Vous êtes un architecte d'information modèle.

  • Vous avez pris soin d'apprivoiser les contenus de votre client.
  • Vous avez interrogé les uns et les autres.
  • Vous avez analysé l'existant.
  • Vous avez analysé le potentiel.
  • Vous avez analysé la concurrence.
  • Vous avez même imaginé plus loin, en mode "tempête de cerveaux".
  • Vous avez pris soin de créer différentes entrées logiques vers le contenu
  • Vous avez créé une structure qui répond aux principaux scénarios utilisateurs.
  • Vous avez pris soin de limiter la profondeur et la complexité de votre architecture, allant à l'essentiel.
  • Vous avez couronné le tout de libellés percutants, informatifs et cohérents.
  • Votre structure de contenus est parfaite.

Oui, mais, c'est sans compter le fait que...

  • Le juriste maison trouve vos intitulés un peu trop compréhensibles... il vous demande de changer "Notre équipe" en "Structure organisationnelle"... vous avez beau lui expliquer que le site vise Monsieur-tout-le-monde... rien à faire !
  • La secrétaire zélée vous enjoint de rajouter 4 rubriques, demandées par Blackberry par son Directeur de département, en séminaire à Biarritz... ce qui déséquilibre complètement votre structure, mais on s'en fout.
  • Le consultant en marketing invité autour de la table raille votre structure trop "premier degré"... sa créativité indomptable le pousse à baptiser le bouton "Passer commande" en "Youplaboum!"... vous tentez de lui parler son langage et de lui faire comprendre le risque en termes de taux de conversion... mais l'art pour l'art s'impose.
  • Et, pour finir de faire voler en éclat votre château de cartes, le vice-président débarque en fin de réunion pour exiger, d'autorité, "son" bouton, telle une tache de tomate sur votre costume neuf.
  • Vous avez envie de crier à l'assemblée : "Et une intro en flash ou un compteur de visites, tant que vous y êtes ?!?"
  • Mais le client, c'est le client.

Ceci dit, le Web sans les humains qui le font et qui l'utilisent, ce serait moins drôle, non ?