Feedback qualitatif express : une forme d'interactivité à développer

Il est de notoriété publique que les visiteurs d'un site web ou même d'un blog n'interagissent que fort épisodiquement avec l'éditeur, même lorsque la possibilité leur est offerte de manière très visible et très immédiate. Pour donner un ordre de grandeur : environ un visiteur sur 100 (*), en moyenne, prendra la peine de réagir.

Les commentaires, à vrai dire, demandent une certaine implication et exposent les utilisateurs aux réactions des autres usagers.

C'est pourquoi j'aime cette formule intermédiaire entre le "I Like" de Facebook (basique) et les commentaires ouverts (qui exigent davantage d'engagement de la part du visiteur).

Source : Hotels-Live.com

Je trouve que cette formule convient particulièrement bien à un blog.

Elle n'exclut pas la possibilité de poster des commentaires ouverts et non délimités.

Elle pourrait très bien être adaptée à des contextes éditoriaux différents.

Je trouve que le sondage contextuel immédiat reste sous-utilisé, comme technique d'écriture interactive.

Je rêve que cette approche se banalise et devienne une fonctionnalité offerte en permanence au rédacteur, et non un module séparé du contenu proprement dit.

Je pourrais vous poser des questions à tout moment :

  • Vous êtes sur la même longueur d'onde ?
  • Vous vous en foutez ?
  • Vous trouvez que j'exagère ?

Un petit clin d'oeil de souris vous permettrait de me répondre, dans le contexte de l'article.


A lire aussi : Feedback utilisateur : tout de suite ou jamais


(*) Vous avez d'autres chiffres ?

La puissance du texte... en images !

Le contenu de ma conférence à Paris Web, le 15 octobre prochain, se précise.

J'évoquerai le rôle central joué par le texte sur le Web le plus actuel.

Et je tenterai le défi de parler du texte sans bullet points (ou presque).

Allez, je vous livre ma structure...

1. Démonstration de la puissance du texte sur le Web

  • Pour attirer (mécanismes de référencement)
  • Pour retenir (mécanismes de lecture)
  • Pour convertir (mécanismes de conversion)


2. Conseils pour donner de la puissance à vos textes

  • Pour attirer (optimiser le référencement)
  • Pour retenir (optimiser l’expérience de lecture)
  • Pour convertir (optimiser les taux de conversion)


3. Réflexions sur l’environnement de production

  • Le système de gestion de contenu (CMS et Workflow)
  • La gestion de l’investissement éditorial (ROI)
  • La formation des webmasters (Compétences éditoriales)

Quelle est la taille d'écran idéale ?

Catégories : Réflexions

Le phénomène marquant des trois dernières années reste sans doute la multiplication des terminaux.

D'un côté, les écrans 19 pouces avec affichage en confort cinéma 16/9 et sorties stéréo sont devenus totalement accessibles au grand public. A l'autre bout, les blackberries, de la taille d'un gsm, cumulent des fonctionnalités proches de celles d'un complet PC. Entre les deux, entre confort et mobilité, sont nés les iPad et autres Kindle.

Que faire, entre le blackberry, l'iPad, le Notebook, le PC portable et le PC fixe ? Où construire l'usage ?

L'un de ces formats parviendra-t-il à cannibaliser tous les autres ?

Non. Car ils ont leurs avantages et inconvénients respectifs.

Sur mon blackberry, je consulte mes emails urgents, mon agenda de la semaine et, tout au plus, l'adresse d'un restaurant. Mais, au-delà, je me heurte très vite à un cruel manque de confort. Feuilleter un magazine thématique sur blackberry ou smartphone (c'est quoi d'abord, la différence?) constitue une expérience aussi confortable que manger une fondue avec des baguettes (même les boulettes de riz basmati, je ne parviens pas à les saisir, maladroit comme je suis).

Sur mon PC portable, je passe le plus clair de mon temps, en tant qu'indépendant, vadrouillant de client en client, n'étant pas rattaché à une station de travail fixe.

Notre ordinateur fixe familial m'offre néanmoins plus de confort pour pratiquer une de mes passions : le montage vidéo et le mixage son. Là où le portable déforme davantage le rendu des couleurs et crache des notes médiocres, en retenant toutes les basses au passage.

Sur mon iPad, récent, je découvre un miraculeux compromis entre confort et mobilité. La lecture d'un magazine, d'un dossier épais, d'un diaporama photo, offre des conditions merveilleuses. L'iPad est un objet surprenant, que je ne traiterai plus aussi facilement de "gadget" désormais. La vitesse de lecture sur iPad rivalise d'ailleurs avec le papier. Mais de nombreuses opérations restent impossibles sur iPad, et certains formats multimédias, illisibles.

Donc pas de cannibalisation, à ce stade.

