Vous êtes ici !

Un plan des rues sans indication "Vous êtes ici !", c'est comme un voilier sans voile.


Sur un site web, le "Vous êtes ici" passe par l'éclairage des menus actifs (en jaune sur le site de la ville d'Arlon) :

Source : www.arlon.be


Ou bien le sentier de navigation (appelé souvent "fil d'Ariane"), qui permet aussi de se situer dans la géographie du site :

Source : www.belgium.be

Cherchez l'intru dans ce menu !

P.S. Je ne nomme pas la source (site institutionnel public). Je ne voudrais pas me faire des ennemis ;-)

Réussir son site web... et voilà la troisième édition !

Catégories : A lire

J'ai l'honneur, le plaisir, et tout ce qui s'en suit, de vous annoncer la troisième édition de "Réussir son site web".

Pour la petite histoire :

  • J'ai publié une première version en 2004.
  • Avec le coup de pouce efficace de Gaetano Palermo, nous avons produit une seconde édition en 2008.
  • Le bouquin s'est vendu à un rythme enthousiasmant, de sorte que nous voici déjà avec la troisième édition !

Si je devais résumer en une ligne la vocation de ce livre, ce serait ceci :

Offrir une vision panoramique des critères de qualité d'un site web, à la frontière des métiers graphiques, informatiques, rédactionnels et marketing.

Consultez la fiche du livre sur Amazon !


P.S. En perspective de la quatrième édition, vos réflexions restent toujours bienvenues. La qualité web, ça évolue !

Prochainement, j'animerai un séminaire au ministère français de l'éducation nationale. Venues des quatre coins du pays, les académies se réuniront pour réfléchir aux bonnes pratiques éditoriales au niveau du portail intranet académique : structuration de contenu, écriture web et organisation du workflow éditorial.

Dans la foulée, je viens d'apprendre que le ministère recrute, à court terme, les profils suivants :

Pourquoi l'école nous prépare-t-elle mal au web ?

C'est le thème de la conférence que je donnerai au 5ème Forum des Technologies de l’Information et de la Communication, organisé par Campus numérique, le 22 avril prochain, à Charleroi.

Descriptif de mon intervention :

En un laps de temps très court (une dizaine d'années), Internet est rentré dans nos vies.

Internet est partout. Quelle que soit l'entreprise, publique, privée, grande, petite... vous allez y goûter.

Tous les métiers sont touchés : le marketing, la communication, la recherche, l'ingénierie, la formation, les ressources humaines, l'administration, la gestion de projet, le management,...

Chercher efficacement sur le réseau, publier efficacement, converser efficacement, sont des compétences devenues indispensables.

Chaque personne au sein d'une entreprise est désormais invitée à publier de l'information en ligne, ne serait-ce que sur l'intranet.

Mais publier sur le web demande du bon sens, et même plus. Les internautes font très vite le tri : une mauvaise page web est rapidement jetée aux oubliettes.

L'école nous donne-t-elle les clés du média ? C'est loin d'être sûr.

Bon, vous me direz, c'est très personnel. Mais moi, quand je suis en phase créative (oui, oui, ça m'arrive ;-), j'aime revenir au petit bout de papier et au crayon.

Rien ne me refroidit plus l'esprit qu'un logiciel trop propre. Vive le petit coin de journal où je griffonne, à une terrasse ou dans un wagon. Faire un brainstorming avec un logiciel de mind mapping, c'est comme enregistrer le bruit de la mer avec le micro de mon portable. Ca casse tout.

Oui, c'est vrai, les logiciels ont leurs arguments. On peut gommer sans crasse, on peut déplacer les items, les colorier, les rendre interactifs, les trier, les analyser, tout ce que vous voulez. Oui, c'est vrai, mais plus tard... dans un premier temps, je veux du brut, du tout cru, du jus de cerveau.

Avant :

Après

Merci Sandy quand même... au final, c'est un peu plus propre que mon dessin ;-)

Il y en a qui sont comme moi dans la salle ? Qui ont besoin de passer par le stade rustique ?

Le marché des CMS : toujours immature ?

Le débat ne date pas d'hier. Il avait nourri mes premiers articles sur ce blog, en 2006 :

Certes, la qualité des outils, tant du point de vue de leur ergonomie que de leur modularité, s'améliore incontestablement.

Certes, il semble que certains outils se démarquent.

Mais le marché reste complètement éclaté, comme en témoigne l'interminable liste des logiciels existants, dont vous ne voyez ici qu'un minuscule point de départ alphabétique :

Source : www.cmsmatrix.org


En tout cas, à mes yeux, on y est pas encore tout à fait. Les options restent trop nombreuses et dispersées. Et certaines fonctionnalités basiques (comme la vérification de l'orthographe) manquent à bien des outils, censés gérer du contenu.

Serait-ce précisément la connaissance des rouages éditoriaux qui manquent à certains développeurs aussi doués soient-ils ?

Au fait, quelqu'un possède-t-il des chiffres sur la ventilation du marché ?

Que pèse SharePoint ? Que pèse Joomla ? Etc.

On briserait des liens pour elle, la page 404 d'ARTE

La page d'erreur d'adressage (erreur 404 pour les techniciens), dans la section "Webdocs" du site d'ARTE télévision, est un exemple de convivialité.

Ce n'est plus une page d'erreur, mais une page de promotion du contenu.

Source: http://webdocs.arte.tv/erreur404


C'est quand même plus sympa que ça :

Source: www.60questions.net (oui, là, je fais dans l'auto-critique ;-)

Comment Microsoft localise son image

Catégories : Web culture

Les banques d'images américaines nous habituent à ce merveilleux équilibre racial : un asiatique, un black et un blanc (ou une) réunis par le bonheur de travailler ensemble.

Mais l'adaptation culturelle a ses exigences. Voyez donc ce que donne la même communication en Pologne...

Source : 7 sur 7.

Vous aussi, vous êtes allergiques aux banques d'images surfaites ? Les multinationales en sont pourtant de grandes consommatrices.

Audit web multi-experts : le pour et le contre

Catégories : Réflexions

Il m'est arrivé quelques fois, cette année, de prendre part à des audits de sites web conduits par plus d'un expert.

A mon niveau, j'apprécie la démarche, car elle me sort de l'isolement fréquent du consultant.

Et qu'en est-il du point de vue du client ?

Les avantages :

  • Profiter de spécialités complémentaires (l'oeil d'un directeur graphique, l'oeil d'un typographe, l'oeil d'un ergonome, l'oeil d'un rédacteur, l'oeil d'un développeur, l'oeil d'un référenceur,...).
  • Balancer les opinions (à l'extrême, en opposant des points de vue contradictoires).
  • Gagner du temps dans la phase d'analyse, grâce à un travail en parallèle.

Les inconvénients :

  • Disperser les analyses et oublier de les croiser sous la forme de conclusions communes.
  • Devoir gérer le risque de doublon, de décalage de style ou de contradiction.
  • Gonfler le budget d'analyse.
  • Hypertrophier les analyses et produire des documents indigestes, dispersés et trop spécialisés.

Ce que je conseille :

  • Réunir les analyses dans un document commun, rigoureusement structuré.
  • Désigner un consultant principal, chargé de faire prendre la mayonnaise.
  • Assurer, si possible, une présence des différents intervenants lors de la présentation de l'audit au client.
  • Croiser les analyses, car la qualité d'un site web est interdépendante (le fond, la forme, la technique).
  • Déboucher sur des conseils non contradictoires, concrets, compréhensibles.

Et vous, vous en pensez quoi des audits multi-experts ?