Ecrire et manager sa communication web

Catégories : Ecrire pour le web - A lire

Les bouquins sur le thème de l'écriture web ne font pas légion. C'est pourquoi je vous annonce la sortie de celui-ci, sans même me l'être encore procuré : Ecrire & manager sa communication web, paru chez Edipro.

Ce livre est le fruit d'un travail collectif. J'ai eu le plaisir de croiser, dans la vraie vie, plusieurs de ses auteurs : Marina Aubert, Aurélien Coussement, Tanguy Pay. Je vais maintenant avoir le plaisir de les lire.

Pour plus de détails : consultez la fiche du livre sur le site web de l'éditeur.

Ergonomie du panier d'achat

Dans la foulée de mon dernier article, si vous vous intéressez à l'ergonomie des processus de commande en ligne, je vous invite à lire ce mini-dossier du Journal du Net : Optimiser sa page "panier d'achat".

Au-delà de cette bonne petite piqûre de rappel, concernant les environnements d'achat en ligne, je m'interroge sur les plate-formes e-commerce existantes. En effet, ce sont souvent les développements un peu trop artisanaux et "sur mesure" (*) qui génèrent une faible ergonomie.

Alors, je m'adresse aux lecteurs avertis que vous êtes :

Quelles sont les plate-formes d'e-commerce préfabriquées qui, à votre connaissance, offrent le meilleur rapport coût / facilité d'implémentation / souplesse graphique / ergonomie ?


(*) Parfois justifiés, dans le cas de gros projets avec applications informatiques préexistantes.

Caddyhome contre Collivery

10 ans après les premières expériences de vente en ligne, comment se comportent les caddies virtuels de nos grandes surfaces ?

Ce mois-ci, nous confrontons les services Collivery et Caddyhome, respectivement rattachés aux magasins Colruyt et Delhaize.

L’ergonomie s’améliore, avec une longueur d’avance pour Caddyhome. Mais des progrès demeurent possibles, de part et d’autre, à travers un enrichissement de l’environnement visuel et une interactivité renforcée.

A lire : Caddyhome contre Collivery.

Rencontre avec Elie Sloïm

Catégories : Humeur - Web culture

Je vous ai déjà parlé d'Elie Sloïm et de son projet Opquast centré sur la qualité web.

Elie et moi, on s'était déjà téléphoné à la préhistoire du web, lorsqu'il était actif sur e-qualite.com, et moi sur radioscopie.net (encore visible sur archive.org, la mémoire du web, et qui me fait bien sourire aujourd'hui).

Ca fait dix ans qu'on se téléphone de temps en temps et qu'on s'envoie des cartes postales au nouvel an. Mais ça y est, cette fois, on s'est croisé en vrai : gare Montparnasse, durant 38 minutes, devant une bière belge (*). Trop court pour épuiser les possibilités de collaboration. Mais suffisant pour envisager une suite.


(*) Deux, en fait.

Décentralisation de la communication : une tendance de fond

Infrabel, le Forem, la Poste, l'UNESCO, plusieurs Directions générales à la Commission européenne, la plupart des conseils généraux français,... tous participent au même mouvement : la décentralisation de la production des contenus. C'est vrai pour l'intranet en priorité, avec parfois près de 200 contributeurs de contenu potentiels. C'est vrai, dans une moindre mesure, pour les sites internet publics, alimentés par des équipes de plusieurs dizaines de personnes.

