« Devinez les taux de clic » : And the winner is…

Dans mon dernier billet, je vous ai proposé de deviner les taux de clic de 4 variantes d’interface.

C’est la version « gras sans flèches » qui l’emporte !

test-de-variante-04

Il semble que les petites flèches (du moins celles, un peu brutes sur le plan graphique, que j’ai utilisées) ne renforcent pas le taux de clic. Un peu « too much », sans doute, pour les utilisateurs qui n’aiment pas qu’on leur force la main.

test-de-variante-03

En revanche, la version non graissée manque de présence…

test-de-variante-01

Voici la liste des personnes ayant donné en commentaire la bonne réponse :

Hasni Khabeb
Mathieu Van Driessche
Aline Renard
Christophe Blérot
Yannick Chaudron
Charles LP
Fred
Carine
Sam
Sylvain
Anne

La question subsidiaire pour départager les gagnants :

Alors voici la question subsidiaire :

Quel est le taux de clic de la version gagnante (graissé sans flèches) au sein de la page d’accueil de redaction.be ?

Autrement dit : sur 100 visiteurs, combien cliquent sur le lien « Lire tous les articles » ?

À vous de jouer !

Bon, même les personnes non sélectionnées peuvent bien entendu donner une réponse… pour aider nos poulains… ou les induire en erreur ;-)

Pour rappel, le gagnant aura droit à une formation Google Analytics.

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Devinez les taux de clic et gagnez une formation Google Analytics !

Je vous avais déjà parlé des tests de variantes d’interface, il y a quelques mois. J’en pratique de plus en plus pour mes clients et moi-même.

Ci-dessous, sur la page d’accueil de redaction.be, j’ai testé quatre variantes du lien vers ma sélection d’articles.

test-de-variante-00

Voici les 4 variantes :

  • Version 1 : Non graissé sans flèches
  • Version 2 : Non graissé avec flèches
  • Version 3 : Graissé sans flèches
  • Version 4 : Graissé avec flèches

test-de-variante-01test-de-variante-02

test-de-variante-04 test-de-variante-03

Alors, à votre avis…

Laquelle de ces versions obtient le meilleur taux de clic ?

Je vous invite à donner vos réponses en commentaire (version 1, 2, 3 ou 4) en mentionnant votre nom et prénom.

Les participants ayant choisi la bonne version seront départagés sur base d’une question subsidiaire portant sur l’amélioration du taux de clic.

Le gagnant final aura droit à une participation gratuite à ma prochaine formation « Analyse de trafic au service de la stratégie de contenu ». Valeur : 960 euros.

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7 raisons d’emporter Google Analytics en réunion

Dans cet article, nous développons 7 arguments qui plaident en faveur d’une percée de Google Analytics dans la culture d’entreprise :

  1. Baliser les modifications du site pour une analyse « avant / après »
  2. Anticiper les actions futures pour permettre leur tracking
  3. Identifier les besoins statistiques individuels
  4. Mettre fin aux discussions stériles
  5. Sensibiliser les métiers de la production à l’efficacité
  6. Sensibiliser les managers à l’objectivité
  7. Motiver les équipes

Avis au lecteur : cet article contient des tutoriels et des bandes dessinées ;-)

1. Baliser les modifications du site pour une analyse « avant / après »

Voici un geste très simple et qui peut vous rapporter gros : annoter dans Google Analytics les modifications apportées à votre site web.

Cette action vous permettra, a posteriori, d’effectuer une analyse d’impact « avant / après ».

Le changement de typographie du site affecte-t-il la durée moyenne de lecture ? L’adaptation du libellé de cette rubrique augmente-t-elle son taux de visite ? L’insertion d’un carrousel dans la page d’accueil se fait-elle au détriment des autres actualités ?

Concrètement, c’est très simple :

Sélectionnez un jour sur la ligne du temps… un gros point apparaît à l’endroit où vous cliquez.

Google Analytics : sélection d'une date sur la ligne du temps

Cliquez sur la flèche qui pointe vers le bas afin de dérouler le volet des annotations… ça, il fallait le savoir ;-)

Google Analytics : créer une annotation

Cliquez sur la fonction « Créer une annotation », en bas à droite de la ligne du temps.

Google Analytics : associer une annotation à une date

Encodez votre annotation. Par exemple : « Modification de la page d’accueil : nouveau logo et ajout d’un carrousel ».

