Ecrire pour le web : une question dépassée ?
Publié par Jean-Marc Hardy le 30 août 2010 | Ecrire pour le web - Réflexions | #391 | rss
Un petit coup d'oeil sur Google Trends (cet outil qui vous permet de suivre l'évolution du volume de recherche pour une expression donnée) indique que, ces six dernières années, l'intérêt pour l'expression "écrire pour le web" a progressivement diminué.

Alors, bien sûr, moi qui ai construit mon métier sur cette expression, cela m'interpelle.
Et pourtant, rien de plus naturel, la phase de découverte et d'éclosion du média est derrière nous. L'Internet grand public a quinze ans de bouteille. Il n'est plus l'heure de s'interroger sur les fondamentaux, tel que je le faisais en 2001, à travers ce dossier toujours disponible à titre d'archive : Existe-t-il une écriture web ?
Les mécanismes de lecture et de recherche d'information sur le web, les bonnes pratiques de rédaction correspondantes, circulent partout et sont rentrées dans les moeurs de la plupart des entreprises et institutions. Votre site web en est à sa cinquième version. Il a successivement abandonné l'animation d'introduction en Flash, les news au format PDF, les listes de documents kilométriques. L'heure est aux affinements, à l'optimisation.
Pourtant, le travail reste immense. Les pages web imparfaites ou dépassées inondent la toile. Le jargon revient à la surface dès qu'on baisse la garde. Les sites web gonflent d'année en année, souffrant de boulimie puis, après refonte trop radicale, d'anorexie. Les facteurs de conversion sont laissés au hasard, alors que des outils gratuits tels que Google Optimizer permettent d'aiguiser vos contenus web sur des bases objectives. Et je ne parle pas du site de l'épicier,... je parle des sites médias d'envergure nationale et des sites corporate d'envergure multinationale, qui sont, la plupart du temps, incapables de faire leur inventaire éditorial, tant leur stratégie est dispersée.
Et puis, il y a toutes ces nouvelles questions qui surgissent pour l'entreprise... Comment tirer parti de la vidéo ? Comment se positionner sur Facebook, sur Twitter, sur Youtube ? Faut-il d'ailleurs impérativement s'y trouver ? Où investir parmi ces nouveaux médias qui font des petits tous les ans ? Comment gérer la réputation en ligne, qui existe même lorsque l'on prétend l'ignorer ? Quel est le meilleur rendement en termes de production éditoriale : être partout tout le temps et déverser des évidences, ou bien surgir, de temps en temps, en marquant le coup ? Faut-il répondre à la demande du client, du citoyen, ou bien l'éduquer, le devancer ? Chaque filiale, chaque agence locale, chaque business unit d'une entreprise, doit-elle communiquer de manière indépendante, ou bien la maison-mère doit-elle rationaliser les actions éditoriales jusqu'à en contrôler chaque virgule ? Un expert juridique peut-il mettre à jour directement "sa" rubrique sur le site web d'une organisation, ou bien doit-il être "aidé" par un spécialiste en communication, qui en connaît deux fois moins que lui sur le fond mais arrondira les angles (éditoriaux) de manière salutaire ?
Non, je vous assure, il reste mille raisons de vous inscrire à mes formations "écrire pour le web", "concevoir la structure d'un site web" et "piloter un site web" et venir y partager vos réflexions.

Commentaires
1. Le 10 septembre 2010 à 17:58, par Marc Van Rymenant
2. Le 10 septembre 2010 à 20:31, par jmh
3. Le 16 septembre 2010 à 11:53, par Xavier
4. Le 09 janvier 2012 à 04:40, par belstaff bag
Ajouter un commentaire