Ecrire pour le web : une question dépassée ?

Un petit coup d'oeil sur Google Trends (cet outil qui vous permet de suivre l'évolution du volume de recherche pour une expression donnée) indique que, ces six dernières années, l'intérêt pour l'expression "écrire pour le web" a progressivement diminué.

Alors, bien sûr, moi qui ai construit mon métier sur cette expression, cela m'interpelle.

Et pourtant, rien de plus naturel, la phase de découverte et d'éclosion du média est derrière nous. L'Internet grand public a quinze ans de bouteille. Il n'est plus l'heure de s'interroger sur les fondamentaux, tel que je le faisais en 2001, à travers ce dossier toujours disponible à titre d'archive : Existe-t-il une écriture web ?

Les mécanismes de lecture et de recherche d'information sur le web, les bonnes pratiques de rédaction correspondantes, circulent partout et sont rentrées dans les moeurs de la plupart des entreprises et institutions. Votre site web en est à sa cinquième version. Il a successivement abandonné l'animation d'introduction en Flash, les news au format PDF, les listes de documents kilométriques. L'heure est aux affinements, à l'optimisation.

Pourtant, le travail reste immense. Les pages web imparfaites ou dépassées inondent la toile. Le jargon revient à la surface dès qu'on baisse la garde. Les sites web gonflent d'année en année, souffrant de boulimie puis, après refonte trop radicale, d'anorexie. Les facteurs de conversion sont laissés au hasard, alors que des outils gratuits tels que Google Optimizer permettent d'aiguiser vos contenus web sur des bases objectives. Et je ne parle pas du site de l'épicier,... je parle des sites médias d'envergure nationale et des sites corporate d'envergure multinationale, qui sont, la plupart du temps, incapables de faire leur inventaire éditorial, tant leur stratégie est dispersée.

Et puis, il y a toutes ces nouvelles questions qui surgissent pour l'entreprise... Comment tirer parti de la vidéo ? Comment se positionner sur Facebook, sur Twitter, sur Youtube ? Faut-il d'ailleurs impérativement s'y trouver ? Où investir parmi ces nouveaux médias qui font des petits tous les ans ? Comment gérer la réputation en ligne, qui existe même lorsque l'on prétend l'ignorer ? Quel est le meilleur rendement en termes de production éditoriale : être partout tout le temps et déverser des évidences, ou bien surgir, de temps en temps, en marquant le coup ? Faut-il répondre à la demande du client, du citoyen, ou bien l'éduquer, le devancer ? Chaque filiale, chaque agence locale, chaque business unit d'une entreprise, doit-elle communiquer de manière indépendante, ou bien la maison-mère doit-elle rationaliser les actions éditoriales jusqu'à en contrôler chaque virgule ? Un expert juridique peut-il mettre à jour directement "sa" rubrique sur le site web d'une organisation, ou bien doit-il être "aidé" par un spécialiste en communication, qui en connaît deux fois moins que lui sur le fond mais arrondira les angles (éditoriaux) de manière salutaire ?

Non, je vous assure, il reste mille raisons de vous inscrire à mes formations "écrire pour le web", "concevoir la structure d'un site web" et "piloter un site web" et venir y partager vos réflexions.

Comment valoriser une vidéo en ligne - poster gratuit

Suite au succès des deux premiers, un troisième poster est disponible, Messieurs, Dames, dédié aux bonnes pratiques de la vidéo en ligne.

Comment intégrer la vidéo dans la page, quelles fonctionnalités prévoir, quelle est la durée idéale, comment conclure la vidéo,...

Même état d'esprit que les autres posters : les bonnes pratiques en un coup d'oeil. Rien de très sophistiqué, rien de nouveau pour les gourous, mais l'essentiel sous les yeux, pour vos clients et fournisseurs, dans un domaine où l'absence de bon sens reste fréquente.

Téléchargez le poster ici !

P.S. Je remercie la société TIPIK pour sa collaboration au contenu du poster. Le studio vidéo de TIPIK Multimédia poursuit, depuis deux ans, une croissance phénoménale en termes de production de vidéo d'entreprise.

Modélisation avancée du comportement de vos visiteurs

Vous connaissez le "heatmap", cette technique qui consiste à modéliser en couleurs froides et chaudes les zones d'attention dans une interface, au départ de données "eye tracking", à savoir l'enregistrement du regard des personnes confrontées à votre site web.

Mais un "heatmap" trop général ne nous apprend pas forcément grand chose. Les données prennent tout leur sens, en revanche, lorsqu'on commence à les segmenter.

Ci-dessous, la société ClickTale met en parallèle un heatmap représentant le comportement du nouveau visiteur et un autre heatmap qui représente l'attitude du visiteur régulier, qui a déjà pris ses repères sur le site.

Source : ClickTale

Cette façon de faire me semble beaucoup plus instructive que la représentation indifférenciée des données. La segmentation peut se faire sur différents critères : clients versus prospects, visiteurs francophones versus visiteurs néerlandophones, visiteurs envoyés par Google versus visiteurs envoyés par la newsletter e-mail, etc. Une manière de bien comprendre les différents scénarios de visite et l'expérience qu'ils occasionnent.

Ci-dessous, ClickTale superpose un "heatmap" classique, représentant le taux d'attention, avec des données relatives au taux de clic sur les différents éléments d'interaction dans la page.

Source : ClickTale

Cette modélisation enrichie vous permet de trancher plus précisément la question suivante : si un utilisateur ne clique pas sur un élément, est-ce parce qu'il ne l'a pas vu, ou bien parce que cet élément ne lui "parle" pas ?

Quoiqu'il en soit, mesdames, messieurs, je vous le dis, je vous l'annonce : nous rentrons lentement mais sûrement dans la culture de l'expérience utilisateur. Rendez-vous à ma formation "Piloter un site web" si vous désirez en savoir plus sur les techniques d'enregistrement et d'analyse du comportement des visiteurs de votre site web.

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