Catégories : Newsletters - Cybermarketing - Etudes

Les données statistiques ne sont pas toujours faciles à évaluer... Un taux de conversion de 3% est-il un échec cuisant ? Un taux de désabonnement de 1% signifie-t-il un franc succès ?

Pour cette raison, il est précieux de connaître les statistiques moyennes. Et la société Experian CheetahMail France nous les livre, via le Journal du Net.

Source : Journal du Net

Ci-dessus, les tendances générales. Mais, en explorant ce dossier dans sa navigation latérale, il est possible de connaître les chiffres par secteur : B2B, Banque-assurance, Distribution, Luxe, Secteur public, Médias, Pure Players, Tourisme, Vente à distance.

Le taux d'ouverture moyen en marketing e-mail frise les 20%. La plupart du temps entre 15 et 25%. Quatre e-mails sur cinq sont donc tués dans l'oeuf, supprimés sans plus attendre, sur base de leur objet ou du nom de leur expéditeur.

Le taux de clic est de 3 ou 4%. Il atteint 10%, en moyenne, dans les contextes les plus favorables. J'avais travaillé avec 3 Suisses, notamment, et certains e-mails, ludiques ou boostés par des promotions intéressantes, atteignaient parfois 30 ou 40% de taux de clic. Il s'agit du clic au départ de l'e-mail qui, souvent, atterrit sur une page web. Dans votre "entonnoir" statistique, il faut en général prévoir un second taux de conversion, sur le site web, des visiteurs en provenance de l'e-mail. Et oui, il faut un gros volume de trafic et une audience qualifiée pour parvenir à générer un business digne de ce nom.

Le taux de désabonnement moyen oscille entre 1 et 3 pour mille. Un taux de désabonnement de 1% (question évoquée plus haut) devrait donc traduire un manque de confiance dans votre campagne.

Et vos chiffres à vous ? Ils collent avec la moyenne ?

Confort de lecture : l'écart entre l'écran et le papier se réduit

NDLR : Prenez un chrono, appuyez sur Start, et commencez la lecture de cet article.

Cela faisait 15 ans que circulait ce chiffre monolithique : « On lit 25% plus lentement à l'écran que sur papier ».

Moi-même, j'avoue, je diffusais cette donnée en formation « écrire pour le web », en y apportant un bémol de plus en plus marqué au fil du temps. Vu l'évolution des tailles d'écran, des résolutions, des matières, des habitudes, il était en effet plus que probable que l'expérience de lecture évolue.

« On lit 25% plus lentement sur le web que sur le papier »... Faites donc une recherche sur Google, en Français ou en Anglais, vous constaterez vite que cette affirmation reste très répandue dans le monde de la consultance web. Or, elle repose sur des observations de Jakob Nielsen qui remontent à 1997 !

Souvenez-vous, à cette époque, on utilisait des écrans 600 x 400 pixels, avec des fréquences de rafraîchissement à faire sortir les yeux de leurs orbites. Bon, j'exagère un peu, mais à peine.

Aujourd'hui, certains écrans proposent des résolutions d'affichage hollywoodiennes : le 1600 x 1200 pixels, par exemple. Mais dans le même temps, on a vu se multiplier de mini écrans avec les blackberries, les iPhones et autres écrans de poche. Aujourd'hui, l'iPad débarque, avec l'ambition de concurrencer le confort du papier.

Dans ce contexte, je vous fais la confidence qu'Isabelle Canivet, Muriel Vandermeulen et moi-même, trio passionné d'écriture web, nous étions déjà rencontrés dans l'idée de mettre sur pied des tests qui viendraient relativiser les vieux chiffres incontestés de Maître Nielsen. Nuancer ces 25% en fonction de la réalité polymorphe des écrans d'aujourd'hui nous paraissait une nécessité.

Mais voilà que Jakob Nielsen vient de nous devancer en réalisant une nouvelle étude portant sur la vitesse de lecture. La méthodologie est expliquée dans l'article. Les participants ont été confrontés à un extrait d'Ernest Hemingway, tant il est vrai que ce type de test de performance à la lecture n'a de sens que sur un certain volume de texte.

Quatre supports ont été testés : livre imprimé, PC, iPad et Kindle. Il en ressort que la lecture sur iPad est 6% plus lente que sur papier. On est loin des 25%. Avec les meilleurs supports électroniques, l'écart de performance se réduit donc fortement.