Ah si, quand même : mon iPad condamne à mort mon Notebook, très probablement. Pour une mobilité encore plus souple, il offre davantage d'espace de stockage, un meilleur rendu, une interaction plus fluide, des temps d'ouverture records (on ne le dit pas assez, mais c'est un fameux argument).

Manifestement, donc, l'iPad cannibalise le monde Wintel.

Ce qui est merveilleux, avec le navigateur Safari sur iPad ou iPhone, c'est cette souplesse à zoomer à travers des interfaces diverses, pas forcément conçues pour ce support. Là où le blackberry ordinaire échoue à offrir une expérience satisfaisante, condamnant les utilisateurs à se perdre entre les barres de défilement, la réduction de la taille des caractères ou autres barbaries.

Le terminal idéal ne serait-il pas un écran à taille variable ? Fin, souple, extensible, rétractile, qui afficherait les informations en tenant compte automatiquement de l'espace disponible, dicté par les conditions physiques de lecture ? Oh, ne souriez pas, on y sera vite.

Nouveau site web de la RTBF : 20 arrêts sur image

Mon billet précédent, basé sur peu d'éléments, m'a donné envie d'aller un cran plus loin.

J'ai eu le plaisir de collaborer quelques fois avec les équipes du site web ARTE TV, je reste attentif à l'évolution des sites de CNN et de la BBC, et je donnerai prochainement une formation écrire pour le web auprès des Télés Locales de Belgique et Luxembourg. A l'heure de l'annonce de Google TV, j'étais donc curieux de voir comment se portait le site web de notre radio-télévision publique nationale francophone, la RTBF.

>> Lire la suite

Le site web de la RTBF : entre améliorations et lourdeurs

Rien n'est plus rebutant qu'un gros pavé de texte lorsqu'on découvre le contenu d'une page web.

En 1997 déjà, Jakob Nielsen recommandait d'éviter les longs blocs de texte.

"Don't require users to read long continuous blocks of text!" - Jakob Nielsen, 1997.

En 2002, le même Jakob Nielsen reprenait ce principe dans son "Top Ten Web-Design Mistakes".

Source : www.useit.com

Pendant mes formations "écrire pour le web", lorsque je présente des exemples de pages chargées de blocs de texte, la réaction est toujours immédiate et unanime. Même ma fille de 11 ans m'exprime...

"Cela ne donne vraiment pas envie de lire" - Ma fille, 11 ans.

Pourtant, la RTBF continue de proposer des articles en ligne qui s'apparentent (pas tous) à des murs de texte peu digestes...

Source : rtbf.be

Quelques paragraphes seraient bienvenus, non ?

Un peu de respiration, je vous prie.

Bon, ceci dit, la RTBF fait de mieux en mieux pas mal de choses...

Les formats d'accroche, par exemple, sont souvent réussis. Comme ici, un compteur des jours sans gouvernement, qui mène vers un dossier sur la question, à la fois actualisé et mis en perspective. Bravo!

Ou bien un accès à une vidéo sous forme de question interpellant la curiosité, avec un bouton "play" qui donne envie.

Alors, pour conclure en termes scolaires :

"Gros progrès, chère RTBF, depuis vos débuts laborieux. Vous considérez enfin le Web dans tout son potentiel. Mais ne vous arrêtez pas en si bon chemin. Affinez. Continuez sur votre lancée !".

P.S. J'ai rajouté quelques bémols et compléments de réflexion, ci-dessous, en commentaire, après publication initiale de ce billet.

Vous cherchez du poivre ou du poivre ?

L'autre jour, je cherchais du "poivre" dans Google Images, et j'ai trouvé amusant de me retrouver face à la photo du journaliste Poivre d'Arvor.

Ben oui, comment un moteur ferait-il la différence entre poivre et poivre, sans autre donnée contextuelle ?

Si vous cherchez "sol", tomberez-vous sur du terreau, du soleil espagnol ou une belle clé de sol ?

Notez que ces effets de polysémie peuvent tourner au plus croustillant... la "brouette" n'en est qu'un exemple des plus prudes ;-)

Une grande partie de la recherche d'information sur Internet reste basée sur le texte et les mots (j'en ferai d'ailleurs l'objet de ma conférence à Paris Web).

Et en matière de mots, il faut pouvoir vivre avec la polysémie.

Seul le contexte peut aider à trancher entre les différents "signifiés" d'un "signifiant", comme diront les linguistes et les sémiologues.

Si possible, évitez de créer de la polysémie dans vos titres. Ne dites pas : "Les plus beaux sites", mais "Les plus beaux sites web", "Les plus beaux sites touristiques", "Les plus beaux sites sous-marins" ou "Les plus beaux sites archéologiques". Donnez du contexte.


P.S. D'autres exemples de polysémie ou de moyens de la résoudre ? A vos commentaires !

Grands formats visuels : efficaces à certaines conditions !