Les avantages de la décentralisation sont :

  • Une force éditoriale décuplée
  • Des rédacteurs plus proches de leurs matières "naturelles"
  • Une culture de la communication répartie à travers toute l'entreprise
  • Une écriture plus "opérationnelle" et moins "journalistique"

Cependant, ce processus a ses limites :

  • Ecrire est une chose. Ecrire efficacement en est une autre, qui nécessite d'acquérir les bons réflexes.
  • Communiquer est une tâche qu'on rajoute à toutes les autres tâches. Les employés concernés manquent parfois de temps pour alimenter le site intranet ou internet.
  • Si chacun écrit dans son coin, à sa manière, discordances et redondances ne tardent pas à apparaître. Une vision transversale ainsi que des règles communes restent souhaitables.
  • Lorsque chacun produit sans compter, le volume publié devient rapidement gigantesque. L'accès aux contenus et leur indexation deviennent délicats. Il est nécessaire que quelqu'un se préoccupe de nettoyage éditorial.
  • Communiquer, OK... mais quoi ? Une vision claire de l'entreprise permet de cerner plus facilement les informations dignes d'être communiquées.

Certaines conditions me semblent donc nécessaires pour que la décentralisation de la production de contenu fonctionne correctement :

  • La coordination éditoriale : Il est impératif de nommer un chef de projet qui puisse assurer une vision transversale des contenus. Avec un vrai pouvoir de coordination, utilisé pour garantir la cohérence de l'ensemble du système d'information.
  • La formation des contributeurs de contenu aux techniques d'écriture efficaces. Le coaching en est une variante : formation sur le terrain.
  • Les guidelines éditoriales : qui définissent les bonnes pratiques et établissent les conventions éditoriales propres à l'entreprise. Optez pour des guidelines concises et illustrées par l'exemple. Oubliez les bottins téléphoniques !
  • Le workflow doit être clairement défini, lui aussi : De quel budget-temps éditorial disposent les personnes impliquées ? Qui prend l'initiative d'un contenu ? Qui écrit ? Qui traduit ? Qui met en page ? Qui relit ? Qui valide ? Qui actualise ?
  • Une culture de la communication : Les réflexes de communication doivent être encouragés à travers les réunions et la vie de l'entreprise en général. L'attitude du management influence tout particulièrement la manière dont le projet internet / intranet est perçu.
  • Une stratégie éditoriale clairement définie : Si les cibles et les objectifs sont clairs, l'écriture gagne en efficacité.


Pour ceux qui l'ignorent, une grande partie de mon activité professionnelle consiste à accompagner les institutions et les entreprises dans ce processus de décentralisation de la production de contenus. En particulier à travers les missions suivantes :

  • Formations aux techniques d'écriture pour le web
  • Animation de workshops éditoriaux (avec l'ensemble des contributeurs de contenu)
  • Mise en place de guidelines éditoriales
  • Affinement de la stratégie éditoriale

Et vous, vous y croyez à la décentralisation de la production de contenu ?

Position, format, couleur, libellé : soignez vos boutons !

Je planifie régulièrement mes déplacements en train via le site de la SNCB.

Récemment, quelques modifications sont intervenues au niveau de la réservation des billets.

L'accès au formulaire est plus immédiat au départ de la page d'accueil. Ca, c'est pour l'amélioration.

En revanche, un détail que je trouve fort gênant, dans la première étape de la procédure, c'est le bouton d'envoi des données.

Plusieurs caractéristiques de ce bouton pourrait être améliorées en vue de rendre son usage plus évident :

  • La position : Il est plus naturel de placer les boutons de confirmation d'un formulaire en bas à droite. Ici, il est à gauche et perd de sa puissance par rapport au sens habituel de lecture. Le lien "Plus d'options", par définition facultatif, apparaît, du coup, plus présent que le bouton principal.
  • Le format : La taille du bouton me paraît fort modeste. Le texte est comprimé et peu lisible. Le bouton manque de présence.
  • La couleur : La couleur grise n'est pas des plus propices à attirer le regard. Le rouge ou le vert, voire un bleu électrique en cohérence avec la charte graphique, me paraîtraient plus efficaces.
  • Le libellé : L'instruction "Afficher trains" sonne un peu sèche. On pourrait remplacer par "Afficher les trains disponibles" pour plus de convivialité. Il n'y a aucun mal à utiliser trois ou quatre mots plutôt que deux, si c'est pour gagner en clarté.


Vous êtes d'accord avec moi ou je cherche la petite bête ? ;-)