Google Analytics : insérer une annotation

Exemple vécu : Le 26 mars 2012, l’envoi de la newsletter e-mail de redaction.be provoque un pic sur le site 60questions.net. L’annotation des actions permet de comprendre la nature de certains pics de trafic.

Google Analytics : commenter les statistiques

Recommandation :

Lors de la réunion hebdomadaire de votre équipe « web », identifiez les actions clés effectuées pendant la semaine et balisez-les dans Google Analytics :

  • Ajout de nouveaux contenus ou nouvelles fonctionnalités.
  • Modifications de l’architecture du site.
  • Microchangements (un libellé, la position d’un bouton, etc.).
  • Optimisations ergonomiques ou SEO.
  • Actions marketing (envois e-mail, campagnes, etc.).

Chaque fois qu’une modification est apportée au site web, posez-vous cette question : « Comment mesurer par la suite l’efficacité ou les conséquences de l’action que nous venons d’effectuer ? ».

Quelques jours, quelques semaines ou quelques mois après une action, comparez le schéma de trafic avant et après l’action. Par exemple : Quel est le taux de clic moyen vers la page de téléchargement de votre application mobile depuis que vous avez ajouté une icône Androïd à côté du lien texte ? Comparez le taux de clic moyen entre la période des 2 mois qui précèdent et la période des 2 mois qui suivent la modification.

2. Anticiper les actions futures pour permettre leur tracking

Les actions planifiées pour les semaines à venir méritent également d’être communiquées à l’analyste de trafic. Pour la simple raison que des ajustements sont parfois nécessaires pour permettre le tracking de ces actions et la mesure de leur succès.

Prenons simplement l’exemple de la création d’une rubrique « Questions fréquemment posées » (FAQ). La manière dont cette rubrique va être construite déterminera les possibles en termes de web analytics.

Ci-dessous : les FAQ de la SNCB (chemins de fer belges). Le fait de les rassembler dans une page « tout-en-un » empêche l’analyste de savoir quelles questions et réponses sont les plus consultées. Un manque à gagner précieux en analyse de la relation client.

Web analytics et FAQ

Recommandation :

Lors de la réunion hebdomadaire de votre équipe web, identifiez les actions au programme des semaines qui viennent et éclairez-les sous l’angle « web analytics ».

Vous envisagez une nouvelle action marketing ou un nouveau contenu sur votre site web ? Posez-vous la question suivante : « Comment organiser l’information de manière à faciliter l’analyse de trafic ? ».

3. Identifier les besoins statistiques individuels

Google Analytics est une mine d’informations à l’état brut. Le moindre mouvement de vos visiteurs, leur appareillage, leurs motivations, leurs hésitations, leur patience, leur fidélité, sont enregistrés. Les tableaux de bord par défaut restent très génériques et totalement insuffisants pour répondre aux besoins statistiques individuels.

Votre département « Traduction » désire-t-il connaître la répartition du trafic entre les versions linguistiques de votre site ? Votre comité de direction aimerait vérifier votre potentiel de trafic mobile pour évaluer l’intérêt d’investir dans une application mobile ? Vos chefs de produit aimeraient pouvoir suivre quelques indicateurs concernant le produit spécifique dont ils ont la charge sans être encombrés des autres données ? Identifiez leurs besoins et créez des tableaux de bord personnalisés !

Concrètement, c’est très simple :

Rendez-vous sur vos statistiques Google Analytics et cliquez sur « Tableaux de bord ».

Google Analytics : créer un nouveau tableau de bord

Cliquez ensuite sur « + Nouveau tableau de bord ».

Créer un nouveau tableau de bord Google Analytics

Vous avez deux possibilités : soit créer un tableau de bord vierge, soit partir du tableau de bord par défaut et le personnaliser. Choisissons la première option.

Donnez un nom à votre tableau de bord. Par exemple ici : « Analyse du trafic mobile ».

Google Analytics : nommer un nouveau tableau de bord

Vous pouvez à présent intégrer des modules statistiques personnalisés (« widgets ») au sein de votre tableau de bord sur mesure.

Les possibilités sont multiples. Vous pouvez croiser d’innombrables indicateurs, introduire des filtres et des valeurs personnalisées.

À titre d’exemple, nous créons ici un « widget » qui indique l’évolution du trafic mobile en provenance de France :

Google Analytics : créer un widget personnalisé

Le résultat donne un petit graphique personnalisé :

Exemple de widget dans le tableau de bord Google Analytics

La maîtrise des paramètres des tableaux de bord personnalisés demande quelques connaissances et un peu d’habitude que j’enseigne dans ma formation web analytics ou à travers ma consultance en stratégie de contenu.

