L’attribut "nofollow", un acte d’écologie éditoriale

L’attribut « nofollow », associé à un lien, vous permet de donner comme instruction aux moteurs de recherche et d’indexation, tel que Google, de ne pas suivre ce lien.

Concernant l’écosystème d’information interne, l’objectif est de :

  • concentrer le référencement sur les pages qui méritent d’être indexées isolément (il s’agit de la plupart des pages, en règle générale, dans une logique de « longue traîne », mais il arrive que certaines pages aient un statut particulier qui fait qu’il n’y a aucun intérêt à les référencer de manière directe)
  • éviter aux moteurs de recherche et, par extension, aux utilisateurs de se perdre dans des recoins sans intérêt

Inutile de verser pour autant dans l’obsession parfois stérile du PageRank sculpting qui anime tant de débats parmi les référenceurs. Il semble que depuis l’année dernière, l’utilisation de l’attribut « nofollow » ne constitue plus un moyen de contrôler l’effet de distribution de votre popularité par les liens internes. Plus fondamentalement, dans votre quête de référencement, mieux vaut vous consacrer à créer de bons contenus qu’à filtrer les mauvais.

Concernant l’écosystème global d’information, l’objectif pourrait être de :

  • éviter de contribuer à la popularité de sites web au contenu douteux (en alimentant leur PageRank)
  • éviter de vous compromettre aux yeux du moteur en affichant des liens de qualité douteuse

Concrètement, si vous réalisez un article sur « Les pires sites de spammeurs » ou « Les pages de pornographie les plus choquantes » ou encore « Le négationnisme« , il peut être judicieux d’associer à vos liens l’attribut « nofollow ».

A défaut, vous contribuez, consciemment ou inconsciemment à rendre populaires des anti-héros et vous prenez le risque, dans le pire des cas, d’apparaître à Google comme un complice des spammeurs.

En pratique, ni Dreamweaver ni la plupart des outils de gestion de contenu (CMS) que je connais ne fournissent cette fonctionnalité à portée de la main.

Il faut donc rentrer dans le cambouis du code source HTML, pour injecter la dite instruction, avec une syntaxe du genre :

<a href="http://www.example.com/" rel="nofollow">lien avec les non-valeur de l'attribut standard</a>

Ce qui explique, vous vous en doutez bien, sa faible utilisation de la part des rédacteurs web (ici, je n’ai pas mis de « nofollow » car je contribue à mon propre référencement ;-) .

L’objet de mon billet est précisément de relever que certaines options techniques du web continuent d’échapper aux responsables éditoriaux qui sont censés en faire usage.

Un peu dans l’esprit de cet article que j’avais rédigé en 2001 et que je vous ressers à titre historique : Un journaliste doit-il connaître le HTML ?.

Alors, combien de journalistes et webmasters éditoriaux parmi vous ont-ils déjà tâté l’attribut « nofollow » ?

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3 réponses à L’attribut "nofollow", un acte d’écologie éditoriale

  1. Attribut particulièrement utilisé dans les commentaires / dans les forums.

    Typiquement, tous les liens entrés dans les commentaires sont programmés pour être systématiquement en rel="nofollow" pour éviter que les liens ainsi postés ne bénéficient du "page rank" du site.

  2. Yves dit :

    Je renchéris sur ce qu’écrit Jérôme : les liens externes de Wikipedia, par exemple, sont en nofollow.

  3. jmh dit :

    Mars 2011: Superbe résumé d’Olivier Andrieu à propos de l’attribut "nofollow" et du concept de "jus de lien" en référencement: bit.ly/eTBFdE

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