La carte géographique multi-couches permet d'afficher, au choix de l'utilisateur, différentes données géolocalisées.

En voici un exemple, dans le contexte des élections au Zimbabwe :

Source : sokwanele.com

Créer une carte avec des icônes personnalisés est un jeu d'enfants, avec Google Maps. Le pas est vite fait, ensuite, de rendre la légende interactive. A la portée du premier fonctionnaire venu.

Mon expérience des projets menés par les administrations locales, communes et régions, m'a démontré que des sommes importantes sont parfois investies dans des outils cartographiques sur mesure, souvent bien moins conviviaux et évolutifs que ce qu'offre aujourd'hui gratuitement Google Maps.

Alors, qu'est-ce qu'on attend ?
Car les possibles sont énormes : localiser les centres de tri des déchets, les musées, les écoles, les bureaux de poste, les guichets en tous genre,...

Les communes les plus innovantes proposent des cartes sur mesure, comme ci-dessous, les pharmacies de garde à Farciennes. Mais très peu (vous en connaissez ?) proposent la carte à multiples niveaux.

Source : www.farciennes.be

Les outils sont là, simples et intuitifs. Ne manque plus que le réflexe de les utiliser.

Ecrire pour le web : une question dépassée ?

Un petit coup d'oeil sur Google Trends (cet outil qui vous permet de suivre l'évolution du volume de recherche pour une expression donnée) indique que, ces six dernières années, l'intérêt pour l'expression "écrire pour le web" a progressivement diminué.

Alors, bien sûr, moi qui ai construit mon métier sur cette expression, cela m'interpelle.

Et pourtant, rien de plus naturel, la phase de découverte et d'éclosion du média est derrière nous. L'Internet grand public a quinze ans de bouteille. Il n'est plus l'heure de s'interroger sur les fondamentaux, tel que je le faisais en 2001, à travers ce dossier toujours disponible à titre d'archive : Existe-t-il une écriture web ?

Les mécanismes de lecture et de recherche d'information sur le web, les bonnes pratiques de rédaction correspondantes, circulent partout et sont rentrées dans les moeurs de la plupart des entreprises et institutions. Votre site web en est à sa cinquième version. Il a successivement abandonné l'animation d'introduction en Flash, les news au format PDF, les listes de documents kilométriques. L'heure est aux affinements, à l'optimisation.

Pourtant, le travail reste immense. Les pages web imparfaites ou dépassées inondent la toile. Le jargon revient à la surface dès qu'on baisse la garde. Les sites web gonflent d'année en année, souffrant de boulimie puis, après refonte trop radicale, d'anorexie. Les facteurs de conversion sont laissés au hasard, alors que des outils gratuits tels que Google Optimizer permettent d'aiguiser vos contenus web sur des bases objectives. Et je ne parle pas du site de l'épicier,... je parle des sites médias d'envergure nationale et des sites corporate d'envergure multinationale, qui sont, la plupart du temps, incapables de faire leur inventaire éditorial, tant leur stratégie est dispersée.

Et puis, il y a toutes ces nouvelles questions qui surgissent pour l'entreprise... Comment tirer parti de la vidéo ? Comment se positionner sur Facebook, sur Twitter, sur Youtube ? Faut-il d'ailleurs impérativement s'y trouver ? Où investir parmi ces nouveaux médias qui font des petits tous les ans ? Comment gérer la réputation en ligne, qui existe même lorsque l'on prétend l'ignorer ? Quel est le meilleur rendement en termes de production éditoriale : être partout tout le temps et déverser des évidences, ou bien surgir, de temps en temps, en marquant le coup ? Faut-il répondre à la demande du client, du citoyen, ou bien l'éduquer, le devancer ? Chaque filiale, chaque agence locale, chaque business unit d'une entreprise, doit-elle communiquer de manière indépendante, ou bien la maison-mère doit-elle rationaliser les actions éditoriales jusqu'à en contrôler chaque virgule ? Un expert juridique peut-il mettre à jour directement "sa" rubrique sur le site web d'une organisation, ou bien doit-il être "aidé" par un spécialiste en communication, qui en connaît deux fois moins que lui sur le fond mais arrondira les angles (éditoriaux) de manière salutaire ?

Non, je vous assure, il reste mille raisons de vous inscrire à mes formations "écrire pour le web", "concevoir la structure d'un site web" et "piloter un site web" et venir y partager vos réflexions.

Comment valoriser une vidéo en ligne - poster gratuit

Suite au succès des deux premiers, un troisième poster est disponible, Messieurs, Dames, dédié aux bonnes pratiques de la vidéo en ligne.