Recommandation :

Créez un document d’entreprise qui centralise les demandes d’information statistique. Partagez ce document sur votre intranet. Rendez-le, si possible, éditable (possibilité pour chacun d’introduire une demande d’information statistique). Vous aurez un aperçu complet et objectif des besoins statistiques dans votre entreprise.

4. Mettre fin aux discussions stériles

Vendredi, 15h38… la réunion était censée durer 30 minutes, mais s’enlise…

— Dean Mc Ferson, product manager : « Le bouton devrait être rouge, ça attirerait l’attention et ça augmenterait les clics ! ».

— Sylvie Laduron, assistante de direction : « Notre prestataire nous a dit que le rouge était trop agressif. Un ton orange conviendrait mieux à notre call-to-action. ».

— David Lebrun, graphiste : « Le bleu turquoise est LA couleur de l’année, hyper trendy… et les visiteurs doivent être mis en confiance dans un environnement moderne… Un environnement ringard n’encourage pas à s’engager ! ».

— Quentin Béranger, stagiaire : « On ne testerait pas les taux de clic dans Google Analytics ? ».

— Dean Mc Ferson : « Va faire des photocopies du PV de réunion, Quentin, si tu veux bien. Tu es bien gentil, mais là, nous faisons des choix stratégiques ! »

Google Analytics pour mettre fin aux discussions stériles

Recommandation :

Lorsqu’une discussion tourne en rond ou génère des points de vue contradictoires, posez-vous la question suivante : « N’est-il pas possible, avec un outil comme Google Analytics, de trancher objectivement le débat ? ».

5. Sensibiliser les métiers de la production à l’efficacité

Chaque métier aime se faire plaisir.

Les rédacteurs (certains, du moins) aiment les effets de style, quitte à snober les mots clés.

Les web designers (certains, du moins) aiment les feux d’artifice, quitte à dérouter le visiteur.

Les marketeurs (certains du moins) aiment les bannières, quitte à tuer la poule aux œufs d’or.

Google Analytics est un magnifique outil pour ramener les métiers de la production à la raison.

Google Analytics pour les web designers

6. Sensibiliser les managers à l’objectivité

Les objectifs quantitatifs restent souvent l’obsession des managers, là où l’approche qualitative se révèle fructueuse.

Il est temps de sensibiliser les managers à la notion de trafic qualifié, par exemple. Les conversions importent davantage que les visites au kilo. Il convient de réfléchir à quel jambon ressemble votre trafic web.

L’optimisation continue des sites web, notamment à travers les tests de variantes d’interface, est la meilleure stratégie, mais elle n’est pas légion. De nombreux managers continuent à considérer le site web comme un « produit » et non comme un projet continu qui nécessite un pilotage permanent.

En 2013, tout bon manager devrait savoir ce qu’est un taux de rebond.

Google Analytics pour les managers

7. Motiver les équipes

Puisez dans Google Analytics pour vous faire du bien ou faire du bien à vos collaborateurs !

Hey, Sandy, merci pour ta créativité et cette mise au vert bien sympathique, nos posters sur les bonnes pratiques web ont été téléchargés près de 10.000 fois !

Google Analytics pour motiver vos équipes

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Partagez-le !… merci ;-)

J’organise également des formations à l’analyse de trafic en entreprise !

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Cher département IT, rendez-nous les clés de Google Analytics !

Vous aussi, vous devez mendier l’accès à vos statistiques de trafic ?

Vous aussi, vous devez remplir un formulaire et attendre deux semaines pour savoir si la page que vous avez mise en ligne est consultée ?

Google Analytics : l'analyse de trafic à la portée de tous

Alors, permettez-moi, dans cet article, d’épingler trois mauvaises raisons qui tentent de justifier la mainmise du département informatique sur les outils d’analyse de trafic :

  1. Pourquoi les rapports automatiques ont peu d’utilité
  2. Pourquoi les informaticiens ne sont pas qualifiés pour analyser le trafic
  3. Pourquoi la sécurité est un faux problème

1. Les rapports automatiques ont peu d’utilité

Très souvent, les informaticiens feront mine de ne pas comprendre votre frustration, en vous rappelant ce qui est censé nourrir votre bonheur : « Mais nous vous envoyons pourtant chaque semaine un beau petit rapport ! », diront vos serviables collègues.

