Référencement : les Assurances AP ont eu une (presque) bonne idée

En ces temps difficiles, il est bon d'associer le mot clé "sécurité" à toute la panoplie de produits financiers.

Aussi, les Assurances AP ont eu l'excellente idée de créer le nom de domaine www.epargnepensionsecurite.be.

Malheureusement, ils ont négligé nos recommandations sur l'usage du trait d'union dans les URLs. Les mots clés, certes bien choisis, sont ici noyés.

Vous me direz sans doute que ce site web est le fruit d'une action commerciale momentanée, relayée par la radio notamment, et qu'il n'a pas besoin de se faire référencé dans les moteurs.

Je vous répondrai qu'un nom de domaine comme celui-là vaut la peine de faire l'objet d'une stratégie de visibilité à long terme. Et pour Google, un trait d'union, ça compte.

Webmaster, es-tu là ?

Je viens de participer, comme conférencier, à un "tour de Wallonie", organisé par l'Union des Villes et Communes, avec la collaboration de l'AWT (Agence Wallonne des Télécommunications).

L'initiative est excellente : il existe 262 communes en Wallonie... elles ont des besoins très similaires. Réfléchir à une architecture commune pour les sites web des villes wallonnes me paraît une démarche fort intéressante. Entre une commune touristique comme Han-sur-Lesse, une grosse ville comme Charleroi ou une petite bourgade comme Dottignies, les priorités ne sont pas forcément les mêmes, certes. Mais, à la base, les matières communales restent assez bien définies et on peut, sans aucun doute, dégager un tronc commun de besoins.

Source : Enquête 2006 sur les sites web communaux.

L'AWT publie des recommandations détaillées concernant la création et la promotion d'un site web communal. André Delacharlerie et Isabelle Rawart nous ont présenté les résultats d'une étude très complète portant sur l'ergonomie des sites web des communes wallonnes.

Comme dans les entreprises, la maturité progresse. Les institutions publiques n'ont pas forcément à rougir par rapport au secteur privé. Dans certains cas, elles montrent même l'exemple. Mais comme dans les entreprises, certains chiffres sont édifiants sur le travail qu'il reste encore à fournir et les réflexes qu'il reste encore à encourager...

64% des communes n'ont pas désigné de webmaster
...or, un site web sans webmaster, c'est une voiture sans pilote... elle va droit au mur.

41% des bourgmestres n'ont pas accès à Internet
...dans les entreprises privées comme dans le secteur public, à mon humble avis, Internet deviendra une vraie priorité lorsque nous verrons poindre une génération de managers qui auront grandi avec ce média.

4 newsletters envoyées en 4 mois... sur un total de quelque 60 communes
...c'est l'expérience vécue par une participante qui s'était inscrite à la quasi totalité des newsletters communales
...autrement dit, en termes de newsletters e-mail, il y a tromperie sur la marchandise
...il ne suffit pas d'implémenter la fonctionnalité, encore faut-il assurer la dimension éditoriale
...et cela, cela demande une vraie gestion de contenu.

Ces blogueurs qu'on achète... maladroitement

Je viens de recevoir un courrier qui est l'exemple même, à mon sens, d'une approche naïve de la blogosphère à des fins marketing...

Je cite :

Bonjour,

Chargée de markéting sur des portails de jeux en ligne et de finance, je recherche actuellement des blogueurs qualifiés qui rédigeront, sur leurs blogs, des articles sur les services et produits dont je suis chargée de faire la promotion.

Pour ce faire, une contrepartie financière vous sera versée, allant en général de 10 à 30 euros en fonction de votre site et certains autres paramètres à définir ensemble.

Nous nous engagerons à vous payer sur votre compte Paypal rapidement après la mise en ligne de votre article. De votre côté il faudra aussi respecter certaines règles quant à la rédaction et la mise en place de cet article.

Impatiente de vous voir rédiger vos premières lignes, je vous dis à bientôt.

Traduction :

Je recherche des blogueurs qualifiés mais qui sont prêts à se faire lobotomiser en échange de cacahouètes... Et bien non, Madame, moi, je ne mange pas de ce pain-là !

Préparez votre cambriolage grâce à Internet

Catégories : Web culture

Entendu ce matin à la radio :

Près d'un cambrioleur sur cinq (18%) exploite Internet pour tirer des renseignements sur les habitants et les lieux qu'il compte dépouiller.

Et oui, Internet, ça bouleverse tous les métiers... Il est vrai que Google Earth fouille presque dans nos tiroirs ;-)

5 petits jeux pour faire parler vos utilisateurs

Catégories : Clients - Outils

Mon boulot prend une tournure ludique, ces derniers temps... et ce n'est pas pour me déplaire.

