Discover our new product!

Ceci n'est pas une accroche.

La nouveauté n'est pas une nouvelle.

La nouveauté, en tant que telle, ne révèle aucun bénéfice client.

En quoi votre produit est-il nouveau ? Telle est la question.

Dernièrement baigné dans l'univers très passe-partout de la communication industrielle B2B, j'étais frappé du caractère abstrait, incolore et imprécis des accroches et des qualificatifs associés aux produits.

Alors, j'ai dessiné cette pyramide...

Le dernier échelon recèle des qualificatifs fréquemment utilisés dans la communication d'entreprise, mais dont la valeur informative reste très faible.

L'échelon du milieu paraît déjà un peu plus acceptable.

Le sommet de la pyramide offre beaucoup plus de précision, pourtant en un seul mot.

Bien entendu, il est plus facile de décrire un hôtel ou une chaussure qu'un film plastique ou autre molécule industrielle. Mais justement, plus votre marché est complexe, plus il mérite un effort pour rendre la communication concrète.

Votre produit est performant, compétitif, exceptionnel ? Mais voyons !

En quoi et combien est-il performant ? Telle est la question.

Si votre communication se positionne sur des termes imprécis et passe-partout, vous échouerez à attirer l'attention.

Essayez, déjà au niveau du titre, d'offrir un minimum de précision. "Time-saving film coating for pharmaceutical industry" est préférable à "Discover our new product!". Plus loin dans le texte, vous pourrez augmenter le degré de précision de l'information, mais soyez un minimum concret dès le départ.

Les superlatifs sont vains. Les internautes cherchent des réponses à leurs besoins. Ils seront sourds au ronron promotionnel creux : "offre exceptionnelle", "solution innovante", "plate-forme incontournable". Accumuler les superlatifs, c'est crier contre le vent. Cessons les "Don Quichotte".

Responsables de la communication, diffusez donc cette pyramide aux responsables marketing... car sans analyse marketing consistante, point de communication !

Google s'attaque aux poulalliers éditoriaux

Vous êtes certainement déjà tombé sur ces sites web qui pondent, en masse, du contenu insipide, très optimisé pour le référencement. Dans le seul but de créer du trafic pour une exposition publicitaire, voire un aiguillage vers des sites tiers.

Je viens de répondre à une interview de Webrankinfo, qui sollicite le petit monde des spécialistes en rédaction pour le web pour définir et disserter la notion de "fermes de contenu" : Fermes de contenus : l'avis des rédacteurs web.

Dernièrement, Google a annoncé son intention de déclasser les fermes de contenu.

Mais où est la limite, entre le "spam", la duplication, et un portail très horizontal de faible qualité ?

La presse elle-même n'a-t-elle pas très (trop) longtemps reposé sur un modèle de grossistes (les agences de presse) et de fournisseurs (les journaux) se contentant d'étiqueter un peu à leur manière les mêmes caissons d'information, à peine remis en scène ?

Certains portails web couvrent un périmètre très large de contenu, avec des articles qui sont de qualité que je qualifierais de moyenne. Ces contenus font fortement concurrence à des sites web, souvent plus consistants, mais moins connus, qu'il faut encore parfois aller chercher un rien plus loin dans les profondeurs du Web (chose que les gens ne font pas, en général). Mais où est la limite ?

Je vous invite à lire les interviews et commentaires sur Webrankinfo, si la question vous intéresse.