Restons sérieux, les rapports automatiques générés par Google Analytics ont une valeur ajoutée très faible. La plupart du temps, ils se contentent de reprendre les indicateurs les plus quantitatifs : nombre de visites globales (on n’en espérait pas moins), pages les plus visitées (toujours les mêmes, évidemment), origine des visiteurs (ah tiens, des Français, des Canadiens et des Belges… bizarre, pour un site francophone), mots clés les plus porteurs (le nom de la marque, évidemment).

En réalité, tous ceux qui mettent les mains dans le cambouis de Google Analytics le savent : la plus-value des statistiques se trouve dans les profondeurs des tableaux. Explorer les mots clés au-delà du top 20 vous procurera une expérience enrichissante. Croiser les critères, jongler avec la segmentation et les filtres, passer d’un recoin à l’autre de votre application en jouant les détectives (mais d’où vient donc le trafic anormal sur cette page, cette semaine ?) apporteront des réponses qui ne font pas partie des rapports automatiques.

Bien sûr, certaines entreprises auront pris le soin de mettre en place des tableaux de bord personnalisés, avec des KPI (indicateurs clés) sur mesure. Ce que je conseille et qui augmente la pertinence des dits rapports, bien évidemment. Mais cela reste insuffisant.

Je ne dis pas que les rapports n’ont aucune utilité. Ils restent intéressants pour exporter certains baromètres vers les personnes de l’entreprise qui s’activent sur d’autres fronts et n’ont pas le temps de s’immerger dans les données de trafic – les managers, en particulier. Mais les rapports automatiques, personnalisés ou non, n’atteindront jamais toute la richesse d’analyse disponible.

Rien ne remplace un accès direct à l’outil et une analyse de terrain, inspirée par les intuitions de l’architecte de contenu, de l’ergonome, du référenceur ou de toute autre personne qui participe à l’intelligence du site web. Le taux de clic de ce bouton a-t-il augmenté depuis que nous en avons changé le libellé ? Peu de chances de trouver la réponse dans un rapport automatique.

2. Les informaticiens ne sont pas qualifiés pour analyser le trafic

Faites-vous une requête au département IT lorsque vous désirez mettre en gras un mot dans un document ? Devez-vous mendier l’accès à votre traitement de texte ?

Non, bien sûr. Et bien, pour l’analyse de trafic, il devrait en être de même. Google Analytics est conçu pour être utilisé par n’importe quelle personne qui participe au contenu d’un site web.

Naturellement, il est possible d’étendre les fonctionnalités d’analyse de trafic avec des scripts ou autres compléments informatiques. De la même manière que vous pouvez développer des macros dans Word ou Excel. Les informaticiens auront, le cas échéant, une plus-value très appréciable.

Mais qui d’autre est mieux placé que le responsable communication, le responsable marketing, le responsable des ventes ou l’ergonome pour analyser les données de trafic.

Les informaticiens s’intéresseront légitimement aux statistiques sur les navigateurs utilisés, les systèmes opérateurs, les dimensions des écrans et autres paramètres d’utilisation qui peuvent aider à optimiser le site web sur le plan technique. Ils jetteront un oeil sur les erreurs 404 et placeront des alertes pour détecter toute baisse anormale de trafic ou autre signal qui pourrait signifier une anomalie au niveau des serveurs. Mais ne leur demandez pas d’analyser la circulation des visiteurs sur le site web. Ce n’est tout simplement pas leur mission.

3. La sécurité est un faux problème

La sécurité est à l’informatique ce que le secret d’État est aux nations : un argument béton, intouchable et tabou utilisé pour faire passer les décisions les plus discutables.

Rappelons tout de même que Google Analytics permet à ses administrateurs de distribuer des accès limités (en mode « lecture uniquement », sur certaines zones bien définies, par exemple) de manière contrôlée.

Une des seules bêtises que l’on peut faire dans Google Analytics, en mode consultation, est de placer des marqueurs inadéquats ou de mettre le foin dans les segments personnalisés. Mais il y a peu de chances qu’une personne en phase de découverte s’immisce dans ces recoins. Et, de toute manière, il reste possible pour les administrateurs de les protéger.

Les statistiques de trafic sont rarement des données ultras sensibles vis-à-vis de la concurrence ou du marché. Oui, d’accord, je vous vois venir… pour certaines entreprises, elles le sont. Mais dans bien des cas, le risque encouru est bien plus faible que le manque à gagner en analyse !

Dans un monde éditorial de plus en plus fugace, les statistiques (un pic de trafic soudain, faisant suite à un tweet ou à un post Facebook, par exemple) s’analysent en temps réel.