Les grands formats visuels tendent à se multiplier sur les pages d'accueil. Souvent, ils sont accompagnés d'un effet d'alternance, soit par des transitions en fondu enchaîné automatique au rythme lent, soit par une navigation horizontale (numéros ou flèches).

La taille de l'image est susceptible d'attirer l'attention. Les études eye-tracking confirment cette évidence que plus une image est grande, plus elle attire l'attention des visiteurs.

Les premières générations de sites web, pour des raisons très légitimes (temps de téléchargement), nous ont habitués à de petites images. Certains médias continuent de se limiter à de telles petites images. Cependant, ils perdent énormément d'impact. C'est le cas du site de la Fédération des Entreprises de Belgique (la FEB), dont la page d'accueil mérite un fameux rafraîchissement.

Source : feb.be


Ici, sur le site web de la société Umicore, on utilise un grand format visuel, avec un effet de carrousel tel que je l'évoquais plus haut. Cependant, l'esthétique est très "publicitaire". Le texte se trouve complètement fondu dans l'image. Ce qui offre un rendu esthétique, mais pas du tout fonctionnel. Le texte apparaît ici comme un slogan. Rien ne pousse à cliquer. Ce type d'image se heurte à un phénomène que nous appelons "banner blindness". Littéralement : aveuglement, face à un format qui ressemble trop à de la publicité, que les visiteurs ont tendance à fuir comme la peste.

Source : umicore.com


Ci-dessous, le site ARTE télévision utilise également de grands formats en page d'accueil. Le texte est plus contrasté, par rapport à l'image, et l'ambiance est plus télévisée ou cinématographique que publicitaire. En revanche, l'hyperlien contenu dans la bannière reste fort discret, et donc, moyennement incitatif. Disons qu'on aurait plutôt tendance à regarder le diaporama des émissions à la une de manière passive qu'interactive. Mais les statistiques nous contrediront peut-être.

Source : ARTE.tv


Dans ce dernier exemple, Google Earth a pris la peine de détacher complètement le bouton de la bannière. Ce qui le rend très incitatif. L'appel à l'action (de cliquer) semble ici beaucoup plus évident.

Source : Google Earth


En conclusion, je dirais que tout dépend du contexte. Mais si vous désirez incitez à l'action, vous avez tout intérêt à suivre l'exemple de Google Earth et détacher visuellement le bouton de la bannière.

En pratique, rien ne vaut de vérifier l'impact de ce type de changement à travers vos statistiques de fréquentation.

L'attribut "nofollow", un acte d'écologie éditoriale

L'attribut "nofollow", associé à un lien, vous permet de donner comme instruction aux moteurs de recherche et d'indexation, tel que Google, de ne pas suivre ce lien.

Concernant l'écosystème d'information interne, l'objectif est de :

  • concentrer le référencement sur les pages qui méritent d'être indexées isolément (il s'agit de la plupart des pages, en règle générale, dans une logique de "longue traîne", mais il arrive que certaines pages aient un statut particulier qui fait qu'il n'y a aucun intérêt à les référencer de manière directe)
  • éviter aux moteurs de recherche et, par extension, aux utilisateurs de se perdre dans des recoins sans intérêt

Inutile de verser pour autant dans l'obsession parfois stérile du PageRank sculpting qui anime tant de débats parmi les référenceurs. Il semble que depuis l'année dernière, l'utilisation de l'attribut "nofollow" ne constitue plus un moyen de contrôler l'effet de distribution de votre popularité par les liens internes. Plus fondamentalement, dans votre quête de référencement, mieux vaut vous consacrer à créer de bons contenus qu'à filtrer les mauvais.

Concernant l'écosystème global d'information, l'objectif pourrait être de :

  • éviter de contribuer à la popularité de sites web au contenu douteux (en alimentant leur PageRank)
  • éviter de vous compromettre aux yeux du moteur en affichant des liens de qualité douteuse

Concrètement, si vous réalisez un article sur "Les pires sites de spammeurs" ou "Les pages de pornographie les plus choquantes" ou encore "Le négationnisme", il peut être judicieux d'associer à vos liens l'attribut "nofollow".

A défaut, vous contribuez, consciemment ou inconsciemment à rendre populaires des anti-héros et vous prenez le risque, dans le pire des cas, d'apparaître à Google comme un complice des spammeurs.

En pratique, ni Dreamweaver ni la plupart des outils de gestion de contenu (CMS) que je connais ne fournissent cette fonctionnalité à portée de la main.

Il faut donc rentrer dans le cambouis du code source HTML, pour injecter la dite instruction, avec une syntaxe du genre :

<a href="http://www.example.com/" rel="nofollow">lien avec les non-valeur de l'attribut standard</a>

Ce qui explique, vous vous en doutez bien, sa faible utilisation de la part des rédacteurs web (ici, je n'ai pas mis de "nofollow" car je contribue à mon propre référencement ;-).

