La BBC rachète Netvibes

Je vous arrête tout de suite, ce titre est trompeur. La BBC n'a pas racheté Netvibes, mais elle en a pris les attributs.

En effet, depuis quelques heures, la page d'accueil de ce monument du journalisme est complètement personnalisable.

Mise en page claire. Densité d'information raisonnable. Modules de contenu que vous pouvez étendre, rétracter ou déplacer comme bon vous semble. Voici la BBC à l'heure des widgets et des effets Ajax.

Surprenant, sans doute, pour les lecteurs habitués à l'ancien modèle. Mais l'ensemble reste très intuitif et totalement dans l'ère du temps. L'éditeur a néanmoins pris soin de prévoir des fonctions "Take the tour" et "Homepage feedback" pour accompagner le changement.

J'admire, pour ma part, le dynamisme de cette institution, capable d'innover avec pertinence. De notre côté de la Manche, certains comme d'autres feraient bien de s'en inspirer, non ?

Flickr : plus pertinent que Google Images

Catégories : Outils

De nombreux internautes ont le réflexe de se tourner vers Google Images lorsqu'ils sont à la recherche de visuels. Logique, ces images se trouvent à un onglet du moteur de recherche de base, adopté par près de 90% d'entre nous.

Cependant, Google Images présente beaucoup de "bruit". Je veux dire par là : beaucoup de résultats dont la pertinence n'est pas toujours au rendez-vous.

A titre d'exemple, j'ai effectué une recherche sur le terme "crépuscule".

Ci-dessous, la neuvième page de résultat de Google Images n'illustre quasiment en rien l'objet de notre recherche :

Par comparaison, pour la même requête ("crépuscule"), la 53e page de résultat sur Flickr fournit encore des photos pertinentes et de qualité :

Bien sûr, il s'agit là d'une recherche ponctuelle et pas d'une étude sur un échantillon scientifique.

Mais, dans le chef d'un webmaster à la recherche d'une photographie ou d'une illustration, je vois tout de même plusieurs avantages à se tourner vers Flickr plutôt que Google Images :

  • Les tags utilisés par Flickr permettent une indexation plus pertinente que les textes alternatifs utilisés par Google Images. Sur Google Images, on tombe plus facilement sur la couverture d'un bouquin que sur l'illustration de son choix.
  • Les visuels répertoriés par Google Images, par définition, sont déjà utilisés sur au moins un site web. Ce n'est pas nécessairement le cas sur Flickr.
  • Il est plus facile de contacter le propriétaire d'une image sur Flickr qu'au départ de Google Images, qui ne donne, comme seule indication, que l'adresse du site web qui contient cette image.
  • Flickr participe davantage d'une démarche artistique. La qualité et l'originalité des photographies est supérieure à ce qu'on peut trouver sur Google.
  • Sur Flickr, les images sont souvent disponibles en moyenne ou haute résolution.

Bien sûr, il existe d'autres banques d'images, dont certaines sont ciblées sur les utilisations professionnelles. Mon propos se limitait à comparer deux outils dominants en termes d'usage.

Personnellement, je trouve que les banques d'images professionnelles ont presque toutes un air de déjà vu : Ca vous dit quelque chose ce genre de photos : trois personnes heureuses derrière un ordinateur ou devant un flipchart, avec ce parfait mélange ethnique auxquels les américains nous ont habitués : un blanc, un noir, un asiatique ?

Pour échapper à cela, j'aime bien l'idée de dénicher de belles images sur un site de partage. Les auteurs seront souvent ravis que leur photo soit utilisée, crédits à l'appui.

The Visible Body : le multimédia dans toute sa puissance

Catégories : Web design - Animations Flash

Non, le multimédia, ce n'est pas uniquement ces animations flash bidons à l'entrée des sites web.

Jetez un coup d'oeil sur visiblebody.com pour saisir la puissance du visuel interactif.

Pénétrez virtuellement le corps humain. Voyagez dans le système digestif. Plongez dans les cellules. Localisez l'os de vos rêves via une recherche par mot clé.

Un bijou pour les étudiants en anatomie et physiologie.

Check-list pour réussir son site web : bientôt la seconde édition !

Catégories : A lire

Il y a un plus d'un an, j'annonçais l'épuisement de mon bouquin, distribué à 2500 exemplaires.

Suite à cette annonce, Gaetano Palermo, que j'avais rencontré quelques temps avant, s'était proposé pour m'épauler dans la production d'une seconde édition. Ensemble, nous avons élaboré une nouvelle table des matières.

Cette seconde édition sera une vraie actualisation :

  • Plus de 100 nouvelles études de cas
  • 7 nouvelles questions
  • De nombreux statistiques mises à jour

Gaetano me remercie dans un billet récent. En réalité, dans cette histoire, je ne sais pas qui doit remercier l'autre. Car sans l'énergie, l'efficacité et l'investissement de Gaetano, cette seconde édition n'aurait jamais vu le jour.

Morale de l'histoire : à deux, on est toujours plus fort.

Je vous tiens bien sûr au courant de la sortie en librairie.

La lisibilité, votre force de frappe

Vous désirez vous faire entendre ? Dans ce cas, il va vous falloir maîtriser certains détails : les choix typographiques, les contrastes de couleur, les alignements, les espaces, la densité d’information,… sont autant de paramètres qui détermineront votre capacité à capter l’attention de vos lecteurs.

Lisez mon dernier dossier comparatif sur le thème de la lisibilité !

Toutes vos réactions, commentaires, clins d'oeil ou indignations sont bienvenus.