Google Analytics, ou votre autre outil d’analyse de trafic, devrait être sous la main dans les réunions, dans les comités éditoriaux, dans les studios de web design, pour venir nourrir la réflexion sur l’utilisateur, ses attentes et ses comportements.

Fermer l’accès à Google Analytics, en 2013, c’est le Nom de la Rose à l’heure d’Internet.

Lisez aussi :

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40 bonnes pratiques de rédaction claire (livre)

Bien rédiger pour le web, ça commence par bien rédiger tout court.

Certes, la maîtrise du référencement, de l’ergonomie-écran, de l’interactivité et du maillage des contenus augmentera la force de frappe de vos contenus. Mais si votre syntaxe est lourde, boiteuse, alambiquée, si votre fil rouge est tordu, confus, improvisé, si votre style est bourru, incohérent ou dépassé, vos messages resteront lettre morte.

Si vous cherchez à renforcer vos capacités rédactionnelles dans un environnement professionnel (papier, web, e-mail), vous apprécierez ce livre :

« Rédaction claire - 40 bonnes pratiques pour rendre vos écrits professionnels clairs et conviviaux »

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Anne Vervier y décortique avec soin et didactique les caractéristiques d’un écrit efficace.

40 bonnes pratiques rédactionnelles sont expliquées et illustrées tout au long de l’ouvrage.

De petites icônes permettent d’épingler rapidement les exemples à suivre ou à éviter.

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La principale plus-value de ce livre réside, à mes yeux, dans la méthodologie de rédaction qu’il propose.

Car rédiger, c’est comme faire l’amour… avec son lecteur, entendons-nous bien, et cette comparaison n’engage que moi ;-) . L’acte d’écrire, en lui-même, ne suffit pas à provoquer une expérience réussie. Plonger dans la rédaction sans préliminaires vous conduira au désastre. Prendre la porte immédiatement après avoir pondu votre texte vous exposera aux déceptions.

La règle des 3 R rythme le livre d’Anne Vervier :

  1. Réfléchir
  2. Rédiger
  3. Réviser

Le rédacteur averti appréciera particulièrement les conseils de psychologie de rédaction en entreprise, parmi les dernières bonnes pratiques mentionnées :

  • Comment ramener un poète d’entreprise à la raison
  • Comment intervenir sur un texte en tant que manager
  • Comment mettre en place un processus d’évaluation mutuelle
  • Etc.

Comme dans la plupart des ouvrages, vous zapperez l’introduction si vous vous sentez l’âme enthousiaste. En revanche, n’oubliez pas de feuilleter les annexes. Une belle collection de grilles d’analyse vous y attend :

  • Grille d’évaluation ou auto-évaluation
  • Grille de remèdes pour le rédacteur
  • Grille des étapes de rédaction
  • Grille des codes d’instruction de réécriture

Détails du livre :

  • Titre : Rédaction claire – 40 bonnes pratiques pour rendre vos écrits professionnels et conviviaux.
  • Auteur : Anne VERVIER
  • Broché: 312 pages
  • Éditeur : Edipro (7 février 2012)
  • Collection : Communication
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2874961531
  • ISBN-13: 978-2874961533
  • Dimensions du produit: 23,8 x 16,8 x 2,2 cm

Le livre est disponible sur Amazon.

Plus d’informations sur le site de l’auteur, Anne Vervier, notamment un accès à la table des matières au format PDF.

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Card sorting : ne perdez plus vos utilisateurs !

J’ai enfin trouvé un petit livre qui théorise parfaitement la méthode du tri de cartes ;-)

Le card sorting est probablement la technique la plus utilisée pour concevoir ou améliorer l’architecture d’information d’un site web. Elle permet de comprendre les logiques de classement des utilisateurs et de proposer une navigation naturelle.

J’ai pratiqué le card sorting plus d’une fois en entreprise, notamment dans les secteurs bancaire et institutionnel, essentiellement sur une base empirique. Et je retrouve dans le livre de Gautier Barrère et Éric Mazzone non seulement du bon sens et du pragmatisme, mais aussi de la rigueur et de la méthode qui rendent l’approche consistante.

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Ce petit ouvrage d’une centaine de pages au format A5 est un parfait condensé : musclé et sans graisse. Tout aussi complet que concis, il se lit avec fluidité et peut aisément servir de manuel à l’architecte d’information, à l’ergonome ou au chef de projet web.

