Prochainement, j'animerai un séminaire au ministère français de l'éducation nationale. Venues des quatre coins du pays, les académies se réuniront pour réfléchir aux bonnes pratiques éditoriales au niveau du portail intranet académique : structuration de contenu, écriture web et organisation du workflow éditorial.

Dans la foulée, je viens d'apprendre que le ministère recrute, à court terme, les profils suivants :

Je vous souhaite une année en très haute résolution

Catégories : Clients - Humeur

Et une année de plus au compteur.

Mais le web reste si jeune, en tant que média.

10 ou 15 ans d'existence, à l'échelle de l'évolution des médias, c'est une préhistoire, un foetus. Beaucoup reste à inventer.

Ci-dessus: l'évolution du site web des institutions européennes, avec lequel je travaille depuis plus de 10 ans.

En 10 ans, ce n'est pas tant l'évolution graphique des sites web qui est remarquable, mais tout ce qui se joue derrière : gestion de contenu, mécanismes de collaboration, responsabilités éditoriales.

Cette année, j'ai senti une très nette évolution dans la maturité des demandes de mes clients. Les bases de l'ergonomie et du référencement sont mises en place chez la plupart. On entre dans la phase d'affinement. Et c'est là que les choses deviennent intéressantes.

Pour ne prendre que quelques expériences récentes...

Je remercie 3 Suisses de m'avoir invité à réfléchir aux performances des e-mailings. Ensemble, nous avons balayé le moindre paramètre susceptible d'influencer le taux de conversion : mise en page, grille de lecture, système typographique, contrastes de couleur, libellés textes, objet du mail, taille des boutons, moment de l'envoi,...

Je remercie Dexia banque de m'avoir invité à réfléchir à l'affinement de leur méthodologie de tests utilisateurs : périmètre de test, profil des participants, définition des scénarios, conception des questionnaires post-tests, anticipation des questions de relance, techniques de prise de note et de marquage en temps réel, analyse des résultats, identification des problèmes clés, recherche de solutions, consolidation des données relatives à l'expérience utilisateur.

Je remercie l'Université de Metz d'avoir mis en place un module de "techniques rédactionnelles en ligne", et de m'avoir invité à donner ce module. Les futurs journalistes ne peuvent plus ignorer le web.

Merci à tous ceux qui m'ont fait confiance, cette année, à travers des demandes de formation, de coaching et de conseil. Bonne année à vous, chers lecteurs, clients, amis. Dans votre profession, mais aussi dans votre vie au sens large. Car la vie ne tient pas dans 1024 x 768 pixels !

Cherche spécialiste des applications web pour mobiles

Catégories : Clients

A la demande d'un client actif auprès de la Commission européenne, je recherche un consultant expert en applications web conçues pour les téléphones portables, blackberries et autres petits écrans en vogue sur le marché.

Connaissez-vous des consultants spécialisés en la matière ?

Si oui, un grand merci de m'aiguiller via vos commentaires ou, directement, par email ou par téléphone.

La solitude de l'architecte d'information

Vous êtes un architecte d'information modèle.

  • Vous avez pris soin d'apprivoiser les contenus de votre client.
  • Vous avez interrogé les uns et les autres.
  • Vous avez analysé l'existant.
  • Vous avez analysé le potentiel.
  • Vous avez analysé la concurrence.
  • Vous avez même imaginé plus loin, en mode "tempête de cerveaux".
  • Vous avez pris soin de créer différentes entrées logiques vers le contenu
  • Vous avez créé une structure qui répond aux principaux scénarios utilisateurs.
  • Vous avez pris soin de limiter la profondeur et la complexité de votre architecture, allant à l'essentiel.
  • Vous avez couronné le tout de libellés percutants, informatifs et cohérents.
  • Votre structure de contenus est parfaite.

Oui, mais, c'est sans compter le fait que...

