant la lecture complète et gratuite du dossier.

La graphique ci-dessous illustre l'importance du micro-trafic. Beaucoup d'éditeurs de sites web s'appliquent à vérifier leur positionnement sur une poignée de mots clés stratégiques. La réalité statistique démontre pourtant que les 25 premiers mots clés ne génèrent, en moyenne, que 5 à 15% du trafic. Il est donc judicieux d'envisager le référencement sous un angle sémantique beaucoup plus large.

Ci-dessous, Dixxit éclaire le référencement sous l'angle du cycle de vente d'un produit. Selon le degré de maturité du client (découverte, intérêt, considération, acquisition), les requêtes sont susceptibles de varier. Un bon site web doit pouvoir répondre à toute cette matrice de requêtes, grâce à une arborescence bien construite. Une structuration de contenu qui part du plus général, pour aller progressivement vers le détail, démontre son efficacité non seulement vis-à-vis des lecteurs (qui peuvent approfondir leur recherche au départ de la page d'accueil), mais aussi vis-à-vis des moteurs (qui trouveront réponse non seulement aux requêtes généralistes mais aussi aux requêtes beaucoup plus spécifiques).

Alignement des textes et lisibilité

Le site de La brasserie du bon coin nous expose d'un seul coup trois erreurs à éviter en matière d'alignement des informations dans une page web.

1. L'alignement centré, s'il convient à la carte des desserts, ne favorise pas la lisibilité d'un texte coulé.

2. L'alignement justifié, lorsqu'il est appliqué à une colonne de texte étroite, crée de gros trous entre les mots. J'appelle ce phénomène l'effet gruyère. Lecteur fidèle, nous nous étions déjà posé cette question : Les textes justifiés sont-ils justifiés ?

3. Les champs d'un formulaire, eux aussi, doivent être correctement alignés pour faciliter le balayage et l'encodage de l'information. Dans cet exemple, voyez comme le "nombre de couverts" et l'option "fumeurs" sont décalés dans la mise en page.

Tous ces détails liés à la maîtrise typographique contribuent à détériorer ou, au contraire, améliorer la lisibilité de vos contenus.

Précision millimétrique

Le site hotelroom.com vous renseigne les curiosités touristiques et attractions culturelles situées à proximité de votre hôtel. Fort bien.

Mais, tenez-vous bien, la distance est indiquée en kilomètres... avec 15 décimales derrière la virgule !

hotelroom.com aurait-il décidé d'attirer les fourmis ? Ou, mieux encore, les amibes ? ;-)

Êtes-vous seulement capables de nommer l'unité de mesure utilisée ? ...Moi pas.
Je vous défie de le faire en commentaire.

Au-delà de l'anecdote, tel est le message que j'ai envie de transmettre aux webmasters : lorsque vous publiez des données chiffrées, pensez à utiliser une unité de mesure raisonnable en fonction de l'effet visé.

Il en est de même pour les dates de dernières mises à jour. Pas besoin de nous donner les centièmes de seconde... même s'il s'agit du format informatique par défaut !

(Vu en 2002, sur la version française de belgium.be)