Comment intégrer la vidéo dans la page, quelles fonctionnalités prévoir, quelle est la durée idéale, comment conclure la vidéo,...

Même état d'esprit que les autres posters : les bonnes pratiques en un coup d'oeil. Rien de très sophistiqué, rien de nouveau pour les gourous, mais l'essentiel sous les yeux, pour vos clients et fournisseurs, dans un domaine où l'absence de bon sens reste fréquente.

Téléchargez le poster ici !

P.S. Je remercie la société TIPIK pour sa collaboration au contenu du poster. Le studio vidéo de TIPIK Multimédia poursuit, depuis deux ans, une croissance phénoménale en termes de production de vidéo d'entreprise.

Modélisation avancée du comportement de vos visiteurs

Vous connaissez le "heatmap", cette technique qui consiste à modéliser en couleurs froides et chaudes les zones d'attention dans une interface, au départ de données "eye tracking", à savoir l'enregistrement du regard des personnes confrontées à votre site web.

Mais un "heatmap" trop général ne nous apprend pas forcément grand chose. Les données prennent tout leur sens, en revanche, lorsqu'on commence à les segmenter.

Ci-dessous, la société ClickTale met en parallèle un heatmap représentant le comportement du nouveau visiteur et un autre heatmap qui représente l'attitude du visiteur régulier, qui a déjà pris ses repères sur le site.

Source : ClickTale

Cette façon de faire me semble beaucoup plus instructive que la représentation indifférenciée des données. La segmentation peut se faire sur différents critères : clients versus prospects, visiteurs francophones versus visiteurs néerlandophones, visiteurs envoyés par Google versus visiteurs envoyés par la newsletter e-mail, etc. Une manière de bien comprendre les différents scénarios de visite et l'expérience qu'ils occasionnent.

Ci-dessous, ClickTale superpose un "heatmap" classique, représentant le taux d'attention, avec des données relatives au taux de clic sur les différents éléments d'interaction dans la page.

Source : ClickTale

Cette modélisation enrichie vous permet de trancher plus précisément la question suivante : si un utilisateur ne clique pas sur un élément, est-ce parce qu'il ne l'a pas vu, ou bien parce que cet élément ne lui "parle" pas ?

Quoiqu'il en soit, mesdames, messieurs, je vous le dis, je vous l'annonce : nous rentrons lentement mais sûrement dans la culture de l'expérience utilisateur. Rendez-vous à ma formation "Piloter un site web" si vous désirez en savoir plus sur les techniques d'enregistrement et d'analyse du comportement des visiteurs de votre site web.

Autres articles sur le sujet :

Catégories : Newsletters - Cybermarketing - Etudes

Les données statistiques ne sont pas toujours faciles à évaluer... Un taux de conversion de 3% est-il un échec cuisant ? Un taux de désabonnement de 1% signifie-t-il un franc succès ?

Pour cette raison, il est précieux de connaître les statistiques moyennes. Et la société Experian CheetahMail France nous les livre, via le Journal du Net.

Source : Journal du Net

Ci-dessus, les tendances générales. Mais, en explorant ce dossier dans sa navigation latérale, il est possible de connaître les chiffres par secteur : B2B, Banque-assurance, Distribution, Luxe, Secteur public, Médias, Pure Players, Tourisme, Vente à distance.

Le taux d'ouverture moyen en marketing e-mail frise les 20%. La plupart du temps entre 15 et 25%. Quatre e-mails sur cinq sont donc tués dans l'oeuf, supprimés sans plus attendre, sur base de leur objet ou du nom de leur expéditeur.

Le taux de clic est de 3 ou 4%. Il atteint 10%, en moyenne, dans les contextes les plus favorables. J'avais travaillé avec 3 Suisses, notamment, et certains e-mails, ludiques ou boostés par des promotions intéressantes, atteignaient parfois 30 ou 40% de taux de clic. Il s'agit du clic au départ de l'e-mail qui, souvent, atterrit sur une page web. Dans votre "entonnoir" statistique, il faut en général prévoir un second taux de conversion, sur le site web, des visiteurs en provenance de l'e-mail. Et oui, il faut un gros volume de trafic et une audience qualifiée pour parvenir à générer un business digne de ce nom.

Le taux de désabonnement moyen oscille entre 1 et 3 pour mille. Un taux de désabonnement de 1% (question évoquée plus haut) devrait donc traduire un manque de confiance dans votre campagne.

Et vos chiffres à vous ? Ils collent avec la moyenne ?

