Doit-on créer un blog sous la pression ?

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Suis retombé par hasard sur un article de Bizz (magazine belge spécialisé dans le Business et les nouvelles technologies). Epinglé comme "Le blog du mois", j'avais fait l'objet, en juin 2006, d'une brève interview.

La manière dont la question est formulée garde un intérêt : Doit-on créer un blog sous la pression ?

Dans ma réponse, je parle de vous, chers lecteurs ;-)

Faut-il tolérer les commentaires agressifs ?

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Même si je ne suis pas un fan du personnage, j'ai été saisi par l'agressivité des commentaires sur le blog de Loïc Lemeur, suite au mélange des genres (web et politique) qu'il s'est mis à pratiquer.

Cet acharnement fait naître en moi un sentiment de solidarité.

"No one kicks on a dead dog"

Personne ne s'acharne sur un chien mort, nous rappelle l'expression anglaise. Le succès et la renommée engendrent inévitablement des convoitises. Et, de fait, la consécration de Loïc Lemeur dans les palmarès de blogueurs français, aussi étonnante soit-elle, semble avoir attiré bien des jalousies.

"Les chacals aboient, la caravane passe", nous encourage un autre proverbe.

Néanmoins, l'agressivité fait mal. Les fausses allégations sont vite relayées. L'animosité nous éloigne du débat.

Illustrateur : JNL
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Comment détecter les trolls ?

Les "trolls". C'est le nom donné à ces personnes qui s'infiltrent dans les espaces de discussion pour faire de la provocation, en agressant l'auteur ou ses hôtes. Les trolls usurpent la liberté d'expression qui leur est donnée pour nuire à celui-là même qui leur donne la parole.

Vous reconnaîtrez généralement les trolls aux attitudes suivantes :

  • Faire du débat une affaire de personne ("Loïc, vous êtes détestable.")
  • Retourner les visiteurs du blog contre son auteur ("Mais pourquoi venez-vous encore sur ce blog ?!?")
  • Dévier du sujet (pour généralement glisser vers un thème très polémique, comme la liberté d'expression, et jouer les justiciers)
  • Réagir sur la forme (et moins sur le fond)
  • Insulter ("Asshole!")
  • Usurper l'identité de l'auteur du blog (en se trahissant parfois par des fautes d'orthographe, dignes du niveau intellectuel dont font preuve certains trolls)

Les trolls agissent pratiquement toujours sous le couvert de l'anonymat. Le comportement d'un troll est donc la combinaison : agressivité + lâcheté + superficialité.

Dans certains cas, l'intention de nuire est telle qu'on peut soupçonner des intérêts concurrents. Vous savez, les conseils diaboliques abondent sur le Web ;-)


Faut-il faire taire les trolls ?

Les premiers logiciels de discussion électronique ("chat") proposaient des fonctions "Kick" ou "Ban", qui permettaient de tenir les participants déviants à l'écart, soit pendant quelques minutes, soit de manière définitive. Sur base de l'adresse IP des intervenants, le logiciel établissait un filtre automatique.

Pourquoi ces fonctions ne sont-elles pas reprises en standard dans les blogs ?

Certes, c'est la solution extrême. Je prône surtout une attitude transparente et respectueuse à la base. Face à un commentaire agressif, ma première réaction est le désamorçage.

Mais quid si le troll s'entête ?

Personnellement, même si cela va à l'encontre de l'opinion d'une certaine blogosphère, je revendique le droit de censurer un commentaire insultant ou manifestement déviant.
Vous voulez m'insulter ? Faites-le ailleurs que chez moi.

Sauf dans ce billet, où je vous autorise à jouer les trolls comme bon vous plaira... Allez-y, défoulez-vous ! Concours de gros mots à mon adresse ;-)

Interfaces riches au service de la démocratie européenne

Il y a quelques jours, j'épinglais l'absence de montage dans certaines vidéos du Parlement européen.

En réalité, il n'en est pas toujours ainsi. La section EP-Live sur le site officiel du Parlement européen vous donne accès aux retransmissions vidéos des séances plénières à travers une interface riche et conviviale.