Coup sur coup, j'ai été amené à :

  • Animer un séminaire pour la société Infrabel, sous la forme d'un jeu en salle
  • Concevoir un jeu de cartes à thème (confidentiel pour le moment)
  • Scénariser un jeu multimédia en ligne au départ d'une émission ARTE
  • Animer des focus groups pour la SNCB, conçus comme une succession de petits jeux destinés à faire parler les utilisateurs d'un intranet, afin d'obtenir leurs avis, frustrations, attentes et suggestions

Dans ce dernier cas, je sais d'expérience que les sondages classiques n'apportent pas grand chose. Vous savez, ces questions du genre : "Trouvez-vous que la navigation est facile sur le site ?", "Que pensez-vous du design du site ?", etc.

L'approche ludique peut, à mon avis, permettre d'extraire bien davantage d'informations.

Je vous livre ici quatre idées que je compte exploiter...

1. Le jeu des gentils et des méchants

On divise le groupe en deux : les gentils et les méchants. On confronte les deux groupes à une même situation extraite de l'intranet (une page, une fonctionnalité,...). Les méchants s'attachent à critiquer sans vergogne la situation actuelle. Les gentils tentent, quant à eux, de la défendre. Chacun des deux groupes se doit d'utiliser des arguments. L'animateur arbitre le débat, donnant la parole aux uns puis aux autres. L'animateur peut également aiguiller l'attention de participants sur des points précis. Le gros avantage de ce genre d'approche est que les gens se lâchent complètement dans la critique. La franchise de leurs critiques est excusée par avance grâce au jeu de rôle imposé.

2. Le jeu de l'argent

Chaque participant se transforme en investisseur, muni de 10 coupons d'une valeur fictive de 2.000 euros. L'idée est d'amener les gens à investir dans l'intranet, là où ils estiment, pour des raisons personnelles, que cela vaut la peine. Chacun distribue son investissement librement, pouvant investir jusqu'à trois coupons dans une seule et même rubrique. Ce jeu donne un aperçu des sections qui comptent, aux yeux des utilisateurs de l'intranet, qui comptent et qui méritent un développement.

3. Le jeu des autocollants

Chaque participant dispose d'un nombre illimité de post-it de différente nature :

  • un point d'interrogation ;
  • un coeur ;
  • une bombe.

On parcourt des pages et les participants, à tout moment, peuvent y apposer un des autocollants. Le but de l'exercice est de détecter les éléments dans les pages qui suscitent soit des interrogations (à préciser, dans ce cas), soit un rejet, soit un coup de coeur de la part des utilisateurs.

4. Le jeu du tableau de bord

A organiser en petits groupes. Il s'agit de dessiner un tableau de bord (comme celui d'une voiture ou d'un avion) où apparaissent tous les éléments les plus nécessaires au travail quotidien. Pour les entreprises qui désirent faire de l'intranet un véritable outil de travail, cet exercice présente un grand intérêt.

5. Le jeu du portrait chinois

Si l'intranet était un animal, à qui ressemblerait-il ? Un éléphant, une souris, une pieuvre, un koala ? Si l'intranet était une voiture, à qui ressemblerait-il ? Une Ferrari, une Smart, une vieille Lada ? ...La métaphore libère les esprits et permet d'observer comment les personnes perçoivent le site.

Vous avez d'autres idées ?...

Prévoyez une homepage "bis" pour vos communications exceptionnelles !

Le jour du résultat des élections américaines, de nombreux médias ont adapté la maquette de leur page d'accueil à l'ampleur des circonstances : la BBC, Le Monde et d'autres ont remplacé leur mise en page habituelle par un dispositif exceptionnel, de manière à donner au sujet du jour une présence (re)marquée.

Moduler la page d'accueil d'un site web en fonction de l'ampleur exceptionnelle d'un événement me paraît judicieux.

Je me souviens que, durant la crise de la fièvre aphteuse, la DG concernée à la Commission européenne communiquait, sur sa page d'accueil, à travers un timide encart, perdu dans un puzzle de contenus. L'importance de la situation méritait, à mes yeux, un traitement différencié.

Dans le même ordre d'idée, je conseille aux entreprises d'anticiper les situations exceptionnelles en prévoyant une homepage "bis".

Les situations exceptionnelles peuvent être positives (exemple : événement organisé par l'entreprise, récompense, performance,...) ou négatives (c'est le scénario de la communication de crise). Mais dans les deux cas, un canevas adapté mérite d'être mis en place.

Vous connaissez d'autres exemples de homepages "bis" ?

Obama - Mc Cain : duel sur la homepage

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Comment les candidats à la présidence américaine exploitent-ils le média Internet ? Comment la campagne est-elle menée en ligne dans un pays qui garde bien souvent une longueur d’avance en matière de Web ?

Ce mois-ci, je vous propose une analyse des pages d’accueil de Mc Cain et d’Obama à l’approche des élections. Analyse totalement indépendante de toute conviction politique.

Chers lecteurs, comme d'habitude, n'hésitez pas à apporter votre point de vue.