Confort de lecture : l'écart entre l'écran et le papier se réduit

NDLR : Prenez un chrono, appuyez sur Start, et commencez la lecture de cet article.

Cela faisait 15 ans que circulait ce chiffre monolithique : « On lit 25% plus lentement à l'écran que sur papier ».

Moi-même, j'avoue, je diffusais cette donnée en formation « écrire pour le web », en y apportant un bémol de plus en plus marqué au fil du temps. Vu l'évolution des tailles d'écran, des résolutions, des matières, des habitudes, il était en effet plus que probable que l'expérience de lecture évolue.

« On lit 25% plus lentement sur le web que sur le papier »... Faites donc une recherche sur Google, en Français ou en Anglais, vous constaterez vite que cette affirmation reste très répandue dans le monde de la consultance web. Or, elle repose sur des observations de Jakob Nielsen qui remontent à 1997 !

Souvenez-vous, à cette époque, on utilisait des écrans 600 x 400 pixels, avec des fréquences de rafraîchissement à faire sortir les yeux de leurs orbites. Bon, j'exagère un peu, mais à peine.

Aujourd'hui, certains écrans proposent des résolutions d'affichage hollywoodiennes : le 1600 x 1200 pixels, par exemple. Mais dans le même temps, on a vu se multiplier de mini écrans avec les blackberries, les iPhones et autres écrans de poche. Aujourd'hui, l'iPad débarque, avec l'ambition de concurrencer le confort du papier.

Dans ce contexte, je vous fais la confidence qu'Isabelle Canivet, Muriel Vandermeulen et moi-même, trio passionné d'écriture web, nous étions déjà rencontrés dans l'idée de mettre sur pied des tests qui viendraient relativiser les vieux chiffres incontestés de Maître Nielsen. Nuancer ces 25% en fonction de la réalité polymorphe des écrans d'aujourd'hui nous paraissait une nécessité.

Mais voilà que Jakob Nielsen vient de nous devancer en réalisant une nouvelle étude portant sur la vitesse de lecture. La méthodologie est expliquée dans l'article. Les participants ont été confrontés à un extrait d'Ernest Hemingway, tant il est vrai que ce type de test de performance à la lecture n'a de sens que sur un certain volume de texte.

Quatre supports ont été testés : livre imprimé, PC, iPad et Kindle. Il en ressort que la lecture sur iPad est 6% plus lente que sur papier. On est loin des 25%. Avec les meilleurs supports électroniques, l'écart de performance se réduit donc fortement.

Mais la sensation de confort de lecture n'est pas exclusivement corrélée aux performances pures. Ainsi, les participants de l'étude ont exprimé une satisfaction élevée dans le cas de la lecture sur iPad et nettement moins élevée sur PC. Les vieux livres et les très récentes tablettes électroniques emportent l'adhésion des lecteurs, à la différence de l'écran PC, jugé rebutant.

Une approche critique me fait tout de même penser que l'attrait de l'iPad vient en partie de sa nouveauté.

Néanmoins, le message est clair : l'électronique rattrape le papier, en confort et en performance.

N.D.L.R. : Stoppez le chrono ! Combien de secondes avez-vous mis pour lire cet article ? Sur quel support ? Dans quelles conditions d'affichage ? Dites-nous tout en commentaire !

L'e-mail vidéo : un concept trompeur

Catégories : Vidéo en ligne - A lire

Le Journal du Net vient de mettre en ligne un petit dossier sur l'e-mailing vidéo.

On y apprend que 90% des e-mails vidéos reposent sur une simple image fixe, en réalité, qui donne la sensation du "player" et qui renvoie vers une page web contenant de la vidéo.

Intégrer de la vidéo proprement dite reste chose impossible dans un e-mail.

La seule solution qui s'offre à nous reste de recourir au GIF animé. Vous vous souvenez, ce format de la préhistoire du web qui permettait de faire clignoter les pages comme des sapins de Noël, au grand bonheur des amateurs ? En réalité, avec une simple image GIF animée, on peut parvenir à donner la sensation d'une vidéo. Vous en voulez la preuve ?

Mais le dossier du Journal du Net nous rappelle aussi que la vidéo sous forme de GIF n'est pas la panacée, car elle reste :

  • Limitée à 256 couleurs
  • Sans bande son
  • Contrainte à effectuer une boucle
  • Pas supportée par 100% des logiciels de messagerie

Vous l'aurez compris, l'e-mail vidéo, c'est un concept un peu trompeur. D'accord avec moi ?

Riches infographies en temps réel sur FIFA.com

Je suis séduit par la qualité des infographies sur le site officiel de la FIFA...

