Concours : aidez Le Soir à convertir ses visiteurs

Dans mon billet précédent, j'ai regretté l'inefficacité du système de conversion aux contenus payants du journal Le Soir en ligne.

A présent, je suis tenté de vous mettre au défi : Envoyez-moi une maquette améliorée.

Il n'y a pas tant d'éléments que cela à gérer. Cela me paraît jouable en une heure de temps.

Le gagnant de ce petit concours se verra attribué un prix d'une valeur de 400 euros : une journée de formation Ecrire pour le web ou Créer la structure d'un site web.

Archives payantes du Soir : une catastrophe

Gaetano avait déjà épinglé, dans un billet datant de septembre 2006, l'inefficacité du système de conversion aux contenus payants du site web du journal Le Soir.

Et bien, près de deux ans plus tard, la maquette reste catastrophique.

Jugez-en vous-même...

Source : un article payant sur le site du Soir en ligne.

Avez-vous remarqué comme le bouton "S'inscrire" (passage obligé pour les nouveaux clients) reste perdu dans une masse d'information désordonnée ?

Je ne parle même pas de l'alignement centré du chapô : une hérésie.

Le manque à gagner ne fait pas le moindre doute. Et il est entièrement imputable à une ergonomie négligée.

Bien sûr, je prêche pour ma chapelle : deux heures d'intervention d'un ergonome seraient rentabilisées dans la semaine !

Formats publicitaires à haut rendement

Ci-dessous, l'en-tête d'une publicité e-mail géolocalisée, qui aiguille vers un guide immobilier.

J'habite Ixelles. L'objet de cet e-mail, complètement ciblé (sur base d'informations précédemment livrées), m'a forcément interpelé davantage que ne l'aurait fait une annonce plus générique.

Finalement, je ne suis pas dans la cible, car pas propriétaire :-(

N'empêche. Efficace.


Second exemple : un échantillon de produit distribué gratuitement.

Au passage de la souris sur l'encart publicitaire, le produit surgit en avant-plan.

La publicité affiche dynamiquement un décompte du nombre de produits qui restent disponibles.

Pour nos amis français ou wallons de souche, "Bedien u nu! Klik hier" signifie : "Servez-vous ! Cliquez ici".

"Gratis! Nog 967 flessen verkrijgbaar vandaag" signifie : "Gratuit ! Encore 967 bouteilles disponibles aujourd'hui".

Une interaction concrète qui décuple le rendement de la publicité, qui aurait fonctionné au-delà des attentes suscitées par le produit... un pot de crème fraîche.

"Link-baiting content", ou l'art du ricochet

Les urbanophiles vous proposent un cocktail multimédia détonant : six vidéos désopilantes, intégrées dans un environnement Flash sonore, graphique et interactif (essayez notamment le mesurostress).

Ce portail sur l'Auvergne aurait pu mener campagne bien sagement, à l'aide de bannières publicitaires classiques engageant à visiter la région. Avec un retour sur investissement pas forcément spectaculaire.

Ici, il a choisi d'attaquer le sujet par la bande. Le site des "urbanophiles" ironise sur les joies de la ville (pollution, stress, grisaille,...).

L'environnement graphique est bien pensé. Que du noir et blanc, à l'exception d'une respiration dans le coin inférieur droit de l'écran : un effet de pli de page, vert prairie, qui aiguille tout droit vers le portail sur l'Auvergne.

On accroche le public par l'humour et le jeu. On réveille son besoin d'oxygène. On l'aiguille ensuite vers le produit.

Morale de l'histoire : en communication, le chemin le plus court n'est pas forcément la ligne droite.


P.S. "Link-baiting content" est une expression utilisée dans le domaine du référencement pour identifier cette stratégie qui consiste à produire des contenus d'accroche, hautement susceptibles d'être relayés.

Ces liens promotionnels qui piègent le lecteur

Je consulte un article sur Clubic, à propos de ces modules qui viennent personnaliser le bureau de votre ordinateur.

Au beau milieu de l'article, le mot "montres" a été rendu cliquable. On s'attend à des prises d'écran illustrant les montres virtuelles. Mais il n'en est rien. Le lien nous parachute vers le rayon "montres" d'une plate-forme commerciale.

Bluffé.

Voici le site commercial sur lequel le lien promotionnel me renvoie :

Je doute profondément de l'efficacité de ce genre de publicités. L'utilisateur est tellement trompé qu'il risque d'être peu disponible et peu réceptif au message publicitaire.

Ce type de lien nuit au contenu informatif et aux hyperliens naturels, que rien ne permet de distinguer des liens promotionnels.