  • Le juriste maison trouve vos intitulés un peu trop compréhensibles... il vous demande de changer "Notre équipe" en "Structure organisationnelle"... vous avez beau lui expliquer que le site vise Monsieur-tout-le-monde... rien à faire !
  • La secrétaire zélée vous enjoint de rajouter 4 rubriques, demandées par Blackberry par son Directeur de département, en séminaire à Biarritz... ce qui déséquilibre complètement votre structure, mais on s'en fout.
  • Le consultant en marketing invité autour de la table raille votre structure trop "premier degré"... sa créativité indomptable le pousse à baptiser le bouton "Passer commande" en "Youplaboum!"... vous tentez de lui parler son langage et de lui faire comprendre le risque en termes de taux de conversion... mais l'art pour l'art s'impose.
  • Et, pour finir de faire voler en éclat votre château de cartes, le vice-président débarque en fin de réunion pour exiger, d'autorité, "son" bouton, telle une tache de tomate sur votre costume neuf.
  • Vous avez envie de crier à l'assemblée : "Et une intro en flash ou un compteur de visites, tant que vous y êtes ?!?"
  • Mais le client, c'est le client.

Ceci dit, le Web sans les humains qui le font et qui l'utilisent, ce serait moins drôle, non ?

Sur la planche...

Catégories : Clients

Décidément, ma petite entreprise ne connaît pas la crise...

Actuellement au programme :

  • Une mission à Alger, au Ministère des Ressources en Eau
  • Un workshop chez 3 Suisses
  • Plusieurs audits de sites web à la Commission européenne
  • Un atelier "qualité web" aux Mutualités chrétiennes
  • La refonte du site web Pipsa, dans le domaine de la pédagogie de la santé
  • Une formation "écrire pour l'intranet" à l'Office National des Pensions
  • De nombreuses collaborations avec l'agence TIPIK
  • La troisième édition de "Réussir son site web", aux Editions Dunod
  • Une surprise éditoriale, pour vous, chers lecteurs, en format "poster", dans les jours qui viennent.

Allez, au boulot !

Dangereux métier que formateur !

Catégories : Clients - Humeur

Conseil de l'Union Européenne, 14h38, j'interromps brutalement ma formation Ecrire pour le web, pour cause d'alerte catastrophe...

Ce n'était qu'un exercice simulateur... qui n'a eu pour victimes qu'une dizaine de slides sur le rôle des images dans un site web.

Au fait, quel est le vrai danger d'une formation ?

  • Collectionner des évaluations catastrophiques ? (*)
  • Glisser sur l'estrade et finir la tête dans le seau à craie ?
  • Oublier sa clé USB et devoir mimer le site web du Parlement européen ?
  • Se gausser du site web de la soeur d'un participant amateur de boxe thaïlandaise ?
  • Tomber amoureux d'une participante ?
  • Terminer deux heures trop tôt et devoir meubler le temps qui reste en jouant à pierre-papier-ciseaux ?


(*) Du genre : "Je n'ai rien appris de nouveau. Le formateur était soporifique, prévisible et schizophrène. Il me donne envie de changer de métier. Bucheron ou maître nageur, j'hésite."

Ne vous inquiétez pas. Je suis juste un peu fatigué. J'adore le métier de formateur.

Vraiment.

Les Mutualités chrétiennes cherchent un rédacteur web

Catégories : Ecrire pour le web - Clients

J'ai eu l'occasion de donner, l'année dernière, une formation "Ecrire pour le web" aux Mutualités chrétiennes.

Et plus récemment (toujours en cours), une consultance portant sur l'ergonomie éditoriale du site www.mc.be, et ses antennes régionales.

Alors, je me permets de relayer cette annonce d'embauche, de la part d'un client très sensibilisé à la qualité des contenus web :

offre d'emploi : rédacteur web.

12 symptômes de l'absence de stratégie éditoriale

1. Personne n’est responsable de la mise à jour des contenus
2. Tout le monde est responsable de la mise à jour des contenus
3. Pas de contrôle qualité
4. Inertie éditoriale
5. Production de contenu irrégulière
6. Débauche d’énergie éditoriale
7. Pas de politique d’archivage ou de nettoyage
8. Les contenus de qualité moyenne s’accumulent, mais manque du killer content
9. Les contenus ne débouchent pas sur des appels à l’action
10. Les visiteurs ne sont pas qualifiés
11. Les indicateurs de succès restent imprécis
12. L'entreprise ne connaît même pas le nombre de sites web qu'elle gère

Dans ce cas, il est grand temps de rationaliser l'investissement éditorial.

Je propose à mes clients le schéma d'action suivant :

De manière plus précise, voici les actions que nous mettons en place, selon le contexte :

  • Inventaire des contenus
  • Définition des cibles et analyse des besoins
  • Architecture d’information
  • Ligne éditoriale
  • Guidelines éditoriales et contrôle qualité
  • Planification éditoriale
  • Workflow éditorial
  • Formation des contributeurs de contenu
  • Mise en place d’outils de mesure du succès

Mon offre de service repose sur un constat surprenant :

D’un côté, les entreprises et institutions investissent de plus en plus dans le web… jusqu’à ne plus savoir combien de sites web elles possèdent !