Le principe d’un tri de cartes est simple : les utilisateurs sont amenés à classer les contenus (représentés par de petits cartons) selon leur propre logique. Soit les catégories sont prédéfinies (« tri de cartes fermé »), soit il est demandé aux participants de les créer et de les nommer librement (« tri de cartes ouvert »). Le card sorting inspire donc non seulement la classification, mais également le nommage des rubriques d’un site web.

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Gautier Barrère et Éric Mazzone donnent des indications très pragmatiques sur la manière dont une séance se déroule, en ce compris le timing et le matériel utilisé. Les difficultés les plus fréquentes sont expliquées au lecteur. Par exemple le cas où un utilisateur désire classer un contenu dans deux rubriques à la fois, les contenus « inclassables », ou encore la manière d’appréhender un site web profond à plusieurs niveaux.

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Le tri de cartes peut être effectué sur papier ou en ligne. L’une et l’autre approche présentent des avantages et des inconvénients. Personnellement, je pratique volontiers le tri de cartes papier, car j’attache beaucoup d’importance à l’approche qualitative et à la verbalisation. Les discussions et hésitations que génère la séance de tri de cartes sont très révélatrices de la manière dont les utilisateurs perçoivent les contenus. Parfois plus éloquentes que le résultat du test en lui-même. J’en profite souvent pour évaluer le degré d’utilité perçue des différents contenus.

De son côté, le tri de cartes en ligne permet de mettre en place une approche quantitative à large échelle (je repense à certains tests effectués pour la Commission européenne, à travers plusieurs pays). Les logiciels de card sorting simplifient la logistique, facilitent l’encodage des données du test et accélèrent leur analyse.

Cet ouvrage est structuré selon les différentes étapes à suivre : préparation du test, animation des séances, dé-briefing avec les participants, analyse quantitative des données brutes, analyse qualitative des commentaires et observations et, enfin, présentation des résultats au client. De quoi vous accompagner très concrètement tout au long du processus.

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La plus-value la plus évidente du livre est de démystifier trois modélisations des données résultant du test :

  • La matrice de propagation
  • La matrice de cooccurrences
  • Le dendrogramme

Aucune de ces modélisations ne fait apparaître « LA » solution. Charge à l’architecte de contenu d’extraire de ces visualisations les principaux rapprochements, les logiques de classement les plus naturelles et les zones de doute.

Si j’apportais deux petits bémols à cet ouvrage, ils seraient sans doute les suivants : d’une part, l’ergonomie des architectures d’information y est trop effleurée (par exemple il serait intéressant de disserter la très répandue et très controversée « règle des 3 clics », ou encore la cohérence syntaxique des libellés), d’autre part, les études de cas présentées restent assez abstraites (le lecteur apprécierait des exemples croquants et trébuchants de petits cartons qui ne font pas l’unanimité).

En conclusion, voilà un livre qui mérite de faire partie de la bibliothèque de l’ergonome ou du chef de projet web.

 

Pour en savoir plus :

Gautier Barrère & Éric Mazzone
Card sorting – Ne perdez plus vos utilisateurs
Eyrolles, Paris, 2012
ISBN 978-2-212-13448-3
Disponible sur Amazon

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Quelle stratégie vers le Web mobile ? [PowerPoint]

J’ai le plaisir de partager avec vous ma présentation « Du Web vers le mobile » effectuée dernièrement au m-Forum de l’Agence Wallonne des Télécommunications (AWT).

Avouez que la date et l’heure de cette présentation avaient quelque chose d’explosif ;-)

Au cours de cette présentation, nous aborderons :

  1. Comment mesurer l’évolution du trafic mobile
  2. Comment choisir entre différents scénarios de présence mobile
  3. Comment soigner l’expérience utilisateur mobile
  4. Comment donner de la visibilité à votre projet mobile

Pour aller plus loin, organisons ensemble une formation au web mobile dans votre entreprise.

Publié dans Stratégie de contenu, Web mobile | 3 commentaires

Mesurer votre potentiel de trafic mobile [Tutoriel]

Le Web mobile, tout le monde en parle. Mais dans quelle mesure votre entreprise doit-elle se sentir concernée ? Combien de mobinautes frappent déjà à votre porte ?

Dans cet article, vous apprendrez à :

  1. Mesurer l’évolution de votre trafic mobile
  2. Afficher votre ratio de trafic mobile dans vos tableaux de bord
  3. Connaître le potentiel de recherches mobiles dans votre secteur

1. Mesurer l’évolution de votre trafic mobile

Par défaut, Google Analytics affiche le trafic global des 30 derniers jours.