L'objet de mon billet est précisément de relever que certaines options techniques du web continuent d'échapper aux responsables éditoriaux qui sont censés en faire usage.

Un peu dans l'esprit de cet article que j'avais rédigé en 2001 et que je vous ressers à titre historique : Un journaliste doit-il connaître le HTML ?.

Alors, combien de journalistes et webmasters éditoriaux parmi vous ont-ils déjà tâté l'attribut "nofollow" ?

Navigation par la couleur

Catégories : Web design

Bon, je suis bien d'accord, un site web ne doit pas nécessairement être beau pour plaire, et les problèmes d'architecture ne se résolvent pas par de la chirurgie esthétique.

Cependant, dans certains contextes, l'esthétique pure reste séduisante. Par exemple, j'aime ce blog d'une amatrice de cuisine, qui accorde énormément d'attention à la qualité des photos et de l'interface.

Et j'aime particulièrement l'idée d'une navigation par la couleur, dans un contexte où :

  • les critères logiques ne sont pas forcément déterminants lorsqu'on cherche des idées de cuisine ;
  • on mange tellement avec les yeux.

Alors pourquoi pas la couleur comme fil rouge, c'est vrai.

Lorsque je cherche une illustration pour mes présentations, il m'arrive régulièrement d'utiliser la fonction de recherche d'image avec le filtre sur la couleur dominante proposé par Google. Cela me permet de rester dans une esthétique générale.


Si vous cherchez des "pommes vertes" sans plus, il vous en restera quelques rouges...

Alors qu'en activant le filtre "vert" de Google qui analyse la véritable teinte de l'image, vous recueillez dans votre panier des pommes vraiment vertes...

Cette fonction pourrait nous permettre d'analyser le design d'interfaces web, et produire des articles de ce genre: 20 Yellow-Color-Based Website Design.

Vous cherchez l'icône d'un caddie (en demandant tous les droits d'utilisation, bien entendu) ? Vous la voulez verte ou bleue ?

Ma couleur préférée ?

Ben, vous êtes bien curieux.

Le jaune.

Oui, je sais, c'est pas du goût de tout le monde.

Mais moi, j'aime l'été, le citron, le soleil et les (a)nanas.

Ma fille aime Converse (ou le pouvoir des marques sur Facebook)

Ma fille aime Converse.

Facebook m'en a récemment informé.

Nous n'avons pas inculqué la culture des marques, dans la famille. Mais alors là, pas du tout.

Nous n'avons pas la télé, et donc pas la pub à la télé.

Nous n'avons pas d'Oncle en Amérique à l'origine du succès de l'entreprise.

Mais ma fille aime Converse. Comme ça, tout net. Elle aime tout court. Comme on aime sur Facebook.

Elle aurait aimé Bryan, du haut de ses 12 ans, que j'en aurais été moins surpris.

C'est là, avec un mélange d'attendrissement et de stupéfaction, que je viens de réaliser le pouvoir bien réel des marques sur Facebook, au-delà des chiffres, que je voyais passer jusqu'alors de manière un peu abstraite.

Et ce faisant, ma fille vient d'informer ses 154 "amis" de son affection pour la marque, jouant pour la firme un rôle précieux d'ambassadeur.

Et elle n'est pas la seule.

4 084 499 personnes aiment Converse.

Contre 32 335 pour Elio Di Rupo.

27 vidéos et 7488 photos de la marque sont disponibles sur le réseau social.

Un Belge sur trois est présent sur Facebook.

Les médias sociaux, c'est plus de la rigolade. C'est ma fille qui vous le dit !

La carte géographique multi-couches permet d'afficher, au choix de l'utilisateur, différentes données géolocalisées.

En voici un exemple, dans le contexte des élections au Zimbabwe :

Source : sokwanele.com

Créer une carte avec des icônes personnalisés est un jeu d'enfants, avec Google Maps. Le pas est vite fait, ensuite, de rendre la légende interactive. A la portée du premier fonctionnaire venu.

Mon expérience des projets menés par les administrations locales, communes et régions, m'a démontré que des sommes importantes sont parfois investies dans des outils cartographiques sur mesure, souvent bien moins conviviaux et évolutifs que ce qu'offre aujourd'hui gratuitement Google Maps.

Alors, qu'est-ce qu'on attend ?
Car les possibles sont énormes : localiser les centres de tri des déchets, les musées, les écoles, les bureaux de poste, les guichets en tous genre,...

Les communes les plus innovantes proposent des cartes sur mesure, comme ci-dessous, les pharmacies de garde à Farciennes. Mais très peu (vous en connaissez ?) proposent la carte à multiples niveaux.

Source : www.farciennes.be

Les outils sont là, simples et intuitifs. Ne manque plus que le réflexe de les utiliser.