Le chapitrage est double : par orateur ou par thème.

Chaque séquence est rigoureusement minutée.

Lorsqu'un orateur s'exprime, son nom, son pays d'origine et le thème sur lequel il s'exprime sont affichés au bas de l'écran.

A tout moment, vous pouvez "zapper" vers une autre séquence.

Ecoutez donc nos députés européens ! Vous serez saisis par le franc parler de certains. Comme, sur cette prise d'écran, Timothy Kirkhope, qui, à l'anglaise, traite gentiment son collègue de dinosaure.

"Monsieur le Président, j'ai entendu Monsieur Bloom, tout à l'heure, et ça m'a un peu surpris. Je croyais, pour ma part, que les dinosaures s'étaient éteints, il y a belle lurette."

Monsieur Bloom, quelques minutes auparavant, avait comparé Poutine avec Hitler, le traitant de "gangster".

Ce n'est qu'un extrait sur lequel je suis tombé par hasard, mais qui me fait dire que, sous les apparences très sérieuses de l'hémicycle, on ne s'ennuie pas toujours au Parlement européen.

Un bémol : ces prouesses technologiques ne fonctionnent pas parfaitement avec le navigateur Firefox.

Vous connaissez d'autres exemples réussis de démocratie en direct ? ...Faites-nous en profiter en commentaire.

Je vous parlais dernièrement de la frustration générée par de longues vidéos non chapitrées.

Le dernier billet de Presse Citron nous apporte quelques éléments nouveaux : "Le Deep Tagging, avenir de la vidéo en ligne".

Au départ d'une vidéo, certains logiciels vous permettent d'opérer en ligne un découpage. Par exemple, de manière à rééditer ou transférer à un ami une séquence précise de la vidéo, ou à en indexer séparément différentes parties.

L'avenir, encore plus prometteur, passera par la reconnaissance vocale du contenu des vidéos.

En 2008, Google indexera-t-il le contenu des dialogues de vos podcasts ?

La ligne du temps : une perspective intéressante

Dans les archives de Google News, une fonction "show timeline" vous est proposée, qui permet de présenter un sujet sur une ligne du temps. J'en ai pris connaissance via Brainsfeed.

L'ergonomie me paraît intéressante, car elle permet un développement progressif de l'information. A la base, seuls les articles "principaux" (ce qui pose, bien sûr, la question de la "pertinence") sont affichés. Soit deux ou trois articles par année, dans la plupart des cas. L'utilisateur peut choisir d'explorer la période qui l'intéresse.

La disposition chronologique des informations peut générer du sens et une valeur ajoutée.

Ne peut-on pas imaginer ce type de fonctionnalité dans d'autres contextes, tels que :

  • Les archives des communiqués de presse d'une entreprise.
  • Les archives d'un blog (faire ressortir les billets phares sur une ligne du temps).
  • L'historique des décisions internes dans une entreprise (à travers l'intranet).
  • L'historique des dispositions législatives dans un secteur donné.

Publicité interactive

La dernière publicité Mobistar est une belle réussite.

Cliquez ici pour visualiser la pub.

L'humoriste Stéphane De Groodt s'éclate à la demande.

L'interactivité est subtile mais totalement intuitive.

Observez, en particulier, la manière dont les temps d'attente sont gérés, de même que les demandes déconcertantes.

Outre le "buzz" qu'elle est capable de générer, ce type de publicité présente le gros intérêt de pouvoir perdurer. Alors que les interventions télévisées sont brèves et s'effacent, une application en ligne peut rester accessible et consolider un effet de popularité.

Le haut débit, devenu une réalité pour près de 90% des internautes belges, laisse entrevoir une nouvelle dialectique publicitaire.

P.S. Cette pub me fait penser à un moteur de recherche anglophone, dont on a parlé il y a quelques temps, avec une femme charmante, en incrustation, qui vous accueille et vous invite à encoder vos requêtes... Vous souvenez de l'adresse de ce moteur de recherche ?

Ne vous reposez pas sur vos "solutions" !

Catégories : Technologie - Réflexions

Je n'aime pas le mot "solution" dès lors qu'il s'applique aux outils informatiques.