Trafic des 30 derniers jours (Google Analytics)
Source : Google Analytics.

Quelle veine ! Google Analytics vous permet d’isoler le trafic mobile en un seul clic :

  1. Rendez-vous dans les « Segments avancés »
  2. Déroulez la liste des « Segments par défaut »
  3. Sélectionnez le segment « Trafic sur mobile »

Isoler le trafic mobile dans Google Analytics, à l'aide du segment

Notez que Google Analytics vous indique, déjà à ce stade, le ratio (pourcentage de trafic mobile par rapport au trafic global).

Trafic mobile des 30 derniers jours

Sur les 30 derniers jours, vous ne verrez rien qui vaille !

Solution : élargissez la plage temps (en haut à droite) !

Dans le cas présent, nous avons choisi d’afficher l’évolution du trafic mobile entre novembre 2009 et novembre 2012.

 

Trafic mobile sur une plage longue

 

Nous vous conseillons ensuite de lisser le trafic, en affichant les données non pas jour par jour, mais mois par mois, pour plus de lisibilité.

Trafic mobile lissé, par mois

C’est mieux, non ?

Et là, il est probable que vous vous dites : « Mince, le trafic mobile explose, il serait temps que nous réagissions ! ».

2. Afficher votre ratio de trafic mobile dans vos tableaux de bord

Rendez-vous dans votre tableau de bord Google Analytics (Accueil > My dashboard).

Nous allons ajouter un module statistique personnalisé (widget) qui vous permettra de suivre à tout moment le pourcentage de trafic mobile sur votre site.

Choisissez « Ajouter un widget ».

Ajouter un module statistique personnalisé (widget) avec Google Analytics

Parmi les options disponibles, choisissez « Diagramme » (c’est l’option la plus facile et la plus lisible).

Au bas du menu bleu, sélectionnez l’indicateur « Visites ».

Dans le menu vert, choisissez « Appareils mobiles ».

 

Créer un widget pour afficher le pourcentage de trafic mobile

C’est fait, vous venez d’intégrer un graphique en camembert qui vous indique la proportion de trafic mobile sur votre site.

Voici deux exemples parmi les sites web que je gère :

Exemples de ratio web mobile versus web classique

Notez un ratio mobile fort élevé pour timidite.info.

Comment expliquez-vous cela ? Sans doute pour ces trois raisons :

  1. Le mobile est un canal privé, qui convient bien pour des sujets intimes comme les questions sur la timidité.
  2. Le mobile est très répandu chez les jeunes, et la timidité aussi.
  3. Le mobile génère des recherches dans l’urgence, et la timidité, à en croire les messages qui me sont envoyés, comporte son lot de détresse de la part de personnes qui expriment un appel à l’aide empreint d’un sentiment d’urgence.

Si vous désirez vous situer par rapport à la moyenne, rien de plus facile, rendez-vous sur le site StatCounter. Sélectionnez l’option « Mobile vs. Desktop » et la région de votre choix.

Le trafic mobile moyen frôle actuellement les 6% du trafic global.

Statistiques globales du Web mobile par pays

Source : StatCounter GlobalStats

3. Connaître le potentiel de recherches mobiles dans votre secteur

Le générateur de mots clés de Google fournit les volumes de trafic mensuel au départ de différentes expressions. La bonne nouvelle est qu’il propose un filtre qui vous permet d’isoler le trafic mobile.

Déroulez les « Options et filtres avancés » du générateur de mots clés, et choisissez l’option « Tous les mobiles » ou bien « Smartphones » en fonction du trafic que vous désirez analyser.

Recherches mots-clés sur mobiles

Source : le générateur de mots clés de Google Adwords

D’un secteur à l’autre, le potentiel mobile est très variable. Voyez donc la différence entre les fleurs, les formations web et les restaurants.

Recherches mots clés effectuées au départ de mobiles

Trafic mensuel mobile (chiffres fournis par Google)

Me voilà à moitié pardonné de rester cordonnier mal chaussé. Même si le Père Noël pourrait bien m’apporter une belle petite version mobile dans mes souliers ;-)

Vous désirez définir une stratégie mobile, contactez-moi !

Consultez aussi notre offre de formation « Web mobile ». Prochaines interventions prévues sur cette thématique : Agence Wallonne des Télécommunications, Bureau de e-Tourisme à Namur, ING Banque et Université de Lyon.