Mais la sensation de confort de lecture n'est pas exclusivement corrélée aux performances pures. Ainsi, les participants de l'étude ont exprimé une satisfaction élevée dans le cas de la lecture sur iPad et nettement moins élevée sur PC. Les vieux livres et les très récentes tablettes électroniques emportent l'adhésion des lecteurs, à la différence de l'écran PC, jugé rebutant.

Une approche critique me fait tout de même penser que l'attrait de l'iPad vient en partie de sa nouveauté.

Néanmoins, le message est clair : l'électronique rattrape le papier, en confort et en performance.

N.D.L.R. : Stoppez le chrono ! Combien de secondes avez-vous mis pour lire cet article ? Sur quel support ? Dans quelles conditions d'affichage ? Dites-nous tout en commentaire !

L'e-mail vidéo : un concept trompeur

Catégories : Vidéo en ligne - A lire

Le Journal du Net vient de mettre en ligne un petit dossier sur l'e-mailing vidéo.

On y apprend que 90% des e-mails vidéos reposent sur une simple image fixe, en réalité, qui donne la sensation du "player" et qui renvoie vers une page web contenant de la vidéo.

Intégrer de la vidéo proprement dite reste chose impossible dans un e-mail.

La seule solution qui s'offre à nous reste de recourir au GIF animé. Vous vous souvenez, ce format de la préhistoire du web qui permettait de faire clignoter les pages comme des sapins de Noël, au grand bonheur des amateurs ? En réalité, avec une simple image GIF animée, on peut parvenir à donner la sensation d'une vidéo. Vous en voulez la preuve ?

Mais le dossier du Journal du Net nous rappelle aussi que la vidéo sous forme de GIF n'est pas la panacée, car elle reste :

  • Limitée à 256 couleurs
  • Sans bande son
  • Contrainte à effectuer une boucle
  • Pas supportée par 100% des logiciels de messagerie

Vous l'aurez compris, l'e-mail vidéo, c'est un concept un peu trompeur. D'accord avec moi ?

Riches infographies en temps réel sur FIFA.com

Je suis séduit par la qualité des infographies sur le site officiel de la FIFA...

Ci-dessous, la fiche d'un joueur. J'aime particulièrement le "heatmap" du terrain. Habituellement, j'ai affaire à ce type de représentation pour comprendre les comportements de lecture des interfaces web. Ici, rien à voir : les zones "chaudes" correspondent aux endroits de la pelouse que le joueur aura le plus piétiné. Efficace pour comprendre les zones couvertes par un joueur, sa tendance à tenir sa place ou à ratisser large.

Chaque but fait l'objet d'une reconstitution en 3D, que l'on peut décider de jouer à plusieurs vitesses et sous différents angles...

Creusez encore un peu et vous aurez accès à des statistiques chirurgicales : pourcentage de réussite des passes courtes, des passes moyennes, des passes longues, des centres, des corners, vitesse de course avec et sans ballon, et bien plus encore.

Et voilà que Monsieur-tout-le-monde se retrouve potentiellement dans la peau d'un coach, avec toutes les données de match imaginables pour éclairer le débat. Les comparaisons de performances sont possibles, entre équipes, entre joueurs individuels.

L'information est proposée sous de nombreux angles : équipe, joueur, match,...

Par exemple, ci-dessous, l'équipe du Brésil dispose de "sa" page d'accueil, avec ses résultats propres, son calendrier, ses analyses, ses commentaires, ses photos, ses vidéos, etc.

Du point de vue technique, la FIFA a fait le choix d'utiliser Flash... démontrant par la même occasion que Flash (en attendant le HTML 5?) est bien plus qu'un outil d'animation. On orchestre ici une véritable base de données de contenus, richement mis en scène sur le plan graphique, reliés les uns aux autres et actualisés en temps réel.

Certains sites d'entreprises pourraient, je trouve, puiser ici quelques bonnes pratiques :

  • La production d'un site riche où chaque page est quasiment une page d'accueil, un point d'entrée, une mise en scène propre.
  • La mise en valeur visuelle de données chiffrées.
  • L'interconnexion des données à travers des passerelles en tous sens.
  • Le mélange harmonieux des genres : vidéos, photos, textes, données, commentaires,...

Achats en ligne : disproportions importantes en Europe

Le Journal du Net publie, ce matin, un dossier sur les comportements d'achat en ligne.

Moi qui suis souvent confronté à des projets à échelle européenne, pour le compte de la Commission ou du Parlement européens, je suis frappé par les disproportions qui persistent entre les pays membres en ce qui concerne l'adoption du média Internet.

Source : Journal du Net

82% des Britanniques ont effectué plus de 5 achats en ligne dans l'année, contre 33% des Espagnols. Le Sud de l'Europe semble moins perméable à l'arrivée des nouveaux médias.

