Ces participants qu'on aime...
Publié par Jean-Marc Hardy le 11 juin 2010
Hier, j'ai eu la chance, grâce à la société EFE, de rafraîchir un peu mes habitudes de formateur. La formation est un magnifique métier qui présente le risque de s'endormir sur son contenu, son rythme, ses anecdotes systématiques. J'aime la remise en question.
J'ai notamment apprécié le moment où nous avons identifié les "situations problématiques", et les solutions pour s'en défaire :
- Le participant contraint de participer, contre son gré
- Le participant passif comme une plante d'intérieur
- Le participant trop participant
- Le participant qui voulait être formateur à la place du formateur
- Le participant qui n'a rien à apprendre
- Le participant qui participe à la formation sous le regard de son Manager
- Le participant qui doit prendre le train de 16h12 (*)
Au passage, c'est fou ce que le vocabulaire peut différer entre pays francophones dans le domaine de l'apprentissage. J'en avais déjà fait l'expérience en travaillant pour l'OMF (Organisation Mondiale de la Francophonie). Hier encore, notre formatrice, française, s'est heurtée plus d'une fois à des décalages de langage.
Quelques différences entre Bruxelles et Paris (à 1h20 de distance) :
Paris : "stagiaire"
Bruxelles : "participant"
Paris : "cours magistral"
Bruxelles : "cours ex cathedra"
Paris : "partie molle" (équivalent de "soft skills" en Anglais)
Bruxelles : pas d'équivalent, mais partie molle nous a fait imaginer le pire
Et Montréal, vous m'entendez ?
Genève, ça vous évoque quoi "partie molle" ?
(*) Mais comme je sais que vous ne faites partie d'aucune de ces catégories (et quand bien même, vous seriez bienvenus), je vous invite avec grand plaisir à ma prochaine formation "écrire pour le web", le 29 juin prochain... trois cadeaux en prime.