(Décidément, on dirait un billet du schtroumpf grognon ;-)

Un logiciel n'est pas une solution. C'est un moyen pour parvenir à ses fins.

Confondre les fins et les moyens est la meilleure manière, à mes yeux, de vous départir de votre responsabilité éditoriale ou managériale.

Non, un CMS (Content Management System) ne résout pas, de facto, toutes les questions liées à l'organisation des contenus dans votre entreprise, à la sélectivité éditoriale ou à la qualité de votre système d'information.

Non, un CRM (Customer Relationship Management) ne solutionne pas automatiquement la qualité de vos relations clients ni la pertinence de votre positionnement marketing.

Vous pensiez qu'une entreprise se dirige à l'aide de "wizards" ? Vous risquez d'être déçus.

C'est également l'avis de Gerry Mc Govern, qui interroge, dans son dernier billet : Does technology make managers lazy?. Traduisez : La technologie rendrait-elle les managers paresseux ?

Et de conclure sans ambages : "Software does not manage. People manage."

Ces navigateurs qui enrichissent l'expérience utilisateur

Catégories : Outils - Ergonomie

Un des multiples atouts du navigateur Firefox est de pouvoir installer des extensions, qui viennent enrichir l'expérience utilisateur.

Un bon exemple est l'extension "Link Alert", que j'ai moi-même récemment adoptée. Elle permet d'afficher automatiquement, au passage de votre souris sur un lien, le format de la page de destination.

Le navigateur permet ici de compenser les manquements de certains sites web, en améliorant ce que, dans notre jargon d'ergonomes, nous nommons la "prédictibilité des hyperliens".

Le navigateur fait, en effet, intégralement partie de l'expérience utilisateur.

Pour qui en abuse, les extensions peuvent avoir un effet pervers qui est d'empiéter sur la zone d'affichage du site web proprement dit. C'est ce qu'illustre, de manière assez caricaturale, la prise d'écran ci-dessous ;-)

Source de cette prise d'écran.

Le succès de Firefox est grandissant : aujourd'hui, 23% des internautes européens l'ont adopté.

Mine de rien

Catégories : A lire

C'est en vain que j'ai cherché, hier, sur le site Amazon, le dernier ouvrage d'Olivier Andrieu, intitulé "Référencement 2.0".

De fait, l'ouvrage n'est pas distribué par les circuits traditionnels. Olivier tente l'aventure de l'auto-édition. Son livre est disponible à travers un site web dédié : www.livre-referencement.com.

Internet permet aux auteurs de court-circuiter la chaîne éditeur-diffuseur-libraire. Et les plus audacieux l'ont bien compris.

Aujourd'hui, c'est au tour d'un ami de tenter l'aventure.

Fred Lambin est copywriter de métier. Il a déjà signé un ouvrage aux Editions Racine et tente, à présent, l'édition via le Web.

Mine de rien
Une plume dit son mot, 40 crayons répondent.

Un petit recueil d'aphorismes mis en images.

Des illustrations qui donnent un sens au texte. Des textes qui donnent un sens à l'illustration.

Un format original à faire traîner sur la table du salon ou à feuilleter dans une salle d'attente.

Pour ceux qui cherchent une idée sympa de cadeau de fin d'année, rendez-vous sur le site web du livre.

Bonne chance, Fred.

Succès éditorial pour les 60 questions

Catégories : Web culture - A lire

Il y a deux ans, mon bouquin Check-list pour réussir son site web - Les soixante points clés sortait en librairie.

Aujourd'hui, il est "sold out". Mon éditeur (DUNOD) m'a contacté pour me signaler que les 2.000 exemplaires étaient quasiment tous vendus. Le bouquin est épuisé dans la plupart des rayons de librairie. Il ne reste que quelques unités disponibles sur Amazon.

Au passage, je remercie le groupe Sword Technologies pour une commande extra de 500 exemplaires, destinés à leurs cadeaux de fin d'année.

Une deuxième édition ?

Mon éditeur est partant.

Cela me plairait, mais représente un boulot consistant, que j'aurais du mal à assumer en ce moment.