D’un autre côté, ces mêmes entreprises ont très peu de maîtrise quant aux effets de leur investissement éditorial… public touché, perception, expérience utilisateur, actions provoquées.

Et si votre intranet était un animal ?

Catégories : Sites intranet - Humeur - Clients

Comme je vous l'avais expliqué dernièrement, j'aime les approches ludiques lorsqu'il s'agit de collecter les opinions des utilisateurs d'un site internet ou intranet.

Lors de groupes de discussion, voici le genre de choses que les gens ont exprimé à propos de leur intranet:

Un éléphant : Volume d'information, mémoire (cf. une "mémoire d'éléphant").

Un rhinocéros : Animal lourd en voie de disparition.

Un caméléon : Certaines informations sont camouflées. On ne sait pas comment les retrouver.

Un lion : Celui qui domine. Le management de l'information.

Une pieuvre : Plein de directions possibles. Jusqu'à s'emmêler un peu.

Un dinosaure : Gros, vieux et pas convivial.

Un ver : Il manque une colonne vertébrale. Chaque section mène sa propre vie. Quand on coupe un ver en trois parties, chaque partie continue de mener sa propre vie.

Un escargot : C'est lent.

Une girafe : On peut aller chercher l'information très loin.

.....Et votre intranet à vous, il ressemble à un ornithorynque ou à une alouette ?

L'intranet acquiert ses lettres de noblesse

Mon billet rebondit sur l'étude annuelle du Nielsen Norman Group, dont Jakob Nielsen vient de se faire l'écho : 10 Best Intranets of 2009.

Entre les lignes de cette étude, je voudrais dégager trois indicateurs de l'importance grandissante des sites intranet au sein des entreprises :

1. La taille de l'équipe

En l'espace de 8 ans, au sein des grosses entreprises, la taille moyenne de l'équipe intranet est passée de 6 à 14 personnes. Certaines équipes, plus petites, mais mieux organisées, s'en sortent parfois mieux que de plus grosses équipes. Mais la taille compte, lorsqu'il s'agit de gérer les flux d'information et la plate-forme virtuelle de travail au sein de structures qui comptent parfois plus de 10.000 employés. Aujourd'hui, les entreprises font appel à des fournisseurs externes uniquement pour des interventions spécifiques (retouches graphiques, développements IT, optimisation de l'ergonomie). Il est de plus en plus rare de voir les entreprises confier totalement la gestion de leur intranet à des prestataires externes. Tout naturellement, l'intranet évolue vers une prise en main à l'intérieur de l'entreprise.

2. L'implication de la hiérarchie

Alors que les projets intranet étaient gérés, jusqu'ici, par l'équipe IT ou par le département Communication, ces mêmes projets, désormais, sont de plus en plus souvent discutés en hautes sphères. Le top management s'intéresse à l'intranet, dès lors que ce dernier évolue vers un outil de travail qui influence directement la rentabilité de l'entreprise, sans plus se limiter à sa fonction de communication interne.

3. L'usage

Les meilleurs sites intranet sont parvenus à doubler leur taux d'utilisation, au cours de l'année écoulée. Parmi mes propres clients, je confirme la tendance : les sites intranet connaissent une courbe d'utilisation croissante. Conséquence : l'amélioration de l'ergonomie d'un intranet a un effet démultiplié par l'ampleur de l'usage. L'ergonomie encourage l'usage ; et l'usage renforce l'intérêt d'améliorations ergonomiques.

Prenons un exemple concret fictif : Sur le site intranet de la société Technopolis Brothers, l'accès au formulaire de réservation de salle de réunion et son encodage prennent, en moyenne, 8 minutes par utilisateur. Grâce à un rubriquage plus intuitif, une lisibilité améliorée et une meilleure gestion des erreurs, nous parvenons à réduire le temps de la tâche à 5 minutes, en moyenne. Sachant que le formulaire est utilisé 20 fois par jour, l'économie se chiffre à 21 600 minutes par an, soit 360 heures libérées pour des activités plus productives.

A l'échelle de grosses structures, le recours à un ergonome n'est pas une dépense mais un investissement... vous en doutez encore ?