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iPhone, iPad, PC : comment Marmiton utilise les pixels

Vous aussi vous imprimiez comme moi, la recette de la tarte au sucre ou du houmous sur trois pages A4 volantes qui finissaient au fond d’un tiroir avec le tire-bouchon et le coquetier ?

Avec Marmiton, c’est fini tout ça !

Référence en matière de site de recettes de cuisine, Marmiton décline aujourd’hui  son offre en une application mobile.

En dehors de l’intérêt de ces 55.000 recettes de cuisine gratuites à l’approche du réveillon, mon propos est d’analyser la qualité des interfaces.

« Responsive design » ?

J’ai été un peu vite, au démarrage de cet article, en écrivant que Marmiton faisait une belle démonstration de « responsive design ». En réalité, le véritable « responsive design », c’est de faire un site unique qui va réagir automatiquement en fonction de la dimension de la fenêtre et proposer une interface adaptée. Par exemple ce site-ci que je trouve génial dans sa réactivité (réduisez les dimensions de la fenêtre de votre navigateur et dégustez le spectacle). Le site de Marmiton n’est pas « responsive » à proprement parler. Simplement, ses applications iPhone et iPad proposent d’autres mises en scène.

Ce que je trouve très intéressant, c’est le fait de décliner non seulement la mise en page, mais également les fonctionnalités.

En version iPhone :

  • 1 seule colonne
  • 1 recherche immédiate et simplifiée
  • Des photos de taille réduite
  • Des zones de clic confortables

L'application iPhone de Marmiton

En version iPad :

  • 2 colonnes
  • 1 formulaire de recherche enrichi
  • Des effets de « slider » pour calibrer le niveau de difficulté de la recette
  • Des photos plus grandes, de haute qualité

Application iPad de Marmiton

« Mobile First »

Ce slogan a beaucoup circulé dans le monde du Web mobile : « Mobile First » signifie que l’interface prioritaire, dans certains univers comme ici la cuisine, est l’interface mobile et non le site web classique !

Le site « desktop » de Marmiton s’apparente à un puzzle d’informations dont vous ne voyez ici qu’une moitié ! A la sauce « portail » ;-)

Le site web de Marmiton

Remarquez comme les versions mobiles iPhone et iPad sont faiblement valorisées, très bas dans la colonne latérale droite, bien en-dessous de la ligne de flottaison.

En vérité, je vous le dis, les meilleures applications mobiles enverront bientôt les interfaces classiques aux oubliettes.

Le peu de pixels octroyés par les mobiles est une superbe opportunité de simplifier les interfaces.

Vous désirez en discuter davantage ? Découvrez ma formation « Du Web vers le mobile » !

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Et les bons exemples de sites web, Monsieur ?

Malgré la maturité croissante du média, en formation comme en prose, il reste plus facile d’épingler des exemples négatifs que d’identifier de véritables bonnes pratiques à suivre.

Souvent, en fin de formation, les stagiaires, gavés de « choses à éviter », désirent repartir avec un exemple à suivre, une étoile du Berger. Ce qui n’est pas aisé pour une double raison : la perfection n’est pas de ce monde, et le site idéal dépend toujours du contexte.

Donc venons-en au fait : je voulais vous présenter le type d’interfaces que je trouve fameusement efficaces dans le contexte d’une communication « produit ».

AVAST : un bon produit, une belle interface

L’antivirus AVAST, gratuit pour les particuliers, en dehors du fait qu’il a fait ses preuves comme logiciel proprement dit, nous offre une interface d’une efficacité remarquable.

La page d’accueil a des allures de « landing page » : une action, une argumentation acérée, un bouton. Et cet espace blanc qui permet si bien à l’oeil de plonger.

La page d

(Bon, en taille écran normale, ça donne mieux, évidemment)

 

A l’intérieur, on trouve un comparatif limpide, factuel, visuel, digeste malgré la densité des informations. Une belle coopération entre le design graphique et le rédactionnel, avec le marketing en arrière-plan… ce qui, vous le savez comme moi, n’est pas gagné d’avance.

Comparatif des versions gratuites et payantes sur avast.com

Si Norton s’en inspirait, il séduirait peut-être davantage son marché, non ?

Allons, faites votre choix dans la gamme Norton, Messieurs, Dames, à l’aide de cette barre de scroll horizontal, en vous appuyant sur des visuels redondants et des noms de produit ésotériques !

Gamme de produits Norton

Sur ces mots, je retourne à mon travail…

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