Même sur le plan juridique, c'est limite. A ma connaissance, les éditeurs sont tenus de marquer une frontière nette entre l'information et la publicité (vous avez des références juridiques belges, françaises ou européennes ?).

Quoi qu'il en soit, je déconseille vivement ce type de format publicitaire.

Merci à Katsoura pour l'exemple.

Elisa me suit partout

Catégories : Cybermarketing - Sites B2C

Vu sur Mappy.

Retour forcé à la caisse

Il y a quelques jours, j'ai fait une tentative d'inscription à dvdpost.be. A l'étape n°3, j'ai finalement décidé d'avorter le processus d'abonnement, ayant estimé que le service n'était pas compétitif par rapport à la vidéothèque qui se trouve au coin de ma rue. En termes marketing, on dira que j'ai abandonné mon caddie au beau milieu du tunnel de conversion.

Ce matin, j'encode à nouveau l'URL de la page d'accueil du site dvdpost.be dans le but d'en faire une analyse ergonomique. Le site me redirige tout droit vers l'étape n°3 du processus de conversion que j'avais abandonnée.

Mon sentiment est très partagé. D'un côté, je me dis : intéressant, le site a mémorisé mon comportement et reprend la discussion là où nous l'avions abandonnée. D'un autre côté, j'ai la très désagréable impression qu'on me force la main.

Pour faire référence aux principes d'ergonomie de Scapin et Bastien, le site a misé sur l'adaptabilité (il tient compte des antécédents de l'expérience utilisateur), mais de manière autoritaire. Ce faisant, il enfreint le principe de contrôle explicite.

Le site pourrait très bien me tenir un discours marketing ciblé d'une nature différente. Du genre : "Au fait, vous aviez abandonné votre processus d'abonnement, lors de votre dernière visite. Pourrions-nous vous demander quelle en est la raison ? Le prix ? La qualité de notre offre ? Vous hésitez encore ? Etc.".

Un tel discours aurait beaucoup plus séduit le consommateur potentiel que je suis. Et il apporterait davantage d'informations au vendeur.

Référencement : la revanche du contenu

Vous n'avez pas encore lu le livre blanc de Dixxit sur le référencement ? Et bien, qu'attendez-vous ?!?

A mes yeux, il s'agit d'un des meilleurs dossiers sur le sujet. Le seul, à ma connaissance, qui développe une réflexion approfondie (mais totalement compréhensible) à propos de l'impact de la stratégie éditoriale sur le référencement.

Je me permets d'en commenter ici deux extraits, en vous recommandant la lecture complète et gratuite du dossier.

La graphique ci-dessous illustre l'importance du micro-trafic. Beaucoup d'éditeurs de sites web s'appliquent à vérifier leur positionnement sur une poignée de mots clés stratégiques. La réalité statistique démontre pourtant que les 25 premiers mots clés ne génèrent, en moyenne, que 5 à 15% du trafic. Il est donc judicieux d'envisager le référencement sous un angle sémantique beaucoup plus large.

Ci-dessous, Dixxit éclaire le référencement sous l'angle du cycle de vente d'un produit. Selon le degré de maturité du client (découverte, intérêt, considération, acquisition), les requêtes sont susceptibles de varier. Un bon site web doit pouvoir répondre à toute cette matrice de requêtes, grâce à une arborescence bien construite. Une structuration de contenu qui part du plus général, pour aller progressivement vers le détail, démontre son efficacité non seulement vis-à-vis des lecteurs (qui peuvent approfondir leur recherche au départ de la page d'accueil), mais aussi vis-à-vis des moteurs (qui trouveront réponse non seulement aux requêtes généralistes mais aussi aux requêtes beaucoup plus spécifiques).

Design saisonnier : la FNAC fait mieux que Kinepolis

Je rebondis sur mon billet précédent. Cette fois-ci, avec un bon exemple : celui de la FNAC qui a pris le soin de créer un menu saisonnier.

Voyez le menu enneigé : "Destination Noël".

Kinepolis pourrait mieux profiter des effets saisonniers

En pleine période d'achats de fin d'année, je trouve que la rubrique "Idées cadeaux" de la chaîne de cinémas Kinepolis n'est pas très en valeur.

Sur la prise d'écran ci-dessous, j'ai encadré en rouge le lien qui mène à la rubrique.

Pendant les fêtes, les promotions permanentes ("Fête ton anniversaire à Kinepolis" ou "Commande ta Kinepolis Student Card maintenant") pourraient laisser la place à des contenus saisonniers, telles les idées de cadeaux.

Vous ne trouvez pas ?