Confort de lecture : l'écart entre l'écran et le papier se réduit
Publié par Jean-Marc Hardy le 03 juillet 2010 | Ecrire pour le web - Etudes - Expérience utilisateur | #386 | rss
NDLR : Prenez un chrono, appuyez sur Start, et commencez la lecture de cet article.
Cela faisait 15 ans que circulait ce chiffre monolithique : « On lit 25% plus lentement à l'écran que sur papier ».
Moi-même, j'avoue, je diffusais cette donnée en formation « écrire pour le web », en y apportant un bémol de plus en plus marqué au fil du temps. Vu l'évolution des tailles d'écran, des résolutions, des matières, des habitudes, il était en effet plus que probable que l'expérience de lecture évolue.
« On lit 25% plus lentement sur le web que sur le papier »... Faites donc une recherche sur Google, en Français ou en Anglais, vous constaterez vite que cette affirmation reste très répandue dans le monde de la consultance web. Or, elle repose sur des observations de Jakob Nielsen qui remontent à 1997 !
Souvenez-vous, à cette époque, on utilisait des écrans 600 x 400 pixels, avec des fréquences de rafraîchissement à faire sortir les yeux de leurs orbites. Bon, j'exagère un peu, mais à peine.
Aujourd'hui, certains écrans proposent des résolutions d'affichage hollywoodiennes : le 1600 x 1200 pixels, par exemple. Mais dans le même temps, on a vu se multiplier de mini écrans avec les blackberries, les iPhones et autres écrans de poche. Aujourd'hui, l'iPad débarque, avec l'ambition de concurrencer le confort du papier.
Dans ce contexte, je vous fais la confidence qu'Isabelle Canivet, Muriel Vandermeulen et moi-même, trio passionné d'écriture web, nous étions déjà rencontrés dans l'idée de mettre sur pied des tests qui viendraient relativiser les vieux chiffres incontestés de Maître Nielsen. Nuancer ces 25% en fonction de la réalité polymorphe des écrans d'aujourd'hui nous paraissait une nécessité.
Mais voilà que Jakob Nielsen vient de nous devancer en réalisant une nouvelle étude portant sur la vitesse de lecture. La méthodologie est expliquée dans l'article. Les participants ont été confrontés à un extrait d'Ernest Hemingway, tant il est vrai que ce type de test de performance à la lecture n'a de sens que sur un certain volume de texte.
Quatre supports ont été testés : livre imprimé, PC, iPad et Kindle. Il en ressort que la lecture sur iPad est 6% plus lente que sur papier. On est loin des 25%. Avec les meilleurs supports électroniques, l'écart de performance se réduit donc fortement.
Mais la sensation de confort de lecture n'est pas exclusivement corrélée aux performances pures. Ainsi, les participants de l'étude ont exprimé une satisfaction élevée dans le cas de la lecture sur iPad et nettement moins élevée sur PC. Les vieux livres et les très récentes tablettes électroniques emportent l'adhésion des lecteurs, à la différence de l'écran PC, jugé rebutant.
Une approche critique me fait tout de même penser que l'attrait de l'iPad vient en partie de sa nouveauté.
Néanmoins, le message est clair : l'électronique rattrape le papier, en confort et en performance.
N.D.L.R. : Stoppez le chrono ! Combien de secondes avez-vous mis pour lire cet article ? Sur quel support ? Dans quelles conditions d'affichage ? Dites-nous tout en commentaire !

Commentaires
1. Le 12 juillet 2010 à 10:51, par ergopetillant
2. Le 12 juillet 2010 à 11:47, par Mael
3. Le 12 juillet 2010 à 14:51, par Matteo
4. Le 14 juillet 2010 à 16:13, par sam
5. Le 15 juillet 2010 à 21:10, par tetue
6. Le 20 juillet 2010 à 11:46, par canape
7. Le 30 juillet 2010 à 11:01, par Pierre
8. Le 30 juillet 2010 à 11:10, par eDDy
9. Le 30 juillet 2010 à 11:57, par Emmanuel C.
10. Le 16 septembre 2010 à 10:26, par Philippe
11. Le 21 septembre 2010 à 18:20, par jpMATHELOT
12. Le 22 septembre 2010 à 22:06, par Jmh
13. Le 09 janvier 2012 à 04:39, par belstaff bag
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