La fréquence d'utilisation du média varie donc fortement d'un pays à l'autre. Mais au-delà de cette donnée quantitative, je serais curieux de répondre à la question suivante (qui m'est souvent posée en formation) : Existe-t-il des différences culturelles dans la manière d'utiliser le média ?

Un Grec lit-il différemment d'un Danois ? Un Tchèque se déplace-t-il différemment d'un Italien sur un site web ?

Le débat dépasse l'Europe, bien évidemment. J'avais d'ailleurs déjà évoqué le sujet dans ce billet : Sites web arabes : ergonomie en miroir.

Si vous disposez de données sur l'impact des différences culturelles sur les comportements des utilisateurs Internet, ça m'intéresse !

Sur ce détail, je pense que Google reviendra en arrière...

Catégories : Ergonomie - Innovations - Réflexions

Je vous parlais encore hier de la finesse avec laquelle Google innove, en permanence, en toute discrétion.

Même si, sur certains détails, je prédis un retour en arrière.

Par exemple, cet effet d'apparition de l'interface en deux temps...

Ce que vous voyez dans un premier temps...

Ce que vous voyez en passant la souris sur l'écran...

Au tout début, j'ai apprécié le clin d'oeil, l'idée d'une interface hyper épurée, jusqu'au moment où on l'active.

Mais cet effet au passage de la souris, en mode "fondu enchaîné", provoque vite un micro-agacement. Sensation personnelle, mais que j'ai entendu exprimer par d'autres.

C'est pourquoi je prédis un retour, à terme, vers une interface statique.

On parie ?

En revanche, la possibilité (récente) de personnaliser le fond d'écran pourrait tenir la distance, à mon humble avis. Car, bien que très facultative, elle ne gêne en rien l'interface, présentée comme une option discrète et décentrée (en bas à gauche).

Source : Jean-Marc Hardy, trip en VTT, récemment, en Forêt Noire.

Catégories : Web culture - Réflexions

Avouez qu'ils sont forts lorsqu'il s'agit d'exploiter l'actualité, le besoin d'information du moment...

Souplesse, épuration, cohérence.

Sens de l'info clé.

Ce faisant, Google fait concurrence à bien des sites de contenu.

Notez que cette technique qui consiste à construire des résultats sur mesure en réponse à des mots clés choisis est totalement applicable au cas du moteur de recherche interne d'un site intranet ou internet d'entreprise. Une technique puissante très largement sous-utilisée jusqu'à présent.

Connaissez-vous des entreprises qui injectent de l'intelligence éditoriale dans les algorithmes du moteur de recherche ?

La Wallonie manque encore de webmasters

Il y a 2 ans, j'évoquais le manque de webmaster dans les communes wallonnes. A l'époque, 64% des communes ne disposaient pas d'un webmaster.

L'AWT (Agence Wallonne des Télécommunications) vient de publier les résultats d'une nouvelle étude, menée en 2009, sur l'état d'Internet en Région wallonne. Au niveau des sites officiels communaux, la situation progresse, mais reste étonnamment imparfaite. 48% des sites web communaux ne sont pas gérés par un webmaster attitré. Et parmi les 52% de communes ayant engagé un webmaster, seules 11% ont prévu un temps plein.

Lorsqu'on réfléchit au potentiel d'un site web communal (guichet administratif virtuel, informations culturelles et sportives, démocratie locale, etc.), on est en droit de penser que la marge de progression reste gigantesque.

Bon, maintenant, ce chiffre doit être interprété prudemment. Qu'entend-t-on par "webmaster" ? La personne qui veille à la mécanique (webmaster au profil technique) ? La personne qui coordonne le contenu (webmaster éditorial) ? Dans le contexte des CMS (outils de gestion de contenu), il est possible d'arriver à des situations où l'organisation met en place un workflow qui implique le personnel existant sans nécessairement exiger la présence de techniciens du web. Néanmoins, je reste assez convaincu de l'absolue nécessité de nommer un webmaster au sens de responsable du site web. Si le projet web n'est pas porté et incarné par un "chef", il a toutes les chances de se diluer.

Loin de moi l'idée de basculer dans une politique du tout-pour-Internet et de nier la question de la fracture numérique. Mais, globalement, le graphique ci-dessous indique une utilisation du média de plus en plus répandue. La progression du nombre d'utilisateurs d'Internet impressionne moins que l'intensification de l'usage. En trois ans, la proportion des personnes qui utilisent Internet quotidiennement est passée de 45 à 60%.

