Réussir son site web : troisième édition ?

Catégories : A lire

Dunod nous signale que la deuxième édition de "Réussir son site web en 60 fiches" s'est épuisée à un rythme soutenu et régulier. Un succès donc.

J'en profite pour remercier Gaetano, sans qui cette deuxième version n'aurait sans doute pas vu le jour.

Les études de cas tiennent encore la route, à mon avis, mais nous envisageons néanmoins une troisième édition pour un futur pas trop éloigné. Peut-être avec votre aide ?

Au total, c'est quelque 4000 exemplaires qui auront été, jusqu'ici, diffusés à travers la francophonie. Merci à vous lecteurs, pour votre intérêt dans la qualité web.

Les chaussures du cordonnier

Catégories : Web design

En primeur, pour vous, lecteurs du blog, j'annonce ici que mon site 60questions.net vient de faire peau neuve.

Objectifs de la manoeuvre :

  • Mieux communiquer sur mes services aux professionnels.
  • Simplifier, simplifier, simplifier.
  • Respecter les standards d'accessibilité.
  • Changer de chemise, ça fait parfois du bien.

Alors, mieux habillé le cordonnier ?

Votre avis m'intéresse.

Un site web doit-il être beau ?

De nombreuses études nous le confirment: les aspects graphiques n'ont que peu d'influence sur le succès d'un site web à long terme. La qualité du contenu et la facilité de navigation au sein de ce contenu restent, en revanche, primordiales pour encourager les visiteurs à revenir.

Jetez donc un coup d'oeil sur les sites à stature mondiale, ces monstres de popularité que sont Google, Wikipedia, Amazon, Ebay,... Sont-ils des oeuvres d'art ? Sont-il obsédés d'élégance et de raffinement ? Certainement pas.

Un site laid comme un dindon déplumé peut parvenir à s'imposer comme une référence mondiale, en dépit du bon sens, par la simple force de son contenu, exclusif, pertinent et régulièrement actualisé.

Cela veut-il dire que l'esthétique n'a aucune importance ?

Non. Car la qualité de votre environnement graphique, lors du premier contact avec le visiteur, influence fortement la crédibilité de vos propos en ligne. Une étude menée par des chercheurs de l'Université d'Ottawa démontre que les internautes jugent un site web en 50 millisecondes. Dans ce laps de temps, ils n'ont évidemment pas l'occasion de lire quoi que ce soit... C'est l'environnement visuel qui détermine leur première impression. Le graphisme contribue également à la lisibilité de vos contenus.

Dans certains secteurs, comme l'automobile, la mode ou les produits de luxe, l'image de marque graphique garde énormément d'importance.

Un site trop faible sur le plan graphique peut nuire à l'image de marque de son producteur. Ségolène Royale, récemment chahutée dans les médias pour la piètre qualité de son nouveau site web, ne nous contredira pas. Vous lirez notamment l'article de l'Express : Nouvelle version du site de Désirs d'avenir : un fiasco à 41 000 euros.

Prise d'écran : www.desirsdavenir.org - 15 septembre 2009.

Parmi les signes d'amateurisme :

  • Une typographie avec grossier effet de relief
  • Un paysage extrait d'une banale collection de fonds d'écran
  • Des boutons translucides, disposés en vrac à gauche et à droite
  • Une palette de couleurs aléatoire
  • Des dissonances entre la page de garde et les pages intérieures
  • De nombreux liens cassés

Conclusion : Soignez votre contenu avant tout, mais ne l'emballez pas avec du papier ménage. Dans le doute, la sobriété paye.

Lisibilité et densité d'information : l'UMP accumule les lourdeurs

Lisibilité et densité d'information sont deux facteurs qui interagissent étroitement au sein d'un site web. Je veux dire par là que plus l'information est touffue, plus il devient nécessaire d'en soigner la présentation.

Je viens de tomber sur un exemple qui prouve que le bon sens ne court pas encore les rues... pas même toujours les grandes artères. Il s'agit de la lettre (électronique) des députés européens du groupe UMP.

Source : http://www.umpeurope.org/Lettre/2005-06/

Jugez par vous-même.

Et ce n'est pas la fonction "agrandir les caractères", au bas de la page, qui nous tirera d'affaire ! Elle ne fera qu'augmenter l'effet gruyère causé par le texte justifié dans une étroite colonne.

Bon exercice à soumettre aux étudiants en communication : revoir l'usage du gras dans le texte, dans le sens d'une bien plus grande sélectivité (à force de tout mettre en évidence, on ne met plus rien en évidence).

Typographie décroissante

France - Serbie... en direct sur Yahoo! Sport...

Mais ce n'est pas des remplacements opérés par le sélectionneur Domenech dont je veux vous parler... ni de l'exclusion contestée de Lloris...

Non, sur ce blog, on parle typographie, ergonomie, architecture de contenu,... Et la petite idée qui m'a séduite, dans un flux de brèves, est d'utiliser une typographie décroissante : de gros caractères pour le dernier "post", de moyens caractères pour l'avant-dernier, et des caractères plus petits pour le reste de l'historique du flux d'information.

C'était tout bête. Comme toutes les grandes idées.

La lecture change... nos cerveaux aussi !

Une fois n'est pas coutume, le magazine Science et Vie vient de réaliser un dossier sur les changements de comportement que les nouveaux médias induisent dans les mécanismes de lecture.

L'article se pose, plus loin, la réflexion de l'adaptation de notre cerveau à ces nouveaux contextes de disposition des informations.

Avant de le lire plus attentivement et de rebondir sur le fond, je vous en livre déjà la référence.

Vous pouvez lire l'article en version "livre électronique" ou bien l'imprimer au départ de cette page :

http://nouvellestechnos.science-et-vie.com/livre-electronique/

Merci à Marc Van Rymenant d'avoir attiré mon attention sur l'article en question.