Peut-être dans un an. La première édition sera totalement épuisée et le Web aura encore évolué.

La mise à jour de Check-list pour réussir son site web exigerait :

  • des exemples de sites web actuels;
  • des statistiques plus récentes;
  • une légère adaptation de la grille de questions. (la plupart tiennent toujours la route, mais certains éclairages importants manquent, comme l'accessibilité, dont on fait grand bruit aujourd'hui ; ou encore, le potentiel collaboratif d'un site web, traduisez "2.0").

Autre changement majeur, depuis que j'ai rédigé mon bouquin : l'avènement des connexions rapides et les conséquences qu'elles entraînent sur l'offre de contenu (rich media, vidéo,...).

Dans un domaine connexe, j'aimerais beaucoup publier un livre sur l'écriture web, mon thème de prédilection.

Effets du succès

L'aventure de l'édition n'est pas lucrative. Du moins si l'on parle des revenus directs. Les droits d'auteur restent des cacahuètes.

Cependant, les effets indirects, en termes de notoriété, de crédibilité et de clientèle, sont loin d'être négligeables. Et puis, surtout, ça fait plaisir d'être lu. J'en profite pour remercier tous mes lecteurs.

Sur Amazon, je suis à présent couplé au grand maître de l'ergonomie des sites web (Jakob Nielsen)...

De quoi faire rougir un ancien timide ;-)

Les balbutiements vidéos du Parlement européen

Autant le Web textuel gagne progressivement en maturité, depuis quelques années, autant la vidéo en ligne me paraît imberbe à ce jour.

Ce n'est certainement pas la dernière vidéo du Parlement européen qui changera mon impression.

NOTE AUX LECTEURS EN DATE DU 10 JANVIER 2007 :
LA SEQUENCE VIDEO QUE J'EPINGLAIS DANS CE BILLET A RECEMMENT FAIT L'OBJET D'ADAPTATIONS : LES TEMPS MORTS ONT ETE SUPPRIMES.

Au bas de cette page, vous trouverez un lien vers une vidéo relative à l'audition parlementaire de deux nouveaux commissaires européens.

Surréaliste ! Pendant plus de 11 minutes, la vidéo retransmet l'ambiance de la salle qui se prépare à accueillir les auditions. Dans un bruit de fond inintéressant, des personnes anonymes passent dans le champ de la caméra, s'installent, prennent place.

C'est au bout de 14 minutes 30 que Monsieur Orban, le commissaire d'origine roumaine, prend finalement la parole.

Madame Kuneva, la commissaire bulgare désignée à la protection des consommateurs suivra. Après combien de minutes de vidéo ? Personne ne le sait. L'attente est linéaire. Pas de montage. Pas de raccourci vers les différentes parties.

S'il y a bien une règle à respecter, à mon avis, lors de la diffusion d'une vidéo en ligne, c'est de TOUT DE SUITE commencer par le vif du sujet. Le principe de la pyramide inversée (vous savez, ce vieux principe bien connu des journalistes et qui veut que l'on commence un article par les éléments les plus importants, pour ensuite développer les détails) devrait s'appliquer au centuple à la vidéo. Elle qui impose sa structure linéaire et sa temporalité. Elle qui ne peut être balayée furtivement du regard.

Sur un média comme Internet, qui nous a habitué au choix et à l'interactivité, ce flux unilatéral d'information devient très vite insupportable. Une solution est de découper la vidéo en différents chapitres.

Le mariage vidéo-texte-interactivité reste prometteur. Je brûle d'impatience de voir naître de nouveaux usages. Mais actuellement, je suis fort déçu et partage entièrement le scepticisme ou la frustration que certains de mes confrères exprimaient déjà il y a un an.

Pas le temps !, proteste Sébastien Bailly. En ajoutant : Et me voilà prostré devant mon écran comme devant la télévision. Les oreilles sous perfusion de son. Le flot est continu, se déverse, je subis. Je cherche la télécommande.

Arrêtez de nous podcaster les pieds !, s'irrite Xavier de Mazenod.

Ecouter les podcasts des autres me fait royalement chier, lâchait Joël Ronez avec son franc parler habituel.