Et la tendance est évidente si l'on analyse les chiffres sous l'angle des tranches d'âge. 98% des jeunes wallons de 15 à 29 ans utilisent Internet !

L'engagement et la confiance dans les nouveaux médias se traduit également par d'autres chiffres : 47% des Wallons achètent en ligne et 28% d'entre eux ont créé un site web ou un blog. Chaque individu devient potentiellement créateur de contenu.

Quant aux entreprises, elles commencent à s'intéresser aux réseaux sociaux (16% des entreprises wallonnes présentes sur Twitter ou Facebook) et à se soucier de leur présence sur la toile (17% des entreprises wallonnes ont fait appel à des spécialistes du référencement).

Au-delà de son état des lieux, l'AWT émet une série de recommandations. Elle invite notamment à développer des bonnes pratiques sectorielles. Chose à laquelle je souscris entièrement, tant il est vrai que la manière de concevoir un site Internet varie en fonction des objectifs et des situations.

Le rapport très riche de l'AWT applique déjà, d'une certaine manière, cette approche sectorielle, en s'intéressant au secteur du tourisme par exemple.

Pour en savoir plus : baromètre 2010 TIC de la Région wallonne.

Meetic s'intéresse aux... droits de l'homme

Catégories : Humeur - Cybermarketing - Web culture

J'effectuais, hier, une recherche sur les "droits de l'homme".

La publicité latérale, signée Meetic, m'a pour le moins surpris.

Du coup, j'ai testé "Droits de l'enfant" et "Droits de la femme"... et tout va bien, Nintendo et Loréal n'y sont pas présents ;-)

Les métadonnées "mots clés" peinent à se faire oublier

Lors de mes formations "écrire pour le web", nous passons près d'une matinée à décortiquer comment plaire à Google et, plus particulièrement, les paramètres de contenu qui influencent le référencement.

Chaque fois, je constate à quel point les webmasters ont gardé en mémoire la nécessité (devenue obsolète) d'intégrer des mots clés dans le code source via la balise META Keywords.

Je n'apprendrai rien aux spécialistes en rappelant que cette balise, essentielle aux débuts du Web, a perdu son efficacité.

Pour s'en convaincre, les sceptiques iront jeter un oeil sur le code source du site abondance.com, référence francophone en matière de SEO :

<meta name="keywords" content="referencement, abondance, moteur de recherche, recherche d'information, trilili, trililou, la balise meta keywords ne sert plus a rien pour le referencement mais je la laisse pour montrer a quoi elle ressemble lors de mes formations :-)">

Pas de balise META Keywords chez Sébastien Billard, qui prend par contre la peine d'optimiser ses URLs, puisque l'adresse de sa page d'accueil se compose ainsi : http://s.billard.free.fr/referencement/. Le mot "referencement" apparaît dans le chemin, plutôt que de se contenter d'un "index" ou "default" incolore et impuissant du point de vue du référencement.

Pas de balise META Keywords non plus chez WebRankInfo. Mais une balise META Description, en revanche.

Notez que cet exercice qui consiste d'aller s'inspirer des gourous comporte son lot de risque, tant il est vrai que les cordonniers restent parfois mal chaussés. La page d'accueil de Jakob Nielsen, grand conseiller mondial en web design, continue de nous le rappeler.

Concernant la balise META Keywords, les questions sont plutôt devenues :

  • Peut-elle être néfaste au référencement ?
  • Reste-t-il des arguments pour la préserver ?

A la première question, la réponse est vraisemblablement oui. Google semble croiser les données sémantiques et détecter les incohérences flagrantes ainsi que les abus. Si vous insérez dix fois le mot "sexe" dans vos métadonnées, il est probable que cela ne vous fasse pas grand bien en termes de référencement.

A la seconde question, je vois des possibilités de répondre "oui" :

  • Un autre argument, et non des moindres, pour préserver les métadonnées "mots clés", c'est la possibilité de les utiliser, au présent ou au futur, dans le système de recherche interne du site web ! Une qualification intelligente des contenus peut fortement contribuer à améliorer les recherches à l'intérieur de votre espace de contenu.
  • Voyez-vous d'autres arguments en faveur de la survie des métadonnées "mots clés" ?

Bien entendu, dans une logique d'entreprise, il convient de réfléchir au rapport investissement / bénéfice. Peut-être que la balise en question reste utile sur le moteur de recherche moteurpasconnu.com. Mais si ce moteur est, dans les faits, utilisés par 0,01% des internautes, cela a-t-il un sens de passer 10 minutes par page produite à réfléchir à des mots clés pertinents ?

Pour en savoir plus :