Carnet de route

Catégories : Clients

Cette semaine, jusque vendredi, je suis à Quimper pour un cycle de formations à l'écriture web, destiné aux contributeurs de contenu de l'intranet du Conseil Général du Finistère. Accueil très sympa. Magnifique cathédrale en face des bâtiments administratifs. J'avais donné une formation similaire au Conseil Général de l'Essonne, l'année dernière.

Vous habitez le coin ? Pourquoi pas aller boire un verre en ville ce jeudi soir ?

Prochains déplacements prévus à :

  • Luxembourg (les 13 et 14 décembre), pour une consultance auprès de la banque Fortis Luxembourg.
  • Paris (le 20 décembre), pour présenter un audit auprès de l'INSERM, pour le compte de mon ami Joël.
  • Strasbourg (à confirmer), pour une formation "Ecrire pour le Web".

Et Noël en famille... tout de même !

Recherche par mot clé : donnez-vous de l'espace !

Pas facile de rechercher le mot "anticonstitutionnellement" sur le site de l'IBSR (Institut Belge pour la Sécurité Routière).

Pourtant, toutes les statistiques démontrent que les utilisateurs effectuent de plus en plus des recherches sur de longues expressions. Un champ plus large offre un meilleur confort.

Dans le bandeau, remarquez comme la "recherche avancée" est dissociée de la recherche rapide...

De petites erreurs d'ergonomie encore très fréquentes sur le Web.

Introduction en Flash : la police de Namur fait du grand art

Je ne résiste pas à la tentation de relayer cette animation Flash épinglée par Damien Van Achter sur Blogging The News et qui émane du site officiel de la police de Namur.

Les photos mises en scène y sont de très faible qualité. Le logo officiel de la police y est malmené (voir prise d'écran ci-dessus). Les mouvements sont hachés, basiques, à la limite du grotesque. La musique de fond, digne d'une soirée techno.

Comprenez bien l'objet de mon billet. Mon but n'est pas de ricaner sur la police, cible facile, ni certainement sur sa volonté louable de créer un effet de proximité et de dynamisme, dont on sent bien l'intention ici. Mon but n'est pas non plus de détruire l'enthousiasme d'un webmaster aux moyens sans doute limités.

Que faut-il donc en retenir ?

Le web a atteint une certaine maturité. Une institution officielle, une association ou une société commerciale prend un risque lorsqu'elle se présente de manière trop improvisée. La faible qualité d'un site web (ou de certains aspects d'un site web) peut affecter l'image des entreprises. Le professionnalisme qu'elle dégage peut être mis à mal.

Une animation Flash à l'entrée de votre site web n'apporte que très rarement une valeur ajoutée. Si elle est très courte et de qualité très élevée, ça peut passer. Mais la plupart, du temps, il est préférable de mettre son énergie dans la page d'accueil proprement dite plutôt que dans une quelconque page de garde.

Vous avez des moyens limités ? Pas de souci... faites dans la simplicité !

Lorsque les critiques de produits sonnent faux

Tout site commercial qui se respecte propose aujourd'hui des "customer reviews". En bon français : des évaluations ou critiques de produits publiées par les clients et utilisateurs eux-mêmes, et non par le vendeur ni par quelconque expert désigné.

Il m'arrive cependant d'avoir des doutes sur l'authenticité de ces évaluations.

Hier encore, sur pixmania.be, je suis tombé sur cet unique commentaire associé à du matériel d'éclairage pour caméscope. Les fautes d'orthographe sont nombreuses (presque exagérées, aurais-je tendance à dire). Jusqu'ici, rien de vraiment anormal. Mais le style de la critique, lui, est précis et fort proche d'une évaluation professionnelle. Autrement dit, le fond ne colle pas à la forme. C'est en tout cas ce qui me met le doute.