Jimdo : le CMS en toute simplicité

Catégories : Technologie - Ergonomie - Outils

Des outils de gestion de contenu, j'en ai vu passer quelques dizaines. Et je suis toujours resté assez sceptique face à la lourdeur de ces machineries pourtant vendues pour simplifier la vie. Scepticisme que j'avais déjà exprimé ici et .

C'est pourquoi, quand j'ai découvert Jimdo, j'ai rapidement été séduit par l'extrême facilité de prise en main.

Je précise tout de suite que je n'ai aucune action chez Jimdo et reste totalement ouvert à la critique et aux comparaisons. Le marché des CMS évolue sans cesse, et je remercie les lecteurs qui prennent la peine de m'alerter de certaines nouveautés.

Ci-dessous, sur la page d'accueil de Jimdo, l'inscription se fait très rapidement. Uniquement sur base d'une adresse e-mail. Deux minutes plus tard, vous accédez à votre site personnalisable.

Ci-dessous, en un clic de souris, vous pouvez ajouter, supprimer ou déplacer différents objets : texte, image, tableau,... jusqu'aux vidéos YouTube et aux flux RSS que vous pouvez intégrer à vos pages avec une facilité déconcertante. Chaque petit morceau du site est directement éditable. L'effet des modifications est directement visible, sans qu'il ne faille passer par une rebutante architecture de fichiers.

Modifier le menu de navigation (deux à trois niveaux prévus) est un jeu d'enfant.

Et pour les besoins plus sophistiqués, vous gardez la possibilité d'introduire votre propre code HTML et vos propres feuilles de style.

Vous désirez créer un formulaire et archiver les informations qui vous sont envoyées par ce canal ? Pas de problème. C'est prévu.

Vous désirez créer une newsletter électronique ? Cela vous prendra 2 secondes d'insérer le formulaire d'inscription.

Vous désirez protéger l'accès à certaines zones du site, obtenir des statistiques de fréquentation ? Pas de souci. C'est prévu aussi.

Bien sûr, Jimdo ne répond pas à tous les besoins. Il ne propose pas de workflow de validation, ni de catégorisation dynamique des contenus. L'interactivité reste fort limitée (pas de comme commentaires, par exemple). La newsletter se contente du format texte. Manque aussi un moteur de recherche par mot clé. En clair, Jimdo conviendra mieux à une petite enseigne ou à une association culturelle qu'à une multinationale.

La version gratuite de Jimdo impose un nom de domaine générique et de la publicité. La version payante (mais très accessible : 5 euros par mois) vous permet de posséder votre propre nom de domaine ainsi qu'une gamme de fonctionnalités plus étendue.

Je pense que nous assistons ici à une nouvelle génération d'outils de gestion de contenu, réellement intuitifs.

Carnet de route

Catégories : Clients

Je prends le train cet après-midi pour Strasbourg (mission chez ADIRA, Association de Développement du Bas-Rhin).

Vous habitez dans le coin ? N'hésitez pas à me faire signe. On pourrait peut-être se rencontrer ce mardi soir.

Autres clients du mois :

  • L'AWT (Agence Wallonne des Télécommunications), où je poursuis un cycle de formation "Ecrire pour le web". Avec d'intéressantes réflexions sur les questions de vulgarisation scientifique. En effet, le rôle de l'AWT est de traduire, dans le langage du patron moyen de PME, les opportunités liées aux nouvelles technologies de communication.
  • Actuapedia, partenaire de Wikipedia, est une encyclopédie à orientation pratique et commerciale. Certains mots clés sont traités sous un angle opérationnel (du genre : "5 étapes pour acheter un loft" ou "Questions clés pour installer une chaudière"). Un projet en plein développement. Avec un petit côté "Test-Achats" qui se croise avec l'approche encyclopédique. J'interviens comme consultant en ergonomie et architecture d'information.
  • Actu24 (à ne pas confondre avec le client précédent) : un site d'actualité produit par le groupe Vers l'Avenir, un des deux grands groupes de presse en Belgique francophone. J'interviendrai dans une formation "Ecrire pour le web" destinée à un public de journalistes professionnels. Je suis moi-même journaliste de formation et j'adore m'interroger sur l'évolution du métier dans un monde chahuté par les nouveaux médias.

Référencement : la revanche du contenu

Vous n'avez pas encore lu le livre blanc de Dixxit sur le référencement ? Et bien, qu'attendez-vous ?!?

A mes yeux, il s'agit d'un des meilleurs dossiers sur le sujet. Le seul, à ma connaissance, qui développe une réflexion approfondie (mais totalement compréhensible) à propos de l'impact de la stratégie éditoriale sur le référencement.

Je me permets d'en commenter ici deux extraits, en vous recommandant la lecture complète et gratuite du dossier.

La graphique ci-dessous illustre l'importance du micro-trafic. Beaucoup d'éditeurs de sites web s'appliquent à vérifier leur positionnement sur une poignée de mots clés stratégiques. La réalité statistique démontre pourtant que les 25 premiers mots clés ne génèrent, en moyenne, que 5 à 15% du trafic. Il est donc judicieux d'envisager le référencement sous un angle sémantique beaucoup plus large.

Ci-dessous, Dixxit éclaire le référencement sous l'angle du cycle de vente d'un produit. Selon le degré de maturité du client (découverte, intérêt, considération, acquisition), les requêtes sont susceptibles de varier. Un bon site web doit pouvoir répondre à toute cette matrice de requêtes, grâce à une arborescence bien construite. Une structuration de contenu qui part du plus général, pour aller progressivement vers le détail, démontre son efficacité non seulement vis-à-vis des lecteurs (qui peuvent approfondir leur recherche au départ de la page d'accueil), mais aussi vis-à-vis des moteurs (qui trouveront réponse non seulement aux requêtes généralistes mais aussi aux requêtes beaucoup plus spécifiques).