Ci-dessous, la fiche d'un joueur. J'aime particulièrement le "heatmap" du terrain. Habituellement, j'ai affaire à ce type de représentation pour comprendre les comportements de lecture des interfaces web. Ici, rien à voir : les zones "chaudes" correspondent aux endroits de la pelouse que le joueur aura le plus piétiné. Efficace pour comprendre les zones couvertes par un joueur, sa tendance à tenir sa place ou à ratisser large.

Chaque but fait l'objet d'une reconstitution en 3D, que l'on peut décider de jouer à plusieurs vitesses et sous différents angles...

Creusez encore un peu et vous aurez accès à des statistiques chirurgicales : pourcentage de réussite des passes courtes, des passes moyennes, des passes longues, des centres, des corners, vitesse de course avec et sans ballon, et bien plus encore.

Et voilà que Monsieur-tout-le-monde se retrouve potentiellement dans la peau d'un coach, avec toutes les données de match imaginables pour éclairer le débat. Les comparaisons de performances sont possibles, entre équipes, entre joueurs individuels.

L'information est proposée sous de nombreux angles : équipe, joueur, match,...

Par exemple, ci-dessous, l'équipe du Brésil dispose de "sa" page d'accueil, avec ses résultats propres, son calendrier, ses analyses, ses commentaires, ses photos, ses vidéos, etc.

Du point de vue technique, la FIFA a fait le choix d'utiliser Flash... démontrant par la même occasion que Flash (en attendant le HTML 5?) est bien plus qu'un outil d'animation. On orchestre ici une véritable base de données de contenus, richement mis en scène sur le plan graphique, reliés les uns aux autres et actualisés en temps réel.

Certains sites d'entreprises pourraient, je trouve, puiser ici quelques bonnes pratiques :

  • La production d'un site riche où chaque page est quasiment une page d'accueil, un point d'entrée, une mise en scène propre.
  • La mise en valeur visuelle de données chiffrées.
  • L'interconnexion des données à travers des passerelles en tous sens.
  • Le mélange harmonieux des genres : vidéos, photos, textes, données, commentaires,...

Achats en ligne : disproportions importantes en Europe

Le Journal du Net publie, ce matin, un dossier sur les comportements d'achat en ligne.

Moi qui suis souvent confronté à des projets à échelle européenne, pour le compte de la Commission ou du Parlement européens, je suis frappé par les disproportions qui persistent entre les pays membres en ce qui concerne l'adoption du média Internet.

Source : Journal du Net

82% des Britanniques ont effectué plus de 5 achats en ligne dans l'année, contre 33% des Espagnols. Le Sud de l'Europe semble moins perméable à l'arrivée des nouveaux médias.

La fréquence d'utilisation du média varie donc fortement d'un pays à l'autre. Mais au-delà de cette donnée quantitative, je serais curieux de répondre à la question suivante (qui m'est souvent posée en formation) : Existe-t-il des différences culturelles dans la manière d'utiliser le média ?

Un Grec lit-il différemment d'un Danois ? Un Tchèque se déplace-t-il différemment d'un Italien sur un site web ?

Le débat dépasse l'Europe, bien évidemment. J'avais d'ailleurs déjà évoqué le sujet dans ce billet : Sites web arabes : ergonomie en miroir.

Si vous disposez de données sur l'impact des différences culturelles sur les comportements des utilisateurs Internet, ça m'intéresse !

Sur ce détail, je pense que Google reviendra en arrière...

Catégories : Ergonomie - Innovations - Réflexions

Je vous parlais encore hier de la finesse avec laquelle Google innove, en permanence, en toute discrétion.

Même si, sur certains détails, je prédis un retour en arrière.

Par exemple, cet effet d'apparition de l'interface en deux temps...

Ce que vous voyez dans un premier temps...

Ce que vous voyez en passant la souris sur l'écran...

Au tout début, j'ai apprécié le clin d'oeil, l'idée d'une interface hyper épurée, jusqu'au moment où on l'active.

Mais cet effet au passage de la souris, en mode "fondu enchaîné", provoque vite un micro-agacement. Sensation personnelle, mais que j'ai entendu exprimer par d'autres.

C'est pourquoi je prédis un retour, à terme, vers une interface statique.

On parie ?

En revanche, la possibilité (récente) de personnaliser le fond d'écran pourrait tenir la distance, à mon humble avis. Car, bien que très facultative, elle ne gêne en rien l'interface, présentée comme une option discrète et décentrée (en bas à gauche).

Source : Jean-Marc Hardy, trip en VTT, récemment, en Forêt Noire.