"Recomender pour tout les personne voulant filmé de nuit"... Usage du participe présent... Est-ce là le style qu'adopterait quelqu'un qui produit dix fautes d'orthographe à la ligne ? Ne trouvez-vous pas cette syntaxe fort impersonnelle ?

Qu'en pensez-vous, mon cher Watson ?

Remarque importante : Ce billet est l'expression d'une intuition, portant sur un cas précis. Il n'est en rien une accusation formelle de l'honnêteté de la politique de promotion du fabricant Sony ni de la politique client de la société Pixmania, laquelle dispose d'un des meilleurs sites web commerciaux du moment.

Comment atteindre le meilleur rendement éditorial ?

Dans son dernier article, Jakob Nielsen disserte sur le bénéfice des articles courts comparés aux articles longs.

Modèles mathématiques à l'appui, l'auteur évoque les meilleurs stratégies :

  • du point de vue du lecteur (en rappelant notamment l'analogie entre les théories de la recherche d'information et la théorie de la survie alimentaire - vaut-il mieux courir après le premier petit lapin venu ou tenter de traquer un plus gros lapin ? - quel est le meilleur ratio entre l'énergie investie et l'énergie reçue ?)
  • du point de vue de l'éditeur (chercher le meilleur rapport entre la quantité d'information produite et les bénéfices en termes commerciaux, informationnels ou de notoriété)

A partir de quel moment publie-t-on trop ?
En-dessous de quel seuil publie-t-on trop peu ?
Comment atteindre le meilleur rendement éditorial ?

Et de conclure que le rendement éditorial optimal se situe souvent dans une stratégie hybride : un mélange d'articles courts et d'articles longs, reliés entre eux, qui permettront d'assouvir les besoins variables des chercheurs d'information.

Dans le même état d'esprit, cela m'intéresse de réfléchir à la fréquence de diffusion idéale. Une entreprise a-t-elle intérêt à investir dans une newsletter hebdomadaire, mensuelle ou trimestrielle ? Bien sûr, tout dépendra du contexte, du secteur, de l'audience. Mais cela n'enlève pas l'intérêt d'une telle réflexion.

Ces questions m'intéressent au plus haut point, étant donné que je définis le coeur de ma mission exactement comme ceci :

Aider mes clients à optimiser le rendement de leur investissement éditorial, en jouant tout autant sur la qualité, sur l'ergonomie, sur la stratégie, sur les technologies et sur les processus.

Bon, là, je m'arrête, sinon je vais diminuer mon rendement éditorial ;-)

google.com expérimente une autre disposition de son menu

Catégories : Ergonomie - Web culture

Aujourd'hui sur google.com :

Le menu central a glissé en haut de page.

Au-delà de l'incommodation provoquée par le changement (un bien grand mot, je vous l'accorde, dans le cas qui nous occupe), cette nouvelle disposition ne me convainc qu'à moitié. Je préférais voir associer le menu à l'outil de recherche.

Vous en pensez quoi ?

Sites web événementiels : vous avez des exemples ?

Catégories : Sites événementiels

Chère lectrice,
Cher lecteur,

Pour un article en gestation, je recherche, en ce moment, des exemples bons et mauvais de sites web événementiels (ces sites web qui sont créés tout spécialement pour annoncer, animer et/ou relater un événement, tel qu'une conférence, un colloque, un salon, un spectacle, un sommet, une rencontre, une exposition,...).

Si vous pensez à un site ou l'autre, ce serait très sympa de m'en faire profiter en commentaire, ou par e-mail à l'adresse suivante : jmh@60questions.net.

A très bientôt.

"Ergonomie web", signé Amélie Boucher

Catégories : A lire - Ergonomie

Aussitôt arrivée, aussitôt estimée.

Amélie Boucher nous a habitués, dès le départ, sur ergolab.net, à des articles toujours consistants et d'excellente qualité. Je partage entièrement l'avis d'Elie Sloïm qui, dans la préface qu'il signe, exprime ceci :

Amélie possède à la fois la rigueur et la persistance dans l’effort qui font toute la différence entre un ergonome de passage sur le Web et un professionnel qui a rapidement trouvé sa place dans le paysage de l’ergonomie francophone.

Autant vous dire que, sans même l'avoir encore lu, je vous conseille, les yeux fermés, la lecture de cet ouvrage :

En vente ici sur Amazon.

Détails :

  1. Titre : Ergonomie Web : Pour des sites web efficaces
  2. Auteur : Amélie Boucher
  3. Broché: 426 pages
  4. Editeur : Eyrolles (8 novembre 2007)
  5. Collection : Accès Libre
  6. Langue : Français
  7. ISBN-10: 221212158X
  8. ISBN-13: 978-2212121582
  9. Le site du livre : www.ergonomie-sites-web.com


P.S. Si je peux me permettre une seule remarque... ergonomique : Le "call-to-action" pour l'achat du bouquin, sur le site-même du livre, me semble un peu trop discret et un peu trop décentré ;-)

World usability (yester)day

Catégories : Evénements - Ergonomie - Web culture

Au moment-même où notre pays se déchire sur la scène politique, cela m'a fait plaisir, hier soir, de voir se réunir des gens de Leuven et de Louvain-la-Neuve, des académiciens et des privés, autour d'une même passion : l'ergonomie (ou utilisabilité, si vous préférez).

(Source des photographies : Moosh)


Sacha Kocovski nous a expliqué la démarche du benchmarking en ergonomie, à travers un test utilisateur comparatif des sites hospitaliers Erasme et Brugmann. Pour la petite histoire, le CHU Brugmann sort vainqueur.

David Geerts, posters à l'appui, nous a matérialisé le concept de "personas" utilisé dans la conception de sites web. Avec quelques idées innovantes : la simulation du comportement social des personas à travers les nouveaux réseaux web 2.0, ainsi que le recours à des personas "rebelles", qui sortent du cadre bien gentil utilisé habituellement.

Jean Vanderdonckt nous a fait part d'expériences dans le domaine médical. A travers une mise en situation vidéo, il nous a commenté autant l'ergonomie des processus que l'ergonomie des interfaces. En évoquant l'adaptation des données à plusieurs supports : PC pocket, PC normal et écran digital géant.

Quant à moi, comme annoncé, j'ai revisité les critères de Scapin et Bastien (principes d'ergonomie empiriquement validés) sous l'angle éditorial. En utilisant un maximum d'exemples concrets. J'espère que je n'ai pas dit trop de bêtises ;-)

J'ai eu le plaisir de croiser plusieurs visages familiers du petit monde des professionnels du Web en Belgique.

Notamment :

  • Baudouin de Menten (artwhere.be)
  • Marina Aubert et Marie Van Humbeeck (fondatrices de l'association e-criture.org)
  • Matthieu Laurent (un king du e-learning sur claroline.net)
  • Monique (avocate de l'accessibilité, sur webatou.be)
  • Katsoura (tutoweb.com... allez voir, ça vaut le coup)
  • Muriel Vandermeulen (consoeur passionnée d'écriture web)
  • Régine Lambrecht (spécialiste accessibilité / ergonomie chez ascii.be)
  • Vincent Battaglia, dit Vinch (blogueur sur vinch.be)

Merci aux organisateurs (Emakina, UCL).

Kezako : la petite fabrique de badges gère bien son succès

J'ai connu Sandy comme collègue, au temps où nous travaillions pour l'agence Qwentès. Et il nous arrive encore régulièrement de collaborer, lui comme designer, moi comme architecte d'information.

Je peux vous assurer que Sandy n'a rien du commercial aux dents longues. Du genre créatif, plein de modestie et très humain. Pourtant, c'est bien le succès commercial qui l'attend au tournant.

Alors, comment cela a-t-il bien pu lui arriver ?

Il y a deux ans, Sandy produit quelques badges à la demande d'un client. L'idée lui vient d'exposer ses créations sur son blog de manière à en faire profiter un cercle plus large. Les visiteurs accrochent. La démarche soulève un intérêt et l'idée fait son chemin : lancer une communauté de créateurs de badges, en stimulant la créativité, la production et les discussions via un blog et une boutique. Nom de l'opération : Kezako.

Rapidement, deux concepts se distinguent :

  • La boutique, qui permet d'acheter des badges créés par quelques artistes, élus par le blog.
  • La fabrique, qui permet aux internautes de commander des badges entièrement personnalisés.

Dès le départ, la solution Paypal a été adoptée pour automatiser la boutique. En revanche, la fabrique restait très artisanale : les visiteurs devaient envoyer un e-mail à Sandy, en y attachant un fichier image au format et aux dimensions spécifiées dans les instructions du site. Inutile de dire qu'un badge, vendu à un euro, demandait beaucoup de travail, parfois plusieurs échanges e-mail, pour être produit et distribué.

Face au succès et au nombre de commandes grandissant, Sandy s'est donc rapidement senti débordé.

Pour rationaliser sa démarche, il a pris récemment plusieurs décisions :

1. S'associer : Désormais, Laurence, Pascale, Matthieu et Gilles ont rejoint Kezako. Sur la page "contact", les rôles sont bien délimités. La jeune équipe, renforcée sur le plan de la logistique et du développement informatique, donne une impulsion nouvelle au projet.

2. Enrichir les fonctionnalités : Ci-dessous, la fabrique de badges est désormais aux mains des visiteurs. Moyennant quelques opérations très intuitives, Monsieur Tout-le-monde peut créer le badge dont il rêvait.

3. Automatiser la production : En effet, l'ergonomie enrichie a également comme avantage de simplifier le traitement en "back office". Plusieurs opérations (choix du format, choix de la couleur de fond, cadrage et redimensionnement de l'image) sont désormais entièrement automatisées. Bienvenue dans le web 2.0 : c'est l'internaute qui travaille. Le site se contente de lui mettre un environnement d'expression à sa disposition.

Les résultats n'ont pas tardé à se faire sentir. La nouvelle interface améliore le taux de conversion :

A même fréquentation, nous générons au moins 20% de commandes supplémentaires, nous explique Sandy. Et le nombre d'e-mails à traiter a fondu comme neige au soleil.

Le stade suivant ?

Certains affinements fonctionnels sont encore prévus, mais la marche importante à franchir, à présent, c'est d'exporter le projet dans d'autres pays.

Kezako distribue déjà des badges en Allemagne, en Belgique, au Canada, au Danemark, aux Etats unis, en Espagne, en France, en Italie, au Japon, au Luxembourg, au Mali, à Monaco, au Portugal, au Royaume Uni et en Suisse. Mais le site n'est disponible qu'en version française.

Une version anglaise et une version espagnole sont à l'étude. Mais où s'arrêteront-ils ?!?

Car certains badges ont de quoi attirer les extra-terrestres ;-)

Les internautes plaident pour des vidéos courtes

Catégories : Vidéo en ligne - Etudes

L'avènement de la vidéo sur Internet ne laisse plus aucun doute.

La question qui se pose est : comment intégrer la vidéo au mieux ?

Je vous conseille la lecture de cette petite enquête du Journal du Net : Les attentes des internautes en matière de vidéo.

Une des différences marquées entre la vidéo classique et la vidéo en ligne réside dans la durée.

Source : Le Journal du Net.

41% des utilisateurs demandent qu'une vidéo ne dure pas plus de deux minutes.

Seuls 4% des répondants sont demandeurs de vidéos de plus de 15 minutes. Le court-métrage a un bel avenir devant lui.

En ce qui concerne le contenu des vidéos, les internautes privilégient les présentations de produits aux interviews